Comme prévu il y a de longs mois de cela, les grandes maisons de disque s'attaquent enfin au fameux LimeWire. Ce logiciel de Peer-to-Peer, développé par l'entreprise new-yorkaise LimeWire LLC, se voit donc lui aussi attaqué à son tour, après Napster, Grokster, Kazaa, ou encore des sites BitTorrent.La plainte, qui émane des quatre grandes sociétés du marché musical, à savoir Sony BMG, EMI, Universal Music et Warner Music, reste comme à son habitude hors norme en termes de chiffres. En effet, nos quatre mousquetaires demandent ni plus ni moins que 150 000 $ pour chaque chanson échangée non libre de droit.
Si cette somme colossale est réclamée, ce n'est cependant pas par hasard. Non seulement le tout dernier cas Kazaa a de quoi donner confiance aux majors, forts de 100 millions de $ de dédommagements, mais c'est surtout l'arrêt rendu de la Cour suprême américaine en juin 2005 qui a changé la donne.
Cet arrêt stipulait tout simplement que les entreprises qui proposaient aux internautes de télécharger des fichiers illégaux étaient elles aussi responsables, ce qui n'était pas le cas auparavant. En somme, tous les logiciels de P2P développés aux États-Unis sont depuis en ligne de mire.
Nil Sanyas
le 7 août 2006 à 09:14
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