Windows 7 : comment Microsoft veut faire oublier Vista
Vincent Hermann et Jérôme Bosch le 10 juillet 2009 (154 822 lectures)
Lorsqu’on démarre un ordinateur équipé de Windows 7 et que l’on parvient au Bureau, voici ce que l’on découvre :
On retrouve ainsi le fond d’écran, l’icône de la poubelle et la barre des tâches. Cette barre est le premier changement que l’on remarque par rapport à Vista, et plus encore aux systèmes précédents. Et pour cause : Windows 7 rompt avec une tradition héritée depuis Windows 95. Bien que la barre des tâches se soit enrichie avec les différentes versions de Windows, elle proposait toujours le même fonctionnement : le menu Démarrer, une zone de lancement rapide, la zone d’ouverture des fenêtres, et la zone de notification, souvent appelée « systray ».
Dans Windows 7, on trouve toujours le menu Démarrer et la zone de notification, mais le cœur de la barre a changé : la zone de lancement rapide et la zone des tâches ont été fusionnées. Imaginez donc : on retrouve toujours les icônes des applications, prêtes à être lancées, mais leur ouverture n’affichage rien dans la partie de droite dans la barre. Pourquoi ? Parce que l’icône elle-même s’affiche différemment pour signaler que l’application est ouverte. Bon, très bien, et si l’application possède deux ou trois fenêtres ? Alors l’icône affiche une sorte d’empilement :
Windows 7 reprend le système des miniatures de Vista mais l’adapte évidemment à la nouvelle barre des tâches. Du coup, quand on passe le curseur sur une icône, celle-ci affiche les miniatures de toutes les fenêtres concernées. Chaque miniature est accompagnée de son nom, ainsi que d’une croix rouge permettant de fermer la fenêtre quand on y passe la souris :
Autre fonctionnalité, permettant d’isoler facilement une fenêtre pour savoir si c’est bien celle que l’on cherche. En effet, si vous laissez le curseur un moment sur une vignette, celle-ci apparaît pendant que toutes les autres deviennent translucides :
Difficile après coup de se tromper de fenêtres. Évidemment, ces systèmes mis en place ne seront utiles qu’à ceux qui manipulent un grand nombre de fenêtres. Pour la majorité des utilisateurs, une application ne possède qu’une fenêtre. De fait, cliquer sur icône revient à faire apparaître sa fenêtre associée devant les autres, comme un bouton dans la barre des tâches de Windows XP ou Vista : on l'appelle l’application au premier plan. Paramétrer la barre selon ses goûts est assez simple : dans le menu Démarrer ou sur l’exécutable d’un logiciel, un clic droit permet d’accéder à la fonction « Pin to Taskbar » pour y placer le raccourci.
On notera qu'un clic molette sur une icône lance une nouvelle instance de l'application. Par exemple, si vous avez déjà deux fenêtres de Firefox ouvertes, un clic de la molette en ouvrira une troisième.
Il faut malheureusement citer une exception notable pour le grand public : Windows Live Messenger. Puisque Microsoft n’a pas implémenté la gestion des onglets pour n’avoir qu’une seule fenêtre sur son client de messagerie, il existe autant de fenêtres ouvertes que de contacts qui vous parlent. Du coup, quand l’un d’entre eux vous envoie un message, la fenêtre associée clignote. Mais si vous avez par exemple une page Web ouverte en plein écran, vous ne pourrez pas savoir qui vous parle tant que vous n’aurez pas au minimum passé le curseur sur l’icône de Windows Live Messenger. Il y a ici une perte d’efficacité.
Le salut pourrait peut-être venir d’une possibilité offerte maintenant par la barre des tâches : l’affichage de certains avertissements directement dans les icônes de la barre. Par exemple, si vous effectuez une copie de fichiers, vous verrez ceci sur l’icône de l’Explorateur :
La barre d’avancement de la copie se reflète directement sur l’icône. Cet ajout se retrouve également pour Internet Explorer 8, dont la progression des téléchargements est elle aussi reflétée. Mais en quoi cette possibilité pourrait améliorer la situation de Live Messenger ? Parce qu’il est possible de faire apparaître une information très simple sur l’icône. Par exemple, on peut imaginer que le prochain Outlook indiquerait le nombre de courriers non lus directement sur sa propre icône. De même, celle de Windows Live Messenger pourrait afficher quelques noms de contacts en train de vous parler, et/ou le nombre de messages en attente de lecture.
Littéralement « listes de sauts », elles permettent, par un clic droit, de donner accès aux fonctions principales ainsi qu’aux derniers documents ouverts. Dans le cas de Windows Live Messenger 2009, compatible avec les Jump Lists, on retrouve ainsi une liste des statuts ainsi que des liens directs vers la boîte de courrier électronique ou la page d’accueil de MSN :
Dans le cas plus classique de Word, dont la version 2007 n’est pas encore taillée pour profiter pleinement de cette possibilité, on trouve une liste des documents récemment ouverts :
Le but d’une Jump List est de donner accès aux fonctionnalités les plus essentielles d’une application. Si cette dernière n’est pas lancée, et que l’on choisit une fonction précise, elle s’ouvre alors en présentant à l’utilisateur l’interface correspondant à son choix. Exemple : Windows Media Player permet ainsi de relancer directement la dernière liste de lecture jouée sur l’ordinateur.
