L’ouverture du site lestelechargements.com semble être une bonne opération de communication pour le ministère si l’on en croit le seul nombre des commentaires. Rappelons que le site est là pour informer sur la loi DADVSI, en préparation. Il devrait servir de lieu de débats entre les différents courants. A ce jour, deux auteurs, Marc Lavoine et Jean Jacques Annaud et un webmaster, Guillaume Champeau de Ratiatum, sont intervenus. Chacun y expose ses conceptions sous l’œil et la plume des visiteurs.
Le chanteur estime rapidement que 300.000 emplois sont directement menacés sur les 6 années par ces histoires de licences globales qui viennent dans le secteur musical et que la lutte principale doit être la TVA sur le disque, trop élevée. Le réalisateur expose lui, que si le téléchargement de films devient « gratuit » [en fait : en échange d’un forfait], le premier cinéma qui va disparaître, c’est le cinéma français, laissant une autoroute à Hollywood. Quant au webmaster, il considère que le P2P n’est nullement un vol mais « une création de valeur », du fait de la démultiplication de la culture.
Le Ministre de la Culture expose un peu plus le fond de sa pensée dans une interview au journal 20minutes. Il indique qu'il a « sous-estimé l'influence de la campagne de désinformation qui a circulé sur Internet. Cela a engendré bien des caricatures. » Il promet ainsi des pressions sur l’industrie pour favoriser l’interopérabilité. Et vis-à-vis de l’échelle des sanctions, il note qu’actuellement, « l'internaute pirate est passible de trois ans de prison et 300 000 euros d'amende. Une sanction disproportionnée. Mais un système qui gagne de l'argent sur le dos des internautes pour détourner et casser le droit d'auteur doit continuer à être lourdement et pénalement sanctionné. Avec mon projet, l'internaute qui télécharge illégalement sera passible d'une amende de 38 euros » avant d'accuser : « ceux qui ont dit que le projet de loi promettait à l'internaute de base la prison sont des menteurs. »
Personne n’oublie cependant que plusieurs tribunaux ont assimilé le téléchargement avec la copie privée, un acte que ce texte va effectivement pénaliser de 38 € par infraction. On notera au final l'ouverture de site, bourré au pastiche tels lestelechargements.info, et le plus sérieux lestelechargements.org en réaction justement au .com. Le site Lestelechargements.com qui aura coûté 180 000 € à l'Etat, a reçu l'aide de la SACEM ou la SACD, deux sociétés de répartition peu en phase avec la licence globale. Mais, indique le Ministre à Libé,«Ce n'est pas un site de propagande gouvernementale, toute la diversité des points de vue sera représentée. »
(merci à rodolphedj et Hiviss !)
Le chanteur estime rapidement que 300.000 emplois sont directement menacés sur les 6 années par ces histoires de licences globales qui viennent dans le secteur musical et que la lutte principale doit être la TVA sur le disque, trop élevée. Le réalisateur expose lui, que si le téléchargement de films devient « gratuit » [en fait : en échange d’un forfait], le premier cinéma qui va disparaître, c’est le cinéma français, laissant une autoroute à Hollywood. Quant au webmaster, il considère que le P2P n’est nullement un vol mais « une création de valeur », du fait de la démultiplication de la culture.
Le Ministre de la Culture expose un peu plus le fond de sa pensée dans une interview au journal 20minutes. Il indique qu'il a « sous-estimé l'influence de la campagne de désinformation qui a circulé sur Internet. Cela a engendré bien des caricatures. » Il promet ainsi des pressions sur l’industrie pour favoriser l’interopérabilité. Et vis-à-vis de l’échelle des sanctions, il note qu’actuellement, « l'internaute pirate est passible de trois ans de prison et 300 000 euros d'amende. Une sanction disproportionnée. Mais un système qui gagne de l'argent sur le dos des internautes pour détourner et casser le droit d'auteur doit continuer à être lourdement et pénalement sanctionné. Avec mon projet, l'internaute qui télécharge illégalement sera passible d'une amende de 38 euros » avant d'accuser : « ceux qui ont dit que le projet de loi promettait à l'internaute de base la prison sont des menteurs. » Personne n’oublie cependant que plusieurs tribunaux ont assimilé le téléchargement avec la copie privée, un acte que ce texte va effectivement pénaliser de 38 € par infraction. On notera au final l'ouverture de site, bourré au pastiche tels lestelechargements.info, et le plus sérieux lestelechargements.org en réaction justement au .com. Le site Lestelechargements.com qui aura coûté 180 000 € à l'Etat, a reçu l'aide de la SACEM ou la SACD, deux sociétés de répartition peu en phase avec la licence globale. Mais, indique le Ministre à Libé,«Ce n'est pas un site de propagande gouvernementale, toute la diversité des points de vue sera représentée. »
(merci à rodolphedj et Hiviss !)
Marc Rees
le 23 février 2006 à 12:49
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