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Ma TV Perso : la TV du Freenaute

Marc Rees le 28 juin 2007 (33 343 lectures)
« Aux Freenautes d’être des citoyens responsables » (Maxime Lombardini)

Qui dit diffusion, dit nécessairement risques légaux. Même si le service ne ressemble pas à YouTube, DailyMotion et autre Kewego, on retrouve ici les mêmes problèmes que ceux rencontrés par ces plates-formes.

Au même titre que pour les pages perso, Free se blottit, tout naturellement derrière sa position d’intermédiaire technique. Il n’est qu’un simple hébergeur non responsable du contenu échangé par principe. C’est une application naturelle de la loi sur la confiance dans l’économie numérique.

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Free croit beaucoup dans l’autorégulation, pour une raison toute simple : les Freenautes ont tous un n° de téléphone, une adresse et une facturation mensuelle qu’il serait facile de retrouver. Ici pas de proxy, il est donc aisé de répondre à n’importe quelle injonction. « Ce ne sont pas des inconnus » appuie Maxime Lombardini, « on a l’espoir que la raison l’emporte, dans la mesure où les Freenautes sont abonnés ». Nous lui soumettons alors l’idée toute simple d’incruster par défaut le numéro de téléphone du Freenaute uploader en bas de l’écran. Si l’idée fait rire Maxime Lombardini, elle ne semble curieusement pas avoir ses préférences.

Plus sérieusement, des mises en garde de principe seront diffusées à la première connexion. En outre, un système d’alerte permettra de signaler des contenus qualifiés de « problématiques ». Un grand nombre de signalements (non encore chiffré) sur une vidéo alertera l’attention de Free. Mais le FAI insiste, là encore, sur son rôle de transporteur de flux plutôt que gendarme du contenu.

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Pour Jean-Louis Missika, « du point de vue des ayants droit, c’est un progrès que les gens utilisent ces services là plutôt que YouTube ou Dailymotion ». Le sentiment d’impunité sur le web est remplacé par celui de la responsabilité, en raison de la transparence de Ma TV Perso.

Reste qu’il sera impossible aux ayants droit de demander la suppression à Free d’un contenu échangé en salon privé, faute de pouvoir l’identifier. Et Free ne va sûrement pas jouer aux inquisiteurs, ce n’est ni son rôle ni son droit. Les esprits sombres envisageront du coup des sites d’échanges pour créer des comités restreints dédiés dans l’échange de films, pourquoi pas… A la décharge d’un tel risque, on citera deux arguments : juridiquement, l’exception de copie privée qui permet la diffusion dans le cercle de ses proches. Et une réalité économique puisque la diffusion en îlot restreint provoquera moins de dégâts qu’un lien BitTorrent lâché dans la nature.
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