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Microsoft : la faille WMF n'était pas intentionnelle

Steve Gibson explore les Mariannes

Un petit scandale fait rage entre Microsoft et l’expert en sécurité Steve Gibson. Ce dernier a inspecté de près la fameuse faille du WMF sous Windows et en est arrivé à des conclusions pour le moins surprenantes.

Une faille est critique pour Microsoft dès lors qu’elle permet de créer une automatisation des attaques exploitant la faille sans requérir d’intervention de l’utilisateur, ou une intervention minimale. Selon Steve Gibson, la faille WMF « n’était pas une erreur. Ce n’était pas un code buggé. Cette faille a été posée par quelqu’un dans Windows. » Une accusation franche signifiant par là que Microsoft connaissait et pouvait potentiellement utiliser cette faille.

Des accusations devant lesquelles Microsoft pouvait difficilement rester silencieuse. La société s’est exprimée par le biais de Stephen Toulouse, responsable de la sécurité. En fait, il y a pour lui une certaine accumulation de confusions.

Tout tourne autour d’une fonction nommée SetAbortProc, située dans les fichiers WMF, qui sert à envoyer un signal d’annulation d’impression. C’est dans cette fonction que réside la faille, et elle existe depuis longtemps, puisqu’elle remonte jusqu’à Windows 3.0. Cette faille se trouve en conséquence aussi dans toute la branche 9x des Windows, mais elle ne représente pas le même danger (la faille n’est pas considérée comme critique).

Il est certain que l’explication de Steve Gibson a produit son petit effet. Quoi qu’il en soit, la faille est désormais comblée, bien que les sociétés de sécurité s’attendent à des répercussions pour encore six ou huit mois. En effet, même si la faille est corrigée, les systèmes déjà touchés par des vers restent vulnérables, et seul un antivirus pourra rétablir la situation.
Source : BetaNews
le 16 janvier 2006 à 11:47 (11 638 lectures)