Reportage PC Inpact : dans les coulisses de Photoweb.fr
Marc Rees le 27 novembre 2008 (30 930 lectures)
Page 1 : Photoweb, les débuts
Page 2 : Le bouche-à-oreille, moteur de Photoweb
Page 3 : La difficulté de la colorimétrie en ligne
Page 4 : L'heure du bain et du séchage
Page 5 : Nouveaux produits, Presses numériques HP
Page 6 : Massicoton, Duplo-ons, collons, emballons
Page 7 : Collage des pages des livres photo et conclusion
Un marketing basé sur le bouche-à-oreille et une démarche qualité
D’un point de vue marketing, la démarche a été simple : « les tirages photo sont un produit de consommation récurrente : les clients reviennent régulièrement et c’est un produit qu’on montre à ses proches. Cela favorise le bouche à oreille ». L’aiguillon économique a également eu son poids dans la démarche qualité : « Avec la hausse des frais commerciaux, il est difficile de rentabiliser un client lors des premières commandes, même lors des deux premières commandes. Payer très cher pour faire venir les clients et ne pas les fidéliser, c’est un mauvais calcul ! »
Photoweb avait initialement un positionnement très discount :« Quand le marché du développement photo a commencé à prendre, de par la faiblesse de nos charges fixes, on avait un avantage de compétitivité prix très important. C’était très difficile de faire plus économe ! On s’est dit très logiquement qu’on allait jouer sur les prix d’autant qu’à l’époque vendre par internet était synonyme de vente à bas prix. On a ensuite vite compris que les bagarres sur le prix n’étaient pas forcément dépendantes de critères économiques : il y avait notamment des questions de volonté de prises de parts de marché par des entreprises qui étaient prêtes à investir beaucoup, à générer des pertes pendant longtemps pour casser les prix. En tant qu’entreprise autofinancée, on ne pouvait pas tenir une telle stratégie. On a alors essayé de se spécialiser dans la qualité de service et dans l’innovation, de plus ou moins grande ampleur ».
De fait, Photoweb ne s’estime pas concurrencé par les minilabs. « On a des atouts qui sont dissociés, on ne peut pas les concurrencer sur leurs points forts, et eux ne peuvent pas concurrencer les nôtres. Notre point fort c’est le choix, le prix, la gamme, l’industrialisation des process, les interfaces de création. Pour quelqu’un qui est indépendant, c’est difficile à mettre en œuvre. Leur point fort, le service et la proximité, par exemple avec les personnes du troisième âge ».
Des commandes soumises à de fortes variations saisonnières
La gestion interne de toute la chaîne, sans intermédiaire, n’est pas simple. Les variations de commandes saisonnières conduisent l’entreprise à être toujours en surcapacité de production avec une politique d’investissement généreuse. « On a un pic saisonnier très sensible début décembre. On est obligé de dimensionner une capacité de production aux machines juste pour aborder cette période de début décembre ! » Impossible de lisser dans le temps et déporter les expéditions en janvier puisque les consommateurs veulent leur produit avant Noel.
Niveau matériel, le choix est simple : « On utilise des machines Fuji entièrement pour le développement photo et des presses HP Indigo pour l’impression des livres photo. Au-delà de la fiabilité, c’est un plus en termes de maîtrises techniques. » Moins de lots de pièces détachées, une expertise plus concentrée, les coûts de maintenance s’en ressentent.
Page 2 : Le bouche-à-oreille, moteur de Photoweb
Page 3 : La difficulté de la colorimétrie en ligne
Page 4 : L'heure du bain et du séchage
Page 5 : Nouveaux produits, Presses numériques HP
Page 6 : Massicoton, Duplo-ons, collons, emballons
Page 7 : Collage des pages des livres photo et conclusion
Un marketing basé sur le bouche-à-oreille et une démarche qualité
D’un point de vue marketing, la démarche a été simple : « les tirages photo sont un produit de consommation récurrente : les clients reviennent régulièrement et c’est un produit qu’on montre à ses proches. Cela favorise le bouche à oreille ». L’aiguillon économique a également eu son poids dans la démarche qualité : « Avec la hausse des frais commerciaux, il est difficile de rentabiliser un client lors des premières commandes, même lors des deux premières commandes. Payer très cher pour faire venir les clients et ne pas les fidéliser, c’est un mauvais calcul ! »
Photoweb avait initialement un positionnement très discount :« Quand le marché du développement photo a commencé à prendre, de par la faiblesse de nos charges fixes, on avait un avantage de compétitivité prix très important. C’était très difficile de faire plus économe ! On s’est dit très logiquement qu’on allait jouer sur les prix d’autant qu’à l’époque vendre par internet était synonyme de vente à bas prix. On a ensuite vite compris que les bagarres sur le prix n’étaient pas forcément dépendantes de critères économiques : il y avait notamment des questions de volonté de prises de parts de marché par des entreprises qui étaient prêtes à investir beaucoup, à générer des pertes pendant longtemps pour casser les prix. En tant qu’entreprise autofinancée, on ne pouvait pas tenir une telle stratégie. On a alors essayé de se spécialiser dans la qualité de service et dans l’innovation, de plus ou moins grande ampleur ».
De fait, Photoweb ne s’estime pas concurrencé par les minilabs. « On a des atouts qui sont dissociés, on ne peut pas les concurrencer sur leurs points forts, et eux ne peuvent pas concurrencer les nôtres. Notre point fort c’est le choix, le prix, la gamme, l’industrialisation des process, les interfaces de création. Pour quelqu’un qui est indépendant, c’est difficile à mettre en œuvre. Leur point fort, le service et la proximité, par exemple avec les personnes du troisième âge ».
Des commandes soumises à de fortes variations saisonnières
La gestion interne de toute la chaîne, sans intermédiaire, n’est pas simple. Les variations de commandes saisonnières conduisent l’entreprise à être toujours en surcapacité de production avec une politique d’investissement généreuse. « On a un pic saisonnier très sensible début décembre. On est obligé de dimensionner une capacité de production aux machines juste pour aborder cette période de début décembre ! » Impossible de lisser dans le temps et déporter les expéditions en janvier puisque les consommateurs veulent leur produit avant Noel.
Niveau matériel, le choix est simple : « On utilise des machines Fuji entièrement pour le développement photo et des presses HP Indigo pour l’impression des livres photo. Au-delà de la fiabilité, c’est un plus en termes de maîtrises techniques. » Moins de lots de pièces détachées, une expertise plus concentrée, les coûts de maintenance s’en ressentent.
Sommaire
- 1. Photoweb, les débuts
- 2. Le bouche-à-oreille, moteur de Photoweb
- 3. La difficulté de la colorimétrie en ligne
- 4. L'heure du bain et du séchage







