Tout savoir sur les nouveaux Ivy Bridge d'Intel
David Legrand le 23 avril 2012 (11593 lectures)
Autre nouveauté d'Ivy Bridge : le support du PCI Express 3.0. Ici, Intel nous a indiqué avoir travaillé spécifiquement pour assurer un débit maximal, ce qui ne devrait néanmoins pas être d'une utilité folle pour les cartes graphiques. Il en sera sûrement tout autrement dans le cas des serveurs, lorsqu'il s'agit d'utiliser les GPU, ou les solutions de type MIC pour assurer des calculs massivement parallèles.
Au sein de chaