Chipsets ULi : Officiellement, ni SLi, ni CrossFire...
C'est l'histoire d'un Taïwanais, abandonné de tous
Récemment, certaines rumeurs avaient couru concernant le support du SLi par ULi. En effet, le Taïwanais ayant été racheté par NVIDIA, cela semblait logique. De plus, certains tests semblaient abonder en ce sens, affirmant que les derniers Forceware 81.98 ne bloquaient apparemment pas le fonctionnement du SLi sur le M1697, dernier modèle monopuce pour CPU AMD d'ULi.
Support du SLi : Oui, mais non, on a pas fait exprès d'abord...
ASRock, le fabricant pour carte mère au R&D déjanté, avait même lancé plusieurs modèles qui s'affirmaient "SLi Ready". Que fallait-il de plus ?
Malheureusement, NVIDIA n'a pas confirmé ce fait, et l'a même démenti. Contacté à l'époque sur le sujet, le responsable de la marque en France nous a bien confirmé que seuls les différents nForce 4 SLi étaient certifiés pour cette technologie, et qu'aucune évolution n'était prévu e sur le sujet. Ainsi, si les derniers ForceWare permettent réellement au chipset ULi de faire fonctionner deux cartes NVIDIA ensemble, sans modification aucune, c'est une histoire de bug qui pourrait être corrigée dès les prochaines versions...
A l'époque, plus que le support du SLi, qui n'a pas vraiment besoin d'ULi pour gagner en reconnaissance et en parts de marché, nous avions trouvé bien plus INtéressant de nous pencher sur le cas du CrossFire. En effet, si NVIDIA dispose d'une gamme de chipsets complète et reconnue sur les marchés AMD et Intel, il n'en est pas de même pour le Canadien.
ATI : des chipsets pour les OEM... mais les autres ?
Ses problèmes de southbridges et d'USB entachent largement sa réputation qui n'est déjà guère brillante du fait d'un certain manque de fonctionnalités... Les OEM avaient sauvé la partie lors du lancement de l'XPress 200 puisqu'à l'époque, ATI était le seul à disposer d'un chipset avec IGP compatible avec les CPU AMD et Intel. Là, c'est Intel qui semble être en faveur du caribou en fabricant des cartes mères basées sur ses chipsets.
Mais sur le marché de détail, qui est le nôtre, et pour les possesseurs d'AMD, c'est une autre histoire. ATI ne représente en effet qu'une très faible partie des ventes et ce ne sont ni le RD480, qui nécessite une flopée de puces pour offrir de réelles fonctions, ni le RD580, toujours en retard, qui risquent de sauver la situation à court terme. Résultat ? Si un acheteur veut du CrossFire, il doit se tourner soit vers une solution haut de gamme Intel avec l'i975X, soit svers une carte mère CrossFire pour AMD où le choix est franchement limité et loin d'être transcendant.
De plus, les cartes, comme l'Asus A8R-MVP, disposent d'un bundle un peu léger et de fonctionnalités "sans plus" pour un tarif qui ne passe pas sous la barre des 120 € TTC. Il nous semblait donc logique qu'ATI puisse se chercher un allié sur ce marché, et ULi semblait tout désigné.
Le CrossFire sur ULi : non, même pas besoin d'abord !
En effet, le Taïwanais avait déjà sauvé le père des Radeon en proposant ses southbridges comme le M1575, utilisé entre autres sur l'Asus A8R-MVP d'Asus. Même si le rachat par NVIDIA pouvait poser des problèmes d'image, il aurait pu être bénéfique pour ATI de supporter, sans trop en faire publiquement état, des modèles comme le M1697 afin de disposer de cartes compatibles CrossFire, à bas coût (à partir de 80 € pour un modèle ASRock), et déjà en place.
Malheureusement, la réponse du Canadien vient de nous parvenir. Il n'est pas prévu, pour le moment, que le CrossFire soit compatible avec les chipsets ULi. Même si l'on peut comprendre cette réaction, on peut regretter ce protectionnisme sur les plates-formes AMD. Le CrossFire n'est franchement pas en avance et son image dans l'esprit des utilisateurs n'est clairement pas positive. Un tel support aurait, sans aucun doute, pu aider les choses...
