ATI, après l'avoir présenté à la presse européenne à Séville courant février, vient de lancer son nouveau chipset CrossFire : L'XPress 3200, autrement connu sous le nom de code RD580. Mais quel est son apport par rapport à son prédécesseur ? En fait, en une seule puce, il supporte le PCIe dual 16x, là où NVIDIA a besoin de deux puces en raison des autres fonctionnalités intégrées à son chipset.
CrossFire 16x : un outil pour GPU à pas cher ?
Mais lors du lancement du nForce 4 SLi 16x, on avait vu que l'utilité d'une telle technologie était franchement limitée. Faute aux deux puces ? ATI a-t-il fait mieux ? Selon les différents articles de nos confrères, on ne peut répondre par oui ou par non. En fait, pour les cartes graphiques haut de gamme, le dual 16x n'apporte quasiment rien. En effet, le transfert des données se fait via le câble externe fourni. Par contre, pour les produits de milieu et d'entrée de gamme, on voit un gain puisque le transfert se fait uniquement via le bus PCIe. Le fait d'élargir la bande passante de ce dernier permet donc un gain de performances parfois notable.
Mais là se posent deux problèmes. Le placement de l'XPress 3200 sur le marché tout d'abord puisque la première carte mère le supportant, l'Asus A8R32-MVP Deluxe, est annoncée à pas moins de 200 €. Bien entendu elle dispose de tout le lot de puces qui lui permettent d'être complète, voire même INtéressante... mais un peu trop chère. Que penser donc d'un produit haut de gamme qui ne bénéficie qu'aux produits graphiques de milieu et d'entrée de gamme ? De plus, on sait que les technologies telles que le SLi ou le CrossFire, si elles sont INtéressantes pour le top performance, le sont beaucoup moins pour les produits "mainstream". Surtout que les X1300 et X1600 ne sont pas les cartes les mieux placées en terme de performance/prix de chez ATI (contrairement aux Radeon X1900 par exemple).
Des performances INtéressantes et un bon overclocking
En termes de performances pures, pour un chipset, il semble que le couple XPress 3200/ULi M1575 fasse bien son travail. Bien que le nForce 4 SLi 16x semble dans les différents tests passer légèrement devant. On finira par l'overclocking, gros point fort de son produit selon ATI. En effet, certaines fonctionnalités étant déportées sur des puces externes, le chipset reste plus frais que la concurrence. Et ici, si certains sont déçus, il semble tout de même que le FSB puisse atteindre dans les 320 MHz sans trop de problèmes, ce qui reste supérieur à ce que l'on peut constater avec des produits nForce.
Au final, l'XPress 3200 est donc une bonne update du XPress 200, il apporte même un bon saut de performances pour ceux qui veulent utiliser un CrossFire de X1300 ou de X1600. Mais il n'aura réellement de sens que sur des cartes mères un peu plus orientées milieu de gamme, des modèles comme l'Asus A8532-MVP, étant réservés à une élite qui s'intéressera plus aux fonctionnalités de la carte mère qu'au côté dual 16x du chipset...
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David Legrand
le 1 mars 2006 à 16:12
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