Windows 7 : comment Microsoft veut faire oublier Vista
Vincent Hermann et Jérôme Bosch le 10 juillet 2009 (155 179 lectures)
À l’heure où nous écrivons ces lignes, Internet Explorer 8 n’est pas censé faire partie de Windows 7 dans sa version E, dédiée à l’Europe. Nous le considérons toutefois comme une fonctionnalité entière, la bêta et la Release Candidate l’intégrant. De plus, il est probable que Microsoft mette en avant un moyen simple de récupérer le navigateur (comme Windows Update). Dans tous les cas, un utilisateur de la version 8 ne sera guère perturbé s’il est habitué à la 7.
L’organisation et l’utilisation sont en effet identiques, il est facile de s’en apercevoir sur une simple capture. Peut-être l’interface aurait-elle mérité d’évoluer plus en profondeur, mais Internet Explorer 7 avait propulsé les onglets dans la vie des utilisateurs lambda, peu habitués à manipuler plusieurs pages en même temps au sein d’une même fenêtre. Du coup, Microsoft n’a pas joué la rupture, et les changements sont ailleurs.
Le plus gros changement d’Internet Explorer est invisible à l’œil nu. Le moteur de rendu du navigateur est en effet entièrement neuf et a été conçu pour offrir un bien meilleur support des technologies du Web. Bien qu’en l’état il soit encore loin de ce qu’on peut trouver chez les concurrents comme Firefox, Opera, Safari et Chrome, il est tout de même assez différent pour ne pas remplacer tout à fait l’ancien : les deux cohabitent à l’intérieur du navigateur.
Si le rendu des pages Web se fait de manière transparente, il peut arriver qu’un site anciennement conçu pour Internet Explorer provoque des erreurs avec le nouveau moteur, qui fait table rase d’une liste de modifications spécifiques aux anciennes versions. Dans le cas où le site en question n’affiche pas bien son contenu, il est possible de cliquer sur un bouton qui se trouve à droite de la barre d’adresses. Il sert en fait à basculer sur l’ancien moteur :
Cette fonctionnalité, comme toutes celles qui ont été ajoutées, doivent être visibles facilement par l’utilisateur néophyte qui pourrait se demander de quoi il s’agit. En fait, la première fois qu’un problème de ce genre se produit, il est dans la plupart des cas détecté. Le navigateur informe alors son utilisateur qu’il peut cliquer sur le bouton en question, dont la forme de page déchirée devrait être facilement comprise.
Dans un cadre purement utilisateur d’ailleurs, les détails du nouveau moteur ne sont pas les plus intéressants. On dira pour résumer qu’il est beaucoup plus à l’aise avec des technologies comme les CSS, sans pour autant en gérer toutes les dernières versions. Mais quittons ce moteur pour nous concentrer sur des fonctionnalités dont on peut se servir au quotidien.
Par exemple : les Web Slices. Littéralement « tranches de Web », elles permettent des résultats intéressants. Le principe est de découper une zone d’un site pour pouvoir continuer à suivre son évolution sans rester sur ledit site. Pour cela, il faut que le site soit compatible et que le Web Slice ait été ajouté à Internet Explorer 8. Microsoft en propose d’ailleurs toute une galerie. Si on ajoute par exemple celui d’eBay, on peut placer et suivre n’importe quelle enchère directement dans la barre des favoris.
Dans les Options Internet, on peut choisir le délai de rafraichissement des Slices, fixé par défaut à une fois par jour. Si on le règle à 30 minutes par exemple, tous les Slices vont vérifier les mises à jour de leurs informations chaque fois que ce délai sera passé. Si un Slice détecte un changement, l’écriture de son titre passe en gras. On peut cliquer sur le Slice à tout moment pour vérifier son contenu.
Les possibilités offertes par les Web Slices sont nombreuses : enchères, météo, résultats sportifs, ou tableaux quelconques. La seule limite est la présence ou pas du module correspondant pour la prise en charge de ces contenus.
