L’information révélée hier, la saisie de Razorback en Belgique, vient de trouver écho auprès de la MPAA. Motion Picture Association of America. Sans attendre la moindre éventuelle condamnation (pour un chef d’inculpation restant à définir), l’association de studios de majors du cinéma se félicite de l’opération. Dans un communiqué, elle claironne ainsi que le plus gros système facilitant le P2P vient d’être expulsé du business illégal.
Cette notion de « faciliter l’échange illégal de fichiers » revient plusieurs fois dans le message de la MPAA, laissant entendre qu’elle souhaiterait voir assimiler l’outil aux qualités des données qui y sont échangées. Razorback2, le plus gros serveur eDonkey/eMule au monde, enregistrerait « 1,3 million de personnes simultanément avec un index de 170 millions de fichier, incluant des millions de films, logiciels, jeux, programmes TV et musique, avec des titres internationaux et américains » chiffre l’association.
Toujours sûre d’elle quant à l’issue de cette saisie, la MPAA ne doute pas : « C’est une large victoire », alors que l’affaire en est toujours au stade de l’enquête. Elle révèle en outre qu’en Suisse, la police a arrêté l’un des administrateurs du réseau. En Belgique, les autorités se sont donc chargées de la saisie des serveurs, localisés à Zaventem, à l'est de Bruxelles. Pour l’association, les motivations du projet Razorback2 sont clairement financières : entre les "donations" (cité entre guillemets) des utilisateurs, ils profiteraient également de pubs sur le site, souvent afin de « promouvoir la pornographie » insiste-t-elle unilatéralement.
« Razorback 2.0 appears to be dead »
Pour l’association, cette saisie va sans nul doute colmater le piratage d’une manière radicale. Une erreur grossière, pour Ratiatum qui révélait l’info hier, car « Razorback ne fournissait aucun fichier, ne servait que d'intermédiaire technique, et que ce rôle d'intermédiaire a été rendu totalement caduque par l'ajout sur tous les clients eDonkey et eMule d'une surcouche entièrement décentralisée et autonome. » Razorback 2, qui n’hébergerait aucun contenu illégal, stockait des tonnes de freewares pour le site spécialisé en P2P, de la musique libre du projet Jamendo, des eBooks libres de droit, le soutien du projet Folding@home, etc. Quant à son rôle d’intermédiaire, une source proche du dossier indiquerait que « le serveur n’a pu techniquement tenir un log des connexions avec l'ensemble des adresses IP des utilisateurs. Toutes les données nécessaires au bon fonctionnement de Razorback étaient stockées en mémoire vive, et ont donc été perdues lors de la saisie » souligne G.Champeau.
« Depuis novembre 2004, les autorités ont fait fermer les plus gros serveurs eDonkey aux Etats-Unis, maintenant en Europe » explique au final la MPAA, concluant par "Razorback2 n'était pas uniquement un énorme serveur d'échange de liens mais représentait un véritable danger pour la société".
Cette notion de « faciliter l’échange illégal de fichiers » revient plusieurs fois dans le message de la MPAA, laissant entendre qu’elle souhaiterait voir assimiler l’outil aux qualités des données qui y sont échangées. Razorback2, le plus gros serveur eDonkey/eMule au monde, enregistrerait « 1,3 million de personnes simultanément avec un index de 170 millions de fichier, incluant des millions de films, logiciels, jeux, programmes TV et musique, avec des titres internationaux et américains » chiffre l’association. Toujours sûre d’elle quant à l’issue de cette saisie, la MPAA ne doute pas : « C’est une large victoire », alors que l’affaire en est toujours au stade de l’enquête. Elle révèle en outre qu’en Suisse, la police a arrêté l’un des administrateurs du réseau. En Belgique, les autorités se sont donc chargées de la saisie des serveurs, localisés à Zaventem, à l'est de Bruxelles. Pour l’association, les motivations du projet Razorback2 sont clairement financières : entre les "donations" (cité entre guillemets) des utilisateurs, ils profiteraient également de pubs sur le site, souvent afin de « promouvoir la pornographie » insiste-t-elle unilatéralement.
« Razorback 2.0 appears to be dead »
Pour l’association, cette saisie va sans nul doute colmater le piratage d’une manière radicale. Une erreur grossière, pour Ratiatum qui révélait l’info hier, car « Razorback ne fournissait aucun fichier, ne servait que d'intermédiaire technique, et que ce rôle d'intermédiaire a été rendu totalement caduque par l'ajout sur tous les clients eDonkey et eMule d'une surcouche entièrement décentralisée et autonome. » Razorback 2, qui n’hébergerait aucun contenu illégal, stockait des tonnes de freewares pour le site spécialisé en P2P, de la musique libre du projet Jamendo, des eBooks libres de droit, le soutien du projet Folding@home, etc. Quant à son rôle d’intermédiaire, une source proche du dossier indiquerait que « le serveur n’a pu techniquement tenir un log des connexions avec l'ensemble des adresses IP des utilisateurs. Toutes les données nécessaires au bon fonctionnement de Razorback étaient stockées en mémoire vive, et ont donc été perdues lors de la saisie » souligne G.Champeau.
« Depuis novembre 2004, les autorités ont fait fermer les plus gros serveurs eDonkey aux Etats-Unis, maintenant en Europe » explique au final la MPAA, concluant par "Razorback2 n'était pas uniquement un énorme serveur d'échange de liens mais représentait un véritable danger pour la société".
Marc Rees
le 22 février 2006 à 09:12
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