De même, un clic droit sur l’icône de Windows Media Center, permet de relancer les derniers fichiers audio et/ou vidéo qui ont été lancés, le logiciel proposant alors de reprendre où vous vous étiez arrêté.
La dernière zone de la barre des tâches est celle des notifications. Autant le dire de suite : Microsoft cherche à réduire son utilisation grâce à son nouveau système d’icône. Et cette philosophie se retrouve sur un ajout important : une petite flèche blanche pointant vers le haut permet d’accéder aux icônes peu ou pas utilisées, en plus d’une fonction de personnalisation. Quand on clique dessus, on accède au panneau suivant :
On peut y choisir le comportement des icônes, une par une. On sélectionne alors le niveau d’avertissement que l’on souhaite :
Retour dans le passé
Le fonctionnement normal de la barre des tâches sous Windows 7 ne fera pas que des heureux. Que l’on soit perturbé par le changement ou que l’on n’aime décidément pas ce nouveau modèle ne change rien : on peut revenir à ce que l’on trouvait dans Windows XP et Vista.
Par un clic droit, on accède aux propriétés de la barre des tâches, et on remarque d’ailleurs qu’on y trouve le paramétrage de la fonction « Arrêtez » dans l’onglet « Menu Démarrer ».
Dans le premier onglet, le menu déroulant nommé « Taskbar buttons » permet de définir le comportement des fenêtres ouvertes dans la tâche :
Maintenant que l’on a vu comment fonctionne la barre des tâches, nous allons nous attaquer à la gestion des fenêtres et du bureau sous Windows 7, qui réserve d’ailleurs quelques surprises.
On retrouve ainsi le fond d’écran, l’icône de la poubelle et la barre des tâches. Cette barre est le premier changement que l’on remarque par rapport à Vista, et plus encore aux systèmes précédents. Et pour cause : Windows 7 rompt avec une tradition héritée depuis Windows 95. Bien que la barre des tâches se soit enrichie avec les différentes versions de Windows, elle proposait toujours le même fonctionnement : le menu Démarrer, une zone de lancement rapide, la zone d’ouverture des fenêtres, et la zone de notification, souvent appelée « systray ».

Dans Windows 7, on trouve toujours le menu Démarrer et la zone de notification, mais le cœur de la barre a changé : la zone de lancement rapide et la zone des tâches ont été fusionnées. Imaginez donc : on retrouve toujours les icônes des applications, prêtes à être lancées, mais leur ouverture n’affichage rien dans la partie de droite dans la barre. Pourquoi ? Parce que l’icône elle-même s’affiche différemment pour signaler que l’application est ouverte. Bon, très bien, et si l’application possède deux ou trois fenêtres ? Alors l’icône affiche une sorte d’empilement :

Windows 7 reprend le système des miniatures de Vista mais l’adapte évidemment à la nouvelle barre des tâches. Du coup, quand on passe le curseur sur une icône, celle-ci affiche les miniatures de toutes les fenêtres concernées. Chaque miniature est accompagnée de son nom, ainsi que d’une croix rouge permettant de fermer la fenêtre quand on y passe la souris :
Autre fonctionnalité, permettant d’isoler facilement une fenêtre pour savoir si c’est bien celle que l’on cherche. En effet, si vous laissez le curseur un moment sur une vignette, celle-ci apparaît pendant que toutes les autres deviennent translucides :
Difficile après coup de se tromper de fenêtres. Évidemment, ces systèmes mis en place ne seront utiles qu’à ceux qui manipulent un grand nombre de fenêtres. Pour la majorité des utilisateurs, une application ne possède qu’une fenêtre. De fait, cliquer sur icône revient à faire apparaître sa fenêtre associée devant les autres, comme un bouton dans la barre des tâches de Windows XP ou Vista : on l'appelle l’application au premier plan. Paramétrer la barre selon ses goûts est assez simple : dans le menu Démarrer ou sur l’exécutable d’un logiciel, un clic droit permet d’accéder à la fonction « Pin to Taskbar » pour y placer le raccourci.
On notera qu'un clic molette sur une icône lance une nouvelle instance de l'application. Par exemple, si vous avez déjà deux fenêtres de Firefox ouvertes, un clic de la molette en ouvrira une troisième.
Il faut malheureusement citer une exception notable pour le grand public : Windows Live Messenger. Puisque Microsoft n’a pas implémenté la gestion des onglets pour n’avoir qu’une seule fenêtre sur son client de messagerie, il existe autant de fenêtres ouvertes que de contacts qui vous parlent. Du coup, quand l’un d’entre eux vous envoie un message, la fenêtre associée clignote. Mais si vous avez par exemple une page Web ouverte en plein écran, vous ne pourrez pas savoir qui vous parle tant que vous n’aurez pas au minimum passé le curseur sur l’icône de Windows Live Messenger. Il y a ici une perte d’efficacité.
