L’affaire qui oppose Google à l’administration Bush est en passe de connaître un tournant important. Un rappel d’abord : le gouvernement américain exigeait du moteur la communication des historiques de recherches pour justifier sa politique de protection des mineurs sur la toile. L’objectif est d’établir des statistiques démontrant la nécessité de filtres efficaces pour protéger les mineurs. IL s’agit également de défendre la constitutionnalité d’une loi sur la pornographie (Child Online Protection Act), mise en cause par l’ACLU, une organisation de défense des libertés civiques.
Dès l’origine, Google avait refusé une telle communication prétextant l’atteinte à la vie privée, ou du moins aux secrets commerciaux de l’entreprise. De même, la société expliquait que les résultats produits ne seraient d'aucun secours, puisque les algorithmes de recherche Google changent souvent du tout au tout. L’affaire prenait un tournant judiciaire en janvier dernier, lorsque le gouvernement assignait la firme de Mountain View en justice, lui demandant communication de millions de requêtes et de résultats de recherches choisies aléatoirement au cours d'une période de deux semaines. Trois autres sociétés, AOL, Microsoft et Yahoo, avaient, elles, accepté de donner des informations similaires.
Dans ce dossier, le justice fédérale a finalement débouté le DOJ (département américain de la Justice) en tenant compte des multiples intérêts en présence : la lutte contre la pornographie infantile, le respect de la vie privée des usagers et le secret des affaires de Google, spécialement sur ses algorithmes de recherche. L’échec du DOJ doit cependant être un tout petit peu relativisé puisque la société devra tout de même fournir 50.000 adresses de sites web. « Si le gouvernement avait été autorisé à récupérer l’ensemble des requêtes, cela aurait pu miner la confiance accordée par les utilisateurs dans notre habilité à respecter la vie privée », conclut Google sur le blog de la société.
Dès l’origine, Google avait refusé une telle communication prétextant l’atteinte à la vie privée, ou du moins aux secrets commerciaux de l’entreprise. De même, la société expliquait que les résultats produits ne seraient d'aucun secours, puisque les algorithmes de recherche Google changent souvent du tout au tout. L’affaire prenait un tournant judiciaire en janvier dernier, lorsque le gouvernement assignait la firme de Mountain View en justice, lui demandant communication de millions de requêtes et de résultats de recherches choisies aléatoirement au cours d'une période de deux semaines. Trois autres sociétés, AOL, Microsoft et Yahoo, avaient, elles, accepté de donner des informations similaires.
Dans ce dossier, le justice fédérale a finalement débouté le DOJ (département américain de la Justice) en tenant compte des multiples intérêts en présence : la lutte contre la pornographie infantile, le respect de la vie privée des usagers et le secret des affaires de Google, spécialement sur ses algorithmes de recherche. L’échec du DOJ doit cependant être un tout petit peu relativisé puisque la société devra tout de même fournir 50.000 adresses de sites web. « Si le gouvernement avait été autorisé à récupérer l’ensemble des requêtes, cela aurait pu miner la confiance accordée par les utilisateurs dans notre habilité à respecter la vie privée », conclut Google sur le blog de la société.
Marc Rees
le 20 mars 2006 à 12:24
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