Une étude du cabinet Forrester vient de se pencher sur l’état de la musique en ligne, en Europe. Selon la société, entre 2006 et 2011, l’Europe va connaître un véritable engouement en ce secteur puisque l’on évalue à 36% la part de ce marché sur l’ensemble des ventes de musique d’ici la date butoir. Actuellement, elles représenteraient seulement 3% de ce total. Les ventes de musiques sur téléphones portables et PC vont alors impliquer un marché de 4 milliards d’euros, rapporte de son côté La Tribune, sur la foi de cette étude. Dans le même temps, l’on estime que les ventes de supports physiques, CD en tête, vont continuer leur chute et baisser de 30% en valeur, soit de 9,1 milliards d'euros en 2006 à 7 milliards d'euros en 2011.
Mais si un tel mouvement en balancier doit effectivement se faire, hausse de la musique en ligne, baisse des ventes physiques, cela suppose deux éléments indissociables : d’une part, des tarifs concurrentiels, sous-entendus encore plus bas que ceux actuellement constatés, d’autre part, et surtout, une simplification des démarches dans l’acte d’achat. Cela vise en première et presque unique ligne, les questions d’interopérabilité. L’on sait que ce problème est âprement débattu actuellement. Alors qu’une disposition finalement favorable à cette question a été injectée dans la loi DADVSI , Apple estime là qu’il s’agit en toute simplicité d’un « piratage parrainé par l’Etat. » La firme est d’ailleurs soutenue par le gouvernement américain et une association de professionnels des nouvelles technologies, Microsoft en tête. Voilà donc une étude aux fondements peu stables, Apple avec iTunes étant l’une des principales plateformes de téléchargements, et Microsoft, l’un des principaux éditeurs de solutions de DRM avec ses solutions Play For Sure, notamment.
Mais si un tel mouvement en balancier doit effectivement se faire, hausse de la musique en ligne, baisse des ventes physiques, cela suppose deux éléments indissociables : d’une part, des tarifs concurrentiels, sous-entendus encore plus bas que ceux actuellement constatés, d’autre part, et surtout, une simplification des démarches dans l’acte d’achat. Cela vise en première et presque unique ligne, les questions d’interopérabilité. L’on sait que ce problème est âprement débattu actuellement. Alors qu’une disposition finalement favorable à cette question a été injectée dans la loi DADVSI , Apple estime là qu’il s’agit en toute simplicité d’un « piratage parrainé par l’Etat. » La firme est d’ailleurs soutenue par le gouvernement américain et une association de professionnels des nouvelles technologies, Microsoft en tête. Voilà donc une étude aux fondements peu stables, Apple avec iTunes étant l’une des principales plateformes de téléchargements, et Microsoft, l’un des principaux éditeurs de solutions de DRM avec ses solutions Play For Sure, notamment.
Source :
La Tribune
Marc Rees
le 29 mars 2006 à 07:26
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