L’autre grande fonctionnalité intéressante se nomme Accelerators. Si vous êtes un « surfeur » averti, vous utilisez sans aucun doute plusieurs services comme la recherche sur le Web, l’affichage de plans pour vous rendre à un lieu précis ou encore la consultation d’une encyclopédie en ligne. Les Accelerators sont là pour littéralement « accélérer » leur utilisation.
Microsoft est parti du concept suivant : si toute consultation d’un de ces services se fait à cause d’une information sur une page pour laquelle on veut un complément, alors il faut qu’on puisse ouvrir directement un de ces services depuis cette information. En conséquence, il suffit de surligner un mot ou une suite de caractère puis de faire un clic droit pour que l’icône d’accès aux Accelerators apparaisse :
Lorsque l’on clique sur l’icône, on obtient une liste de possibilités qui dépendent des réglages d’Internet Explorer 8. Par défaut vous seront proposés les services Windows Live, mais il est tout à fait possible par exemple de remplacer Encarta par Wikipédia ou encore Live Maps par Google Maps.
La fonctionnalité Instant Search est moins intéressante, mais a le mérite d’exister. Sous Internet Explorer 7, on pouvait changer le moteur de recherche par défaut dans le cadre spécifique en haut à droite du navigateur. Dans la version 8, cette possibilité est agrémentée d’un affichage de résultats dans un cadre qui apparaît en-dessous.
Prenons comme exemple Wikipédia. Quand vous vous rendez sur le site, la flèche à droite du cadre de recherche devient orange, ce qui indique qu’Internet Explorer vous invite à ajouter Wikipédia en tant que moteur de recherche (par défaut ou non). Une fois activé, le nouveau venu peut présenter visuellement des informations que vous tapez. Le problème est que l’apparition des résultats dépend principalement de la rapidité du site qui reçoit la requête. Grosso modo, cette fonction manque de réactivité pour le moment, et il faudra que Microsoft continue de travailler sur l’affichage des résultats.
Les autres améliorations au sein d’Internet Explorer 8 se retrouvent un peu partout. On notera par exemple un effort évident pour rendre la barre d’adresses plus claire. Un effort rendu nécessaire par les nombreuses tentatives de phishing. Du coup, le bloc principal de l’adresse est mis en avant, y compris dans l’historique qui s’ouvre en même temps que vous écrivez l’adresse :
Puisque l’on parle de sécurité, plusieurs mécanismes ont été mis en place pour mieux protéger les internautes de diverses menaces, notamment le filtre SmartScreen qui, comme chez Google, va avertir l’utilisateur que le site visité présente un risque réel. Mais dans la rubrique sécurité, on parlera également de la vie privée, et c’est ici qu’intervient le mode InPrivate Browsing.
Par défaut, chaque fois que vous visitez une page, vous laissez des traces sur l’ordinateur. Historique, fichiers temporaires, données des formulaires, champs de recherches et autres : des informations qu’on laisse volontiers sur son propre ordinateur dans le cadre d’une utilisation quotidienne, mais qu’on aimerait peut-être effacer sur un autre PC. InPrivate Browsing, que beaucoup appellent vulgairement « Porn Mod », ouvre une session de navigation particulière qui ne retiendra absolument rien de votre passage.
On y accède par la combinaison CTRL + MAJ + P ou dans le menu Safety (Sécurité). Une nouvelle fenêtre s’ouvre alors et affiche une icône particulière devant la barre d’adresse :
Tout ce qui sera fait dans cette fenêtre ne sera pas enregistré, ce qui inclut :
Enfin, il faut signaler que dans Windows 7 (et pas sous Vista ni Windows XP), Internet Explorer 8 dispose de deux protections supplémentaires : l’ASLR et la DEP. Ces deux technologies sont abordées dans le chapitre dédié à la sécurité du système.
L’organisation et l’utilisation sont en effet identiques, il est facile de s’en apercevoir sur une simple capture. Peut-être l’interface aurait-elle mérité d’évoluer plus en profondeur, mais Internet Explorer 7 avait propulsé les onglets dans la vie des utilisateurs lambda, peu habitués à manipuler plusieurs pages en même temps au sein d’une même fenêtre. Du coup, Microsoft n’a pas joué la rupture, et les changements sont ailleurs.
