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ONU : Gouvernance, fracture numérique et cybersécurités

Sommet de Tunis, bis repetita

La sécurité informatique vient d’entrer dans l’hémicycle de l’ONU cette semaine. A l’initiative de la Tunisie, soutenue par la Chine, l’Afrique du Sud, la Turquie et la Suisse, il a été décidé de célébrer la première journée mondiale de la société de l’information. Cette journée, placée au 17 mai, sera l’occasion chaque année de rappeler la nécessité de réduire l’écart entre les pays sur les questions des nouvelles technologies. En Afrique, on rappelle qu’il n’y a que 25 téléphones pour 1000 habitants (673 aux Etats-Unis). Les internautes africains ne sont que 1,1% parmi la population sur le web, alors que le continent compte 9,7 % de la population mondiale.

Une nécessité d’extension des technologies de l’information, mais qui se heurte du même coup à des impératifs tout aussi impérieux, pour les organisateurs.

La journée en question a ainsi été placée cette année sous l’égide de la cybersécurité. A cette occasion, le Secrétaire général des NU a ainsi expliqué que « dans un monde dont les différents éléments sont de plus en plus interdépendants et reliés en réseaux, il est devenu impératif de mettre les systèmes et les infrastructures essentiels à l'abri des attaques des cybercriminels. » Un discours soutenu par l’UIT (Union Internationale des Télécommunications), qui préconise « une culture mondiale de la cybersécurité », avec un contrôle et une législation fiables mais également des dispositifs « de rétorsions sévères fondées sur les TIC. » Les données techniques visées par ces paroles n’ont pas été à ce jour définies.

On sait en tout cas que les membres d'un Groupe consultatif pour l'organisation d'un Forum sur la gouvernance de l'Internet ont été nommés. Ce groupe, des 46 membres, pourra ainsi traiter des questions liées à la sécurité, clef cruciale lorsqu’on évoque de questions de gouvernance. Il se réunira les 22 et 23 mai prochains à Genève. Sa tâche principale est de préparer un agenda et un programme pour la première session du Forum sur la gouvernance de l’Internet qui devrait avoir lieu à Athènes du 30 octobre au 2 novembre prochain. Evidemment, on peut déjà parier sans risque que les Etats-Unis joueront à nouveau des poings pour ne pas lâcher une once de leur prérogative en la matière, comme lors du sommet de Tunis.
le 19 mai 2006 à 07:10 (7 009 lectures)