DVB-SH : l'expérimentation de la TV mobile à Pau
Marc Rees le 04 février 2008 (29 175 lectures)
Le test qui fut présenté est une première mondiale puisqu’il va permettre à l’avenir d’exploiter les résultats dans toutes les régions du monde. Les objectifs furent à la fois simples et vastes : vérifier les études sur le terrain, comme la portée des émetteurs installés sur les infrastructures 3G+ déjà en place, la combinaison avec les satellites, la portée « in door », etc. En tout plusieurs centaines de paramètres à éprouver sur le terrain. Ces mesures pratiques permettent aussi à Alcatel de donner les informations nécessaires à un plein engagement des opérateurs, SFR et Vodafone en tête, sur ce marché (coûts économiques en terme d’infrastructures techniques, etc.);
Techniquement, SFR s’est appuyé sur sept sites 3G disséminés dans la ville de Pau. Ces sept répéteurs DVB-SH réutilisent donc l’infrastructure 3G déjà en place. « L’intérêt a été choisir des sites bien identifiés de manière à mesurer la couverture quand il y a une connexion avec un site, deux, trois ou quatre, de voir les performances quand on est en voiture, chez soi, dans la rue, etc. » En outre, Alcatel a placé des récepteurs dans une voiture : à charge pour elle de faire un circuit déterminé dans la ville pour mesurer à chaque fois la qualité de la réception.
Un chariot également équipé de portables et de mobiles subissait le même sort, sur les trottoirs de Pau. La présence d’un satellite assurant une couverture depuis le haut a été également pensée, mais évidemment, la société n’allait pas envoyer un tel engin pour l’occasion. Elle a donc fait appel à une société d’hélicoptères privée afin d’installer sous l’un d’eux un récepteur et un émetteur. A un peu moins de 3000 d’altitude, le pilote devait tenir un vol parfaitement stationnaire pendant qu’au sol, étaient relevées les mesures. « L’expérience a duré en tout 70 heures en vol stationnaire, cela représente, en temps de vol, un voyage entre la France et l’Australie ! Quant à la voiture, elle a fait des ronds dans Pau pendant 20 000 Km. »
Le véhicule nous a d’ailleurs été présenté par une équipe de techniciens : à partir de quatre antennes sur le toit de l’auto, un ordinateur potable contrôlait la qualité du signal, les distances des échos (signale qui se reflète sur les bâtiments, ou venant de répéteurs éloignés) et d’autres paramètres.
Alors que ce sont ces échos qui sur une antenne TV peuvent dédoubler l’image sur le poste TV, ici, l’effet peut être bénéfique : « Avec la technologie suivie, on utilise les échos constructivement : la puissance du signal renforce le signal nominal, du moins jusqu’à une certaine limite ». Sur l’écran, divisé en 4 zones, on mesure les quatre phases du signal. Plus les points de la constellation sont concentrés, meilleure est la qualité. Moins ils le sont, plus il y a du bruit et plus il y a un risque que le récepteur interprète mal ou déforme le signal (on envoie un 0, 0, on reçoit un 0,1). Et ces risques de perturbations sont nombreux, entre les « mauvais » échos, les signaux voisins qui bavent, le bruit du récepteur lui-même…
Sur le chariot, on trouvait outre plusieurs téléphones DVB-SH, des ordinateurs portables, et un groupe électrogène. Difficile de passer inaperçu. « Les gens pensaient parfois qu’on contrôlait leur vitesse ! » sourit l’un des techniciens. Le tout réceptionnait des flux (particuliers, non « des chaînes classiques ») à partir desquels « on calcule le nombre de paquets faux reçus sur tel laps de temps », et selon un circuit géographique donné dans toute la ville, en fonction de la position des antennes.
Toutes les données étaient déchargées sur une station de travail pour faire des extractions supplémentaires et tirer des cartes mesurant l’effet du positionnement des antennes, la façon dont se distribue la qualité de la réception, etc.
Techniquement, SFR s’est appuyé sur sept sites 3G disséminés dans la ville de Pau. Ces sept répéteurs DVB-SH réutilisent donc l’infrastructure 3G déjà en place. « L’intérêt a été choisir des sites bien identifiés de manière à mesurer la couverture quand il y a une connexion avec un site, deux, trois ou quatre, de voir les performances quand on est en voiture, chez soi, dans la rue, etc. » En outre, Alcatel a placé des récepteurs dans une voiture : à charge pour elle de faire un circuit déterminé dans la ville pour mesurer à chaque fois la qualité de la réception.
Un chariot également équipé de portables et de mobiles subissait le même sort, sur les trottoirs de Pau. La présence d’un satellite assurant une couverture depuis le haut a été également pensée, mais évidemment, la société n’allait pas envoyer un tel engin pour l’occasion. Elle a donc fait appel à une société d’hélicoptères privée afin d’installer sous l’un d’eux un récepteur et un émetteur. A un peu moins de 3000 d’altitude, le pilote devait tenir un vol parfaitement stationnaire pendant qu’au sol, étaient relevées les mesures. « L’expérience a duré en tout 70 heures en vol stationnaire, cela représente, en temps de vol, un voyage entre la France et l’Australie ! Quant à la voiture, elle a fait des ronds dans Pau pendant 20 000 Km. »
Le véhicule nous a d’ailleurs été présenté par une équipe de techniciens : à partir de quatre antennes sur le toit de l’auto, un ordinateur potable contrôlait la qualité du signal, les distances des échos (signale qui se reflète sur les bâtiments, ou venant de répéteurs éloignés) et d’autres paramètres.
Alors que ce sont ces échos qui sur une antenne TV peuvent dédoubler l’image sur le poste TV, ici, l’effet peut être bénéfique : « Avec la technologie suivie, on utilise les échos constructivement : la puissance du signal renforce le signal nominal, du moins jusqu’à une certaine limite ». Sur l’écran, divisé en 4 zones, on mesure les quatre phases du signal. Plus les points de la constellation sont concentrés, meilleure est la qualité. Moins ils le sont, plus il y a du bruit et plus il y a un risque que le récepteur interprète mal ou déforme le signal (on envoie un 0, 0, on reçoit un 0,1). Et ces risques de perturbations sont nombreux, entre les « mauvais » échos, les signaux voisins qui bavent, le bruit du récepteur lui-même…
Sur le chariot, on trouvait outre plusieurs téléphones DVB-SH, des ordinateurs portables, et un groupe électrogène. Difficile de passer inaperçu. « Les gens pensaient parfois qu’on contrôlait leur vitesse ! » sourit l’un des techniciens. Le tout réceptionnait des flux (particuliers, non « des chaînes classiques ») à partir desquels « on calcule le nombre de paquets faux reçus sur tel laps de temps », et selon un circuit géographique donné dans toute la ville, en fonction de la position des antennes.
Toutes les données étaient déchargées sur une station de travail pour faire des extractions supplémentaires et tirer des cartes mesurant l’effet du positionnement des antennes, la façon dont se distribue la qualité de la réception, etc.
Sommaire
- 1. Un réseau hybride satellite terrestre DVB-SH
- 2. De la voiture à la poussette
- 3. La TV mobile s'envoie en l'air
















