Take-Two, l'éditeur du blockbuster « GTA : San Andreas », vient d'obtenir un arrangement avec la FTC, suite à la brûlante affaire du patch « Hot Coffee », une bidouille qui permettait de débloquer une scène de jeu à caractère clairement pornographique incluse dans le titre, mais bloquée avant sa commercialisation en octobre 2004.
Un jeune hacker hollandais avait programmé un patch permettant de débloquer ces séquences de jeu peu catholiques, qui consistait à faire monter sa partenaire au septième ciel, non pas à coups de fusil à pompe, mais à coups de reins, directement contrôlés par le joueur sur sa manette de jeu. Le but était alors d'arriver à la « petite mort virtuelle », un rite païen qui avait provoqué un grand scandale aux États-Unis.
Après l'intervention de la classe politique, et notamment de la sénatrice Clinton en personne, l'enquête avait effectivement établi que la scène litigieuse avait été programmée dans le jeu d'origine par ses développeurs, le patch n'avait fait que la débloquer. Take-Two s'est alors retrouvé poursuivi pour violation des règles de commerciales locales, et s'apprêtait à être sanctionné par la FTC (Federal Trade Commission). Le jeu fut alors reclassé en « Adult Only » au même titre qu'un jeu ultraviolent ou pornographique.
Finalement, l'éditeur s'en est sorti par la négociation. Take-Two a conclu un arrangement avec la FTC, qui permet à la firme de s'en tirer sans aucune amende à payer. La FTC a simplement annoncé une nouvelle règle qui semble concerner aussi bien Take-Two que les autres éditeurs de jeu. Désormais, dès qu'il sera établi que l'éditeur n'a pas dévoilé la totalité du contenu de son jeu à l'organisme de classification américaine (l'ESRB), et qu'un contenu caché provoque la reclassification du jeu, l'éditeur devra payer 11 000 dollars d'amende pour « chaque violation », c'est-à-dire pour chaque copie du jeu vendu.
Par exemple, Bethesda Softworks, qui s'est récemment retrouvé dans le même type d'affaire avec son jeu Elder Scroll IV : Oblivion, aurait pu se retrouver avec une jolie amende cumulée de 2 milliards de dollars pour tous les titres vendus. Un joueur avait effectivement programmé un patch permettant de supprimer la texture du soutien-gorge des personnages féminins pour les contraindre à la pratique du « topless ». Le jeu avait alors été reclassé de « 13 ans et plus » à « 17 ans et plus ».
Les éditeurs sont maintenant prévenus, chacun devra jouer la carte de la transparence totale face à la commission de classification américaine. Dans le cas contraire, le jeu aura intérêt à être un flop total, pour limiter l'amende cumulée...
Un jeune hacker hollandais avait programmé un patch permettant de débloquer ces séquences de jeu peu catholiques, qui consistait à faire monter sa partenaire au septième ciel, non pas à coups de fusil à pompe, mais à coups de reins, directement contrôlés par le joueur sur sa manette de jeu. Le but était alors d'arriver à la « petite mort virtuelle », un rite païen qui avait provoqué un grand scandale aux États-Unis.
Après l'intervention de la classe politique, et notamment de la sénatrice Clinton en personne, l'enquête avait effectivement établi que la scène litigieuse avait été programmée dans le jeu d'origine par ses développeurs, le patch n'avait fait que la débloquer. Take-Two s'est alors retrouvé poursuivi pour violation des règles de commerciales locales, et s'apprêtait à être sanctionné par la FTC (Federal Trade Commission). Le jeu fut alors reclassé en « Adult Only » au même titre qu'un jeu ultraviolent ou pornographique.
Finalement, l'éditeur s'en est sorti par la négociation. Take-Two a conclu un arrangement avec la FTC, qui permet à la firme de s'en tirer sans aucune amende à payer. La FTC a simplement annoncé une nouvelle règle qui semble concerner aussi bien Take-Two que les autres éditeurs de jeu. Désormais, dès qu'il sera établi que l'éditeur n'a pas dévoilé la totalité du contenu de son jeu à l'organisme de classification américaine (l'ESRB), et qu'un contenu caché provoque la reclassification du jeu, l'éditeur devra payer 11 000 dollars d'amende pour « chaque violation », c'est-à-dire pour chaque copie du jeu vendu.
Par exemple, Bethesda Softworks, qui s'est récemment retrouvé dans le même type d'affaire avec son jeu Elder Scroll IV : Oblivion, aurait pu se retrouver avec une jolie amende cumulée de 2 milliards de dollars pour tous les titres vendus. Un joueur avait effectivement programmé un patch permettant de supprimer la texture du soutien-gorge des personnages féminins pour les contraindre à la pratique du « topless ». Le jeu avait alors été reclassé de « 13 ans et plus » à « 17 ans et plus ».
Les éditeurs sont maintenant prévenus, chacun devra jouer la carte de la transparence totale face à la commission de classification américaine. Dans le cas contraire, le jeu aura intérêt à être un flop total, pour limiter l'amende cumulée...
Bruno Cormier
le 9 juin 2006 à 16:06
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