Le plus gros changement d’Internet Explorer est invisible à l’œil nu. Le moteur de rendu du navigateur est en effet entièrement neuf et a été conçu pour offrir un bien meilleur support des technologies du Web. Bien qu’en l’état il soit encore loin de ce qu’on peut trouver chez les concurrents comme Firefox, Opera, Safari et Chrome, il est tout de même assez différent pour ne pas remplacer tout à fait l’ancien : les deux cohabitent à l’intérieur du navigateur.
Si le rendu des pages Web se fait de manière transparente, il peut arriver qu’un site anciennement conçu pour Internet Explorer provoque des erreurs avec le nouveau moteur, qui fait table rase d’une liste de modifications spécifiques aux anciennes versions. Dans le cas où le site en question n’affiche pas bien son contenu, il est possible de cliquer sur un bouton qui se trouve à droite de la barre d’adresses. Il sert en fait à basculer sur l’ancien moteur :
Cette fonctionnalité, comme toutes celles qui ont été ajoutées, doivent être visibles facilement par l’utilisateur néophyte qui pourrait se demander de quoi il s’agit. En fait, la première fois qu’un problème de ce genre se produit, il est dans la plupart des cas détecté. Le navigateur informe alors son utilisateur qu’il peut cliquer sur le bouton en question, dont la forme de page déchirée devrait être facilement comprise.
Dans un cadre purement utilisateur d’ailleurs, les détails du nouveau moteur ne sont pas les plus intéressants. On dira pour résumer qu’il est beaucoup plus à l’aise avec des technologies comme les CSS, sans pour autant en gérer toutes les dernières versions. Mais quittons ce moteur pour nous concentrer sur des fonctionnalités dont on peut se servir au quotidien.
Par exemple : les Web Slices. Littéralement « tranches de Web », elles permettent des résultats intéressants. Le principe est de découper une zone d’un site pour pouvoir continuer à suivre son évolution sans rester sur ledit site. Pour cela, il faut que le site soit compatible et que le Web Slice ait été ajouté à Internet Explorer 8. Microsoft en propose d’ailleurs toute une galerie. Si on ajoute par exemple celui d’eBay, on peut placer et suivre n’importe quelle enchère directement dans la barre des favoris.
Dans les Options Internet, on peut choisir le délai de rafraichissement des Slices, fixé par défaut à une fois par jour. Si on le règle à 30 minutes par exemple, tous les Slices vont vérifier les mises à jour de leurs informations chaque fois que ce délai sera passé. Si un Slice détecte un changement, l’écriture de son titre passe en gras. On peut cliquer sur le Slice à tout moment pour vérifier son contenu.
Les possibilités offertes par les Web Slices sont nombreuses : enchères, météo, résultats sportifs, ou tableaux quelconques. La seule limite est la présence ou pas du module correspondant pour la prise en charge de ces contenus.
L’autre grande fonctionnalité intéressante se nomme Accelerators. Si vous êtes un « surfeur » averti, vous utilisez sans aucun doute plusieurs services comme la recherche sur le Web, l’affichage de plans pour vous rendre à un lieu précis ou encore la consultation d’une encyclopédie en ligne. Les Accelerators sont là pour littéralement « accélérer » leur utilisation.
Microsoft est parti du concept suivant : si toute consultation d’un de ces services se fait à cause d’une information sur une page pour laquelle on veut un complément, alors il faut qu’on puisse ouvrir directement un de ces services depuis cette information. En conséquence, il suffit de surligner un mot ou une suite de caractère puis de faire un clic droit pour que l’icône d’accès aux Accelerators apparaisse :
Lorsque l’on clique sur l’icône, on obtient une liste de possibilités qui dépendent des réglages d’Internet Explorer 8. Par défaut vous seront proposés les services Windows Live, mais il est tout à fait possible par exemple de remplacer Encarta par Wikipédia ou encore Live Maps par Google Maps.
