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La MPAA accusée de piratage et d'espionnage par TorrentSpy

Le pacte des Loups

torrentLa MPAA, qui représente les intérêts des studios d’Hollywood est actuellement accusée d’avoir embauché un pirate-espion pour fouiller les méandres du site TorrentSpy, spécialisé dans les liens .Torrent. Des accusations (PDF) repoussées par la MPAA, dans un entretien à Cnet qui évoque plutôt un coup de procédure pour cacher les vraies activités du site.

Selon le cabinet d’avocats Rothken Law Firm, défenseur des intérêts de Valence Media et Justin Bunnell, gestionnaires du site, la MPAA aurait pourtant eu indirectement des accès illégaux aux ordinateurs et aux comptes email du site. Des copies d’écrans, la liste des fichiers stockés, des factures internes, etc. auraient été récoltées. Et dans sa quête, la MPAA aurait embauché un individu (non identifié) pour mener ces basses besognes. Toujours selon le cabinet d’avocats, la MPAA l’aurait payé 15 000 dollars à ce titre. « Nous nous fichons de la façon dont vous les aurez » aurait-elle dit...  Un pacte avec le mal pour combattre le mal ?

Du coup, on évoque la violation des grands textes comme l’Electronic Communications Privacy Act de 1986, le California Invaction of Privacy Act, le code pénal californien, etc. Le cabinet rappelle que la MPAA a toujours considéré les sites de liens d’un œil très suspicieux, c’est peu de le dire, les estimant impliqués dans le trafic des données échangées. Ces fouilles un peu trop profondes permettraient-elles ainsi à la MPAA d’étayer ses doutes ? S’agissant de l’illustre inconnu, pièce maîtresse de la plainte, aucune information particulière si ce n’est qu’il aurait été un des proches de Justin Bunnell par le passé.

En février 2006, la MPAA avait pris pour cible Torrentspy, parmi d’autres sites du même acabit (Youceff, BuckTV, ShareConnector, PhoenixTorrents, EliteTorrents.org, TVTorrents), menant en pratique son adage You can click but you can't hide (vous pouvez cliquer, mais vous ne pouvez pas vous cacher). La MPAA a toujours estimé ces lieux d’échanges comme lieux de vols. Seule exception, les accords signés avec le fondateur de BitTorrent, Braham Cohen en échange d’une immunité judiciaire, de la mise en place d’une plateforme légale et d’un nettoyage complet du moteur de son site Bittorent.com.
le 26 mai 2006 à 11:42 (19 658 lectures)