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Le sexe virtuel : essor d'une mode au Canada

iSaint Valentin oblige... Chocolats virtuels et iRoses de rigueur

Assurément, Valentin doit sourire. Lui qui avait défié l'autorité d'un Empereur lequel considérait les hommes mariés comme de piètres soldats et empêchait les célébrations pour grossir ses armées. Enfin, le comportement de nos cousins canadiens en témoigne : l'envie de se sentir avec quelqu'un, même virtuellement, reste plus forte que les pressions extérieures. Et le safe-sex sur le Net fait manifestement des émules parmi les étudiants des 2 500 universités et collèges canadiens.

Un étude publiée lundi fait un état des lieux assez INtéressant. Equipés de messagerie instantanée, de oueb-cam et du téléphone, 87 % de ces jeunes gens affirment s'en donner à coeur joie, et s'aiment sans contraintes via le Net.

Noah Gurza, fondatrice du site CampusKiss.com, face à l'engouement pour ce ce site de mise en relation, basé à Toronto le reconnaît modestement : « Nous sommes extrêmement étonnés. [...] Nous avions réalisé combien les nouvelles technologies suscitent toujours l'enthousiasme des jeunes, mais nous n'imaginions pas que cela atteindrait un tel nombre. »

La plupart des étudiants en post-secondaire (18-25 ans), ont effectivement grandi tout en apprenant à se servir d'un ordinateur, et de la technologie en parallèle. Il est alors normal que ce fait se soit étendu à leur vie sexuelle. Pour Noah, la question reste de savoir si ce phénomène amorce « une forme d'engagement vers une relation plus réelle, à un instant plus vrai, ou s'il ne s'agit que d'une quête de plaisir ici et maintenant. »

2 684 étudiants, issus de quelques 150 facultés, ont pris part à cette expérience, la répartition s'est faite en 51 % de filles et 49 % de... garçons. 53 % ont affirmé s'être servi exclusivement de messageries instantanées, tandis que 44 % eurent recours aux oueb-cam et au téléphone. Détail croustillant : 87 % se sont désistés au moment de croquer la pomme, et ont préféré l'abstinence. D'un autre côté, 90 % des étudiants interrogés ont répondu que la faculté encourageait plutôt au safe-sex. Comme quoi, on peut être en faculté et garder tous ses moyens.

Alors 14 février oblige, PCi souhaite beaucoup de... ce qu'ils veulent aux Valentins et Valentines, qu'ils se soient rencontrés sur le Net ou non. Et aux autres, ben, on espère qu'ils trouveront leur moitié.
Source : Reuters
le 14 février 2006 à 16:03 (52 400 lectures)