Mission Olivennes : les mesures Sarkozy pour civiliser l'Internet
Marc Rees le 23 novembre 2007 (48 950 lectures)
D. Une signature conclue par un discours de Nicolas Sarkozy
Dans son discours donné à l’occasion de la signature de l’accord interprofessionnel, Nicolas Sarkoy a exprimé sa conception de l’internet. Une vision digne d’un far west : beaucoup de « voleurs » et une industrie du contenu ruinée. L’intervention rappelle celle éclairée du chanteur de Kyo qui déclarait en 2006 après une rencontre avec le même Nicolas Sarkozy, « avec Internet on peut faire n'importe quoi. On peut empêcher ces sites d'être utilisables en France. Ils le font bien en Chine ». Extraits.
- Le « modèle chinois » qui est en passe d’être importé arrive dans un pays où, selon Nicolas Sarkozy, « le clonage et la dissémination de fichiers à l’infini ont entraîné depuis cinq ans la ruine progressive de l’économie musicale, en déconnectant les œuvres de leur coût de fabrication, et en donnant cette impression fausse que tout se vaut, que tout est gratuit ».
- « C’est à une véritable destruction de la culture que nous risquons d’assister. Aujourd’hui, un accord est signé, et je veux saluer ce moment décisif pour l’avènement d’un internet civilisé. Internet, c’est une « nouvelle frontière », un territoire à conquérir. Mais Internet ne doit pas être un « Far Ouest » high-tech, une zone de non-droit où des « hors-la-loi » peuvent piller sans réserve les créations, voire pire, en faire commerce sur le dos des artistes. D’un côté, des réseaux flambant neuf, des équipements ultra-perfectionnés, et de l’autre des comportements moyenâgeux, où, sous prétexte que c’est du numérique, chacun pourrait librement pratiquer le vol à l’étalage. »
- « On dit parfois que quand personne ne respecte la loi, c’est qu’il faut changer la loi. Sauf que si tout le monde tue son prochain, on ne va pas pour autant légaliser l’assassinat. Si tout le monde vole la musique et le cinéma, on ne va pas légaliser le vol. Et en même temps, nous savons tous qu’on ne va pas non plus mettre tous les jeunes en prison. » Autant le dire, la licence légale n’est pas une option dans son champ de vision.
- « Il nous fallait chercher des moyens intelligents et astucieux pour en appeler à la conscience du citoyen, lui donner la possibilité de rentrer dans le droit chemin »
- « Le contenu de cet accord est solide et équilibré. Il comporte des stipulations nouvelles et fortes ». (mails d’avertissements, suspension temporaire de l’accès à internet, résiliation, filtrage qui « consiste à retirer automatiquement les fichiers « pirates » des réseaux ou des plateformes d’hébergement au fur et à mesure de leur apparition », d’un côté, fin de verrous sur les morceaux français et alignement DVD/VOD de l’autre).
Dans son discours donné à l’occasion de la signature de l’accord interprofessionnel, Nicolas Sarkoy a exprimé sa conception de l’internet. Une vision digne d’un far west : beaucoup de « voleurs » et une industrie du contenu ruinée. L’intervention rappelle celle éclairée du chanteur de Kyo qui déclarait en 2006 après une rencontre avec le même Nicolas Sarkozy, « avec Internet on peut faire n'importe quoi. On peut empêcher ces sites d'être utilisables en France. Ils le font bien en Chine ». Extraits.
- Le « modèle chinois » qui est en passe d’être importé arrive dans un pays où, selon Nicolas Sarkozy, « le clonage et la dissémination de fichiers à l’infini ont entraîné depuis cinq ans la ruine progressive de l’économie musicale, en déconnectant les œuvres de leur coût de fabrication, et en donnant cette impression fausse que tout se vaut, que tout est gratuit ».
- « C’est à une véritable destruction de la culture que nous risquons d’assister. Aujourd’hui, un accord est signé, et je veux saluer ce moment décisif pour l’avènement d’un internet civilisé. Internet, c’est une « nouvelle frontière », un territoire à conquérir. Mais Internet ne doit pas être un « Far Ouest » high-tech, une zone de non-droit où des « hors-la-loi » peuvent piller sans réserve les créations, voire pire, en faire commerce sur le dos des artistes. D’un côté, des réseaux flambant neuf, des équipements ultra-perfectionnés, et de l’autre des comportements moyenâgeux, où, sous prétexte que c’est du numérique, chacun pourrait librement pratiquer le vol à l’étalage. »
- « On dit parfois que quand personne ne respecte la loi, c’est qu’il faut changer la loi. Sauf que si tout le monde tue son prochain, on ne va pas pour autant légaliser l’assassinat. Si tout le monde vole la musique et le cinéma, on ne va pas légaliser le vol. Et en même temps, nous savons tous qu’on ne va pas non plus mettre tous les jeunes en prison. » Autant le dire, la licence légale n’est pas une option dans son champ de vision.
- « Il nous fallait chercher des moyens intelligents et astucieux pour en appeler à la conscience du citoyen, lui donner la possibilité de rentrer dans le droit chemin »
- « Le contenu de cet accord est solide et équilibré. Il comporte des stipulations nouvelles et fortes ». (mails d’avertissements, suspension temporaire de l’accès à internet, résiliation, filtrage qui « consiste à retirer automatiquement les fichiers « pirates » des réseaux ou des plateformes d’hébergement au fur et à mesure de leur apparition », d’un côté, fin de verrous sur les morceaux français et alignement DVD/VOD de l’autre).
Sommaire
- 1. 1.Des décrets d'applications avant la loi
- 2. 2. Filtrage et liste noire
- 3. 3. Typologie du filtrage
- 4. 4. Analyse de l'accord Olivennes
- 5. 5. L'internet civilisé arrive, selon Nicolas Sarkozy
- 6. 6. Les premières réactions







