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Un INpactien à la coupe des jeux vidéos : Un an après !

Milohoffman le 22 juillet 2005 (35 881 lectures)
Voilà, c'est la fin de cette rétrospective sur la Coupe du Monde des Jeux Vidéos 2005. Néanmoins, avant de vous laisser retourner lire les news :D il me semble opportun de revenir sur certains points.

Les femmes et l'e-sport

Comme vous avez pu le constater dans l'article, les joueuses, on en parle beaucoup mais il y en a peu. Interrogé à ce sujet, Matthieu Dallon, dirigeant de Ligarena, a déclaré que tous les tournois étaient mixtes mais que dans le cas de Counter-Strike, la séparation des genres était une forme de "discrimination positive" pour inciter les femmes à participer à la compétition. De l'avis des joueuses elles-mêmes, la meilleure équipe féminine est encore loin de pouvoir rivaliser avec ne serait-ce qu'une bonne équipe masculine, bien que cela progresse.

Techniquement, il n'y a aucune différence physique contrairement à l'athlétisme par exemple qui puisse justifier un quelconque écart de niveau. Le problème viendrait peut-être de la difficulté pour les joueuses de s'entraîner contre des équipes d'hommes souvent "machos".

Quoiqu'il en soit, tout cela ne peut aller que de l'avant quand on sait qu'un joueur sur trois en est une ;-) et que désormais, elles ne se contentent plus des Sims !

L'e-sport aux Jeux Olympiques ?

Derrière ce titre saugrenu se trouve une déclaration tout à fait sérieuse de Jean-Paul Huchon, actuel président de la région Île-de-France. Ce dernier, fraîchement rentré de Singapour où il a appris la triste nouvelle, était en effet présent samedi pour une remise de trophées à l'issue de quoi il a annoncé qu'il écrirait une lettre au CIO pour demander l'intégration du "sport" électronique aux disciplines officielles des JO.

Simple plaisanterie/promesse (rayez la mention inutile) de pré-campagne ou proposition sérieuse ? L'avenir nous le dira. En attendant, je vous invite à lire deux interviews de Vossey.com à ce sujet :


Vers une professionalisation de l'e-sport ?

Au-delà du caractère surprenant de la déclaration de Mr Huchon, une vraie question se pose : l'eSport est-il en train de se professionaliser ? On pourrait même se dire que c'est déjà le cas en observant certaines power-houses telles que les Schroet Kommando ou les Four Kings, comportant des joueurs de nombreuses nationalités et entre lesquelles s'effectuent de vrais transferts, à la manière du football mais dont les montants sont encore très loin d'égaler l'achat de Zidane par le Real Madrid.

Les sponsors en tout cas ont l'air de l'entendre de cette oreille, n'hésitant pas à dépenser de l'argent pour des évènements (comme nVidia) ou des équipes (comme ATI) dans le but d'afficher leur marque.

C'est aussi la tendance qu'a pris l'ESWC en comparant cette édition aux précédentes. Paris, la capitale, qui comme je l'ai déjà dit au début de l'article, est nettement plus facile d'accès surtout quand on vient de l'étranger. La visibilité en devient plus importante, donnée essentielle pour les sponsors.

Qu'a-t-on à y perdre finalement ? De l'avis même de l'équipe des Goodgame, les années précédentes ressemblaient plus à “une fête des jeux vidéos” alors que cette fois-ci, le tout semblait nettement plus professionel.
L'ambiance en pâtit probablement, mais c'est le prix à payer pour atteindre cet objectif : on ne gagne pas des compétitions en vidant des packs de bières à la veille de grands matchs !

Les sponsors, encore eux, n'ont en tout cas pas raté le coche et étaient omniprésents tout le long du tournoi, comme vous avez sans doute pu le voir sur les photos. Louer le Carrousel du Louvre n'est pas à la portée de toutes les bourses, et pour cela il a fallu farcir les logos des investisseurs dans tous les recoins du lieu, y compris sur les T-shirts du staff. Plus gênant : l'entrecoupe de la visualisation des scores de matchs par les mêmes logos. Qui a dit JO d'Atlanta ?

Côté public ...

Professionalisation ou pas, des problèmes d'organisation ont taché une fois encore la Coupe du Monde des Jeux Vidéos. Sans parler des retards qui semblent être devenus une "norme" admise par tous, assister aux matchs qui ne se déroulaient pas sur scène (regarder un compteur défiler pour connaître le vainqueur d'un match Counter-Strike ne présente que très peu d'intérêt), qui plus est dans de bonnes conditions (à quand une marque de crèmes anti-jambes lourdes comme sponsor pour les visiteurs qui doivent rester debout de 10h à 20h ?) était une vraie gageure pour les visiteurs.

Des efforts ont été faits quelques jours après l'ouverture mais cela demeure insuffisant. On déplore aussi le manque de postes accessibles au public. Regarder des matchs dix heures de suite n'intéresse pas forcément tout le monde. Et les quelques ordinateurs équipés de Battlefield 2 ou de World of Warcraft ont été squattés en long, en large et en travers, croyez-moi.

 

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Ceci, d'autant plus que la zone presse était très grande et surtout très bien équipée. Cela peut sembler normal sauf lorsque l'on voyait des “journalistes” (des détenteurs de badge presse dirons-nous) s'adonner à des parties d'Unreal Tournament ou discuter sur MSN au nez et à la barbe des spectateurs refoulés par le vigile.


Certains ne manquent pas d'humour !

Le public a été éloigné des joueurs par rapport à l'an dernier, où je me souviens nettement avoir pu me balader dans leur dos et observer leur jeu sans difficulté. C'est particulièrement visible au niveau de l'espace Counter-Strike comme j'ai eu l'occasion de le mentionner. Ajouté à la non-retransmission des matchs, c'est ... ennuyeux.

Le Futuroscope a de nets avantages sur beaucoup de points : la taille et la multiplication des zones premièrement, pour éviter la concentration de personnes (comme ce fut le cas lors du match Goodgame – Team9 par exemple), les activités parallèles (la Pyramide inversée, c'est joli, mais ça ne vaut pas une attraction du Parc !) et bien sûr les facilités de restauration, d'hébergement et de déplacement entre les deux.

Je vous arrête tout de suite : non, ceci n'est pas un appel désespéré pour rétablir l'ESWC à Poitiers ! Il est d'ailleurs prévu que l'évènement soit déménagé d'ici un an ou deux à l'étranger. La Chine serait en bonne position pour accueillir la prochaine Coupe du Monde, murmure-t-on dans le milieu.
Dans ce cas, il sera très peu probable que j'en assure la couverture ;-)

Vous avez sans doute remarqué qu'il n'y a pas eu de partie relative à l'informatique cette année alors que vous aviez eu droit à la conférence nVidia sur le SLI l'été dernier. La raison est simple : le caméléon avait déjà annoncé son 7800 GTX, et n'avait par conséquent rien d'autre à nous mettre sous la dent si ce n'est les vidéos de démonstration de “la nouvelle puce de la mort qui tue”.


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Pas de "à l'année prochaine" donc cette fois mais plutôt un... wait & see !

[PAVE]