La fonctionnalité Instant Search est moins intéressante, mais a le mérite d’exister. Sous Internet Explorer 7, on pouvait changer le moteur de recherche par défaut dans le cadre spécifique en haut à droite du navigateur. Dans la version 8, cette possibilité est agrémentée d’un affichage de résultats dans un cadre qui apparaît en-dessous.
Prenons comme exemple Wikipédia. Quand vous vous rendez sur le site, la flèche à droite du cadre de recherche devient orange, ce qui indique qu’Internet Explorer vous invite à ajouter Wikipédia en tant que moteur de recherche (par défaut ou non). Une fois activé, le nouveau venu peut présenter visuellement des informations que vous tapez. Le problème est que l’apparition des résultats dépend principalement de la rapidité du site qui reçoit la requête. Grosso modo, cette fonction manque de réactivité pour le moment, et il faudra que Microsoft continue de travailler sur l’affichage des résultats.
Les autres améliorations au sein d’Internet Explorer 8 se retrouvent un peu partout. On notera par exemple un effort évident pour rendre la barre d’adresses plus claire. Un effort rendu nécessaire par les nombreuses tentatives de phishing. Du coup, le bloc principal de l’adresse est mis en avant, y compris dans l’historique qui s’ouvre en même temps que vous écrivez l’adresse :
Puisque l’on parle de sécurité, plusieurs mécanismes ont été mis en place pour mieux protéger les internautes de diverses menaces, notamment le filtre SmartScreen qui, comme chez Google, va avertir l’utilisateur que le site visité présente un risque réel. Mais dans la rubrique sécurité, on parlera également de la vie privée, et c’est ici qu’intervient le mode InPrivate Browsing.
Par défaut, chaque fois que vous visitez une page, vous laissez des traces sur l’ordinateur. Historique, fichiers temporaires, données des formulaires, champs de recherches et autres : des informations qu’on laisse volontiers sur son propre ordinateur dans le cadre d’une utilisation quotidienne, mais qu’on aimerait peut-être effacer sur un autre PC. InPrivate Browsing, que beaucoup appellent vulgairement « Porn Mod », ouvre une session de navigation particulière qui ne retiendra absolument rien de votre passage.
On y accède par la combinaison CTRL + MAJ + P ou dans le menu Safety (Sécurité). Une nouvelle fenêtre s’ouvre alors et affiche une icône particulière devant la barre d’adresse :
Tout ce qui sera fait dans cette fenêtre ne sera pas enregistré, ce qui inclut :
- Les cookies
- Les fichiers temporaires Internet
- Les données de formulaires
- Les sessions d’identification
- Les requêtes dans les champs de recherche
- Les liens visités depuis des pages web
- Les adresses entrées manuellement dans la barre d’adresse
- Les pages ouvertes depuis les favoris
Enfin, il faut signaler que dans Windows 7 (et pas sous Vista ni Windows XP), Internet Explorer 8 dispose de deux protections supplémentaires : l’ASLR et la DEP. Ces deux technologies sont abordées dans le chapitre dédié à la sécurité du système.
Sommaire
- 1. Introduction
- 2. Interface : barre des tâches
- 3. Interface : gestion du bureau et des fenêtres
- 4. Interface : explorateur
- 5. Interface : périphériques et imprimantes
- 6. Interface : Recherches fédérées
- 7. Fonctionnalités : WinSAT
- 8. Fonctionnalités : Windows Update, Action Center et PSR
- 9. Fonctionnalités : Internet Explorer 8
- 10. Fonctionnalités : Paint, Wordpad et Calc
- 11. Fonctionnalités : Media Player et Media Center
- 12. Fonctionnalités : Virtual Windows XP
- 13. Windows 7 : la répartition des fonctionnalités dans les éditions
- 14. Technique : les bases du système
- 15. Technique : la gestion graphique de Windows 7
- 16. Technique : le réseau
- 17. Technique : la maintenance et le déploiement
- 18. Technique : la sécurité
- 19. Conclusion
















