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Et si l'on parlait un peu de l'addiction à Internet ?

Magnifique jeu de maux

Voici donc notre journée dédiée aux problèmes modernes de la société. Après une charmante étude exposée ce matin et montrant l’impact du vieux matériel informatique sur la bonne humeur au travail, voici maintenant un sujet auquel certains ont probablement déjà dû se frotter : l’addiction à Internet.

Une nouvelle étude dans le domaine, publiée par la revue Perspectives in Psychiatric Care, indique que ce problème d’addiction est devenu sérieux. Ce terme général d’addiction à Internet regroupe en fait plusieurs types de « drogues » virtuelles et toucherait quand même entre 5 et 10% des surfeurs à l’échelle mondiale, ce qui soit dit en passant représente un nombre imposant de personnes.

Ceux qui ont réalisé cette étude ont séparé l’addiction générale en cinq comportements plus spécifiques :
  • Addiction au cybersexe
  • Addiction aux relations virtuelles
  • Besoin compulsif d’accéder au web
  • Besoin de sentir une « surcharge » d’informations
  • Besoin compulsif touchant les jeux en ligne (qui a dit World of Warcraft ?)
Concernant le besoin compulsif d’accéder au web, il s’agit en fait plus précisément d’une série d’habitudes reprenant les paris en ligne, les enchères, les achats en ligne ou encore la consultation du cours de la bourse et des spéculations qui suivent. Concernant la surcharge d’informations, il s’agit tout simplement du surf consécutif de plusieurs sites web pour se tenir à jour des nouveautés dans des domaines variés (no comment).

Les hommes et les femmes ne sont encore une fois pas égaux devant le phénomène. Si les hommes sont par exemple plus dépendants au cybersexe et aux jeux en ligne, les femmes sont plus fréquemment associées aux relations virtuelles (les fameux « dials »). Si votre niveau d’anglais vous le permet, vous pouvez d’ailleurs tester ici votre niveau d’addiction à Internet. Bien entendu, le résultats n’a pas force de loi et ne fournit qu’une information relative.

Il est intéressant de constater que, parmi les « drogués » de l’Internet, 54% ont un passé dépressif, 52% ont un problème de drogue ou d’alcool et 34% ont des crises d’anxiété. Dans ce cas, ne pourrait-on pas dire que cette addiction à Internet n’est qu’un résultat ?
Source : Ars Technica
le 11 mai 2006 à 17:36 (34 439 lectures)