Le salut pourrait peut-être venir d’une possibilité offerte maintenant par la barre des tâches : l’affichage de certains avertissements directement dans les icônes de la barre. Par exemple, si vous effectuez une copie de fichiers, vous verrez ceci sur l’icône de l’Explorateur :
La barre d’avancement de la copie se reflète directement sur l’icône. Cet ajout se retrouve également pour Internet Explorer 8, dont la progression des téléchargements est elle aussi reflétée. Mais en quoi cette possibilité pourrait améliorer la situation de Live Messenger ? Parce qu’il est possible de faire apparaître une information très simple sur l’icône. Par exemple, on peut imaginer que le prochain Outlook indiquerait le nombre de courriers non lus directement sur sa propre icône. De même, celle de Windows Live Messenger pourrait afficher quelques noms de contacts en train de vous parler, et/ou le nombre de messages en attente de lecture.
Menu démarrer
Le menu Démarrer, tel que présent dans Windows 7, ne subit que peu de modifications. En fait, en dehors de quelques déplacements de raccourcis et d’une paire d’aménagements, il ne met en avant qu’une seule véritable nouveauté, qui est d’ailleurs commune à la nouvelle barre des tâches : les Jump Lists.Littéralement « listes de sauts », elles permettent, par un clic droit, de donner accès aux fonctions principales ainsi qu’aux derniers documents ouverts. Dans le cas de Windows Live Messenger 2009, compatible avec les Jump Lists, on retrouve ainsi une liste des statuts ainsi que des liens directs vers la boîte de courrier électronique ou la page d’accueil de MSN :
Dans le cas plus classique de Word, dont la version 2007 n’est pas encore taillée pour profiter pleinement de cette possibilité, on trouve une liste des documents récemment ouverts :
Le but d’une Jump List est de donner accès aux fonctionnalités les plus essentielles d’une application. Si cette dernière n’est pas lancée, et que l’on choisit une fonction précise, elle s’ouvre alors en présentant à l’utilisateur l’interface correspondant à son choix. Exemple : Windows Media Player permet ainsi de relancer directement la dernière liste de lecture jouée sur l’ordinateur.
De même, un clic droit sur l’icône de Windows Media Center, permet de relancer les derniers fichiers audio et/ou vidéo qui ont été lancés, le logiciel proposant alors de reprendre où vous vous étiez arrêté.
La dernière zone de la barre des tâches est celle des notifications. Autant le dire de suite : Microsoft cherche à réduire son utilisation grâce à son nouveau système d’icône. Et cette philosophie se retrouve sur un ajout important : une petite flèche blanche pointant vers le haut permet d’accéder aux icônes peu ou pas utilisées, en plus d’une fonction de personnalisation. Quand on clique dessus, on accède au panneau suivant :
On peut y choisir le comportement des icônes, une par une. On sélectionne alors le niveau d’avertissement que l’on souhaite :
- Montrer l’icône et les notifications qu’elle peut envoyer
- Ne montrer que les notifications
- Ne rien montrer du tout
Retour dans le passé
Le fonctionnement normal de la barre des tâches sous Windows 7 ne fera pas que des heureux. Que l’on soit perturbé par le changement ou que l’on n’aime décidément pas ce nouveau modèle ne change rien : on peut revenir à ce que l’on trouvait dans Windows XP et Vista.
Par un clic droit, on accède aux propriétés de la barre des tâches, et on remarque d’ailleurs qu’on y trouve le paramétrage de la fonction « Arrêtez » dans l’onglet « Menu Démarrer ».
Dans le premier onglet, le menu déroulant nommé « Taskbar buttons » permet de définir le comportement des fenêtres ouvertes dans la tâche :
- Toujours tout combiner : comportement normal de la barre dans Windows 7
- Ne combiner que quand la barre est pleine : affiche le label texte à droite des icônes actives, et ne regroupe les fenêtres que si la barre est pleine
- Ne rien combiner : ancien comportement de la barre des tâches, sans empilage des fenêtres d’une même application
Maintenant que l’on a vu comment fonctionne la barre des tâches, nous allons nous attaquer à la gestion des fenêtres et du bureau sous Windows 7, qui réserve d’ailleurs quelques surprises.
Sommaire
- 1. Introduction
- 2. Interface : barre des tâches
- 3. Interface : gestion du bureau et des fenêtres
- 4. Interface : explorateur
- 5. Interface : périphériques et imprimantes
- 6. Interface : Recherches fédérées
- 7. Fonctionnalités : WinSAT
- 8. Fonctionnalités : Windows Update, Action Center et PSR
- 9. Fonctionnalités : Internet Explorer 8
- 10. Fonctionnalités : Paint, Wordpad et Calc
- 11. Fonctionnalités : Media Player et Media Center
- 12. Fonctionnalités : Virtual Windows XP
- 13. Windows 7 : la répartition des fonctionnalités dans les éditions
- 14. Technique : les bases du système
- 15. Technique : la gestion graphique de Windows 7
- 16. Technique : le réseau
- 17. Technique : la maintenance et le déploiement
- 18. Technique : la sécurité
- 19. Conclusion



















