Bruxelles n’aura pas attendu bien longtemps pour réagir au vote de l’ICANN hier. L’organisme détenant les clefs du net et spécialement la gestion des .Com, .net, etc., a décidé par vote de refuser la création du .XXX. Une extension réservée aux sites pornos qui aurait pu en outre être bien pratique pour la mise en place de filtres parentaux.
"Nous voyons dans cette affaire un premier cas évident d'ingérence politique dans l'ICANN » a estimé en des termes peu diplomatiques, la porte-parole de Vivian Reding, commissaire chargées de la société de l’information, « c'est un développement inquiétant de l'intervention de l'administration américaine dans ce processus ».
Selon le lobby Family Research Council, ces domaines seraient un moyen supplémentaire de « submerger les maisons, bibliothèques et la société de pornographie à travers les domaines XXX », une légitimation inacceptable pour cette association proche des milieux ultras conservateurs et de l’administration Bush.
A l’idée de partager la main mise du net dans une assemblée de plusieurs pays, les Etats-Unis avait estimé lors du dernier Sommet de Tunis que: « ce serait comme avoir plus de cent conducteurs pour un seul bus. A l'heure actuelle, nous avons un seul conducteur et jusqu'ici il a fait du bon boulot ». Des propos de Michael Gallagher, vice-secrétaire américain au commerce. Les motifs cosmétiques étaient qu’un tel partage, sous l’égide des Nations Unis par exemple, entraînerait une « politisation » de la gouvernance, bien éloigné du rôle technique de l’ICANN. L’épisode du triple X est sans doute censé être une preuve de cette mission de haute technicité...
"Nous voyons dans cette affaire un premier cas évident d'ingérence politique dans l'ICANN » a estimé en des termes peu diplomatiques, la porte-parole de Vivian Reding, commissaire chargées de la société de l’information, « c'est un développement inquiétant de l'intervention de l'administration américaine dans ce processus ».
Selon le lobby Family Research Council, ces domaines seraient un moyen supplémentaire de « submerger les maisons, bibliothèques et la société de pornographie à travers les domaines XXX », une légitimation inacceptable pour cette association proche des milieux ultras conservateurs et de l’administration Bush.
A l’idée de partager la main mise du net dans une assemblée de plusieurs pays, les Etats-Unis avait estimé lors du dernier Sommet de Tunis que: « ce serait comme avoir plus de cent conducteurs pour un seul bus. A l'heure actuelle, nous avons un seul conducteur et jusqu'ici il a fait du bon boulot ». Des propos de Michael Gallagher, vice-secrétaire américain au commerce. Les motifs cosmétiques étaient qu’un tel partage, sous l’égide des Nations Unis par exemple, entraînerait une « politisation » de la gouvernance, bien éloigné du rôle technique de l’ICANN. L’épisode du triple X est sans doute censé être une preuve de cette mission de haute technicité...
Source :
Reuters
Marc Rees
le 12 mai 2006 à 11:21
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