Au final, que reste-t-il à ULi ? Rejeté par celui qu'il a sauvé et par son nouveau "père" il semble faire l'objet d'un scénario digne des pires "soap operas " jamais produits. Une traversée du désert qui devrait précéder une disparition définitive annoncée ? Nous verrons bien, mais c'est dans des moments comme celui-ci que l'on voit combien le milieu du hardware est sans pitié, aucune.
Support du SLi : Oui, mais non, on a pas fait exprès d'abord...
ASRock, le fabricant pour carte mère au R&D déjanté, avait même lancé plusieurs modèles qui s'affirmaient "SLi Ready". Que fallait-il de plus ?

Malheureusement, NVIDIA n'a pas confirmé ce fait, et l'a même démenti. Contacté à l'époque sur le sujet, le responsable de la marque en France nous a bien confirmé que seuls les différents nForce 4 SLi étaient certifiés pour cette technologie, et qu'aucune évolution n'était prévu e sur le sujet. Ainsi, si les derniers ForceWare permettent réellement au chipset ULi de faire fonctionner deux cartes NVIDIA ensemble, sans modification aucune, c'est une histoire de bug qui pourrait être corrigée dès les prochaines versions...
A l'époque, plus que le support du SLi, qui n'a pas vraiment besoin d'ULi pour gagner en reconnaissance et en parts de marché, nous avions trouvé bien plus INtéressant de nous pencher sur le cas du CrossFire. En effet, si NVIDIA dispose d'une gamme de chipsets complète et reconnue sur les marchés AMD et Intel, il n'en est pas de même pour le Canadien.
ATI : des chipsets pour les OEM... mais les autres ?
Ses problèmes de southbridges et d'USB entachent largement sa réputation qui n'est déjà guère brillante du fait d'un certain manque de fonctionnalités... Les OEM avaient sauvé la partie lors du lancement de l'XPress 200 puisqu'à l'époque, ATI était le seul à disposer d'un chipset avec IGP compatible avec les CPU AMD et Intel. Là, c'est Intel qui semble être en faveur du caribou en fabricant des cartes mères basées sur ses chipsets.
Mais sur le marché de détail, qui est le nôtre, et pour les possesseurs d'AMD, c'est une autre histoire. ATI ne représente en effet qu'une très faible partie des ventes et ce ne sont ni le RD480, qui nécessite une flopée de puces pour offrir de réelles fonctions, ni le RD580, toujours en retard, qui risquent de sauver la situation à court terme. Résultat ? Si un acheteur veut du CrossFire, il doit se tourner soit vers une solution haut de gamme Intel avec l'i975X, soit svers une carte mère CrossFire pour AMD où le choix est franchement limité et loin d'être transcendant.
De plus, les cartes, comme l'Asus A8R-MVP, disposent d'un bundle un peu léger et de fonctionnalités "sans plus" pour un tarif qui ne passe pas sous la barre des 120 € TTC. Il nous semblait donc logique qu'ATI puisse se chercher un allié sur ce marché, et ULi semblait tout désigné.
Le CrossFire sur ULi : non, même pas besoin d'abord !
En effet, le Taïwanais avait déjà sauvé le père des Radeon en proposant ses southbridges comme le M1575, utilisé entre autres sur l'Asus A8R-MVP d'Asus. Même si le rachat par NVIDIA pouvait poser des problèmes d'image, il aurait pu être bénéfique pour ATI de supporter, sans trop en faire publiquement état, des modèles comme le M1697 afin de disposer de cartes compatibles CrossFire, à bas coût (à partir de 80 € pour un modèle ASRock), et déjà en place.
Malheureusement, la réponse du Canadien vient de nous parvenir. Il n'est pas prévu, pour le moment, que le CrossFire soit compatible avec les chipsets ULi. Même si l'on peut comprendre cette réaction, on peut regretter ce protectionnisme sur les plates-formes AMD. Le CrossFire n'est franchement pas en avance et son image dans l'esprit des utilisateurs n'est clairement pas positive. Un tel support aurait, sans aucun doute, pu aider les choses...
Au final, que reste-t-il à ULi ? Rejeté par celui qu'il a sauvé et par son nouveau "père" il semble faire l'objet d'un scénario digne des pires "soap operas " jamais produits. Une traversée du désert qui devrait précéder une disparition définitive annoncée ? Nous verrons bien, mais c'est dans des moments comme celui-ci que l'on voit combien le milieu du hardware est sans pitié, aucune.
David Legrand
le 13 février 2006 à 10:16
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