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Les fichiers cryptés posent problème à la police anglaise

On manque de moyens, chef, il nous faut de l'INpactimine

PoliceDe nombreux sites anglais nous apprennent que la police locale fait face à un sérieux problème de cryptage. En effet, la police anglo-saxonne a remarqué que de plus en plus de criminels cryptaient certains fichiers importants, or la loi concernant le décryptage ne permet pas aux autorités de faire leur travail, notamment depuis la mise en place en l'an 2000 du très controversé RIPA, le Regulations of Investigatory Powers Act. Cet Act a notamment permis à la police d'accroître la surveillance de ses concitoyens. Seul problème, les criminels se sont adaptés et ont commencé à crypter tous leurs dossiers et photos compromettants.

Une troisième partie (Part III) du RIPA pourrait alors être mise en place, afin de permettre à la police de décrypter les milliers de fichiers illisibles pour le moment, certains de ces fichiers étant capitaux pour résoudre de nombreuses affaires (notamment liées à la pédophilie). Selon Matt Sarti, un chef inspecteur, la police détiendrait environ 200 ordinateurs dotés de fichiers cryptés, fichiers fortement suspectés de pouvoir prouver de nombreux crimes.

La question du droit de la vie privée est bien entendu sur toutes les lèvres outre-Manche, le RIPA ayant déjà secoué plus d'une personne, cette troisième partie ne devrait pas arranger la situation. Entre le droit des victimes, des suspects et de la population en général, la police ne sait sur quel pied danser, ne répondant d'ailleurs pas de façon explicite à cette question lors d'une réunion publique organisée par la FPIR, la Foundation for Information Policy Research.

Cette troisième partie du RIPA devrait obliger les personnes suspectes à donner leur clé de décryptage, ce qui n'est pour le moment pas obligatoire. Ne pas accepter une telle demande pourrait à l'avenir coûter entre 2 et 5 ans de prison.

le 17 août 2006 à 16:07 (27 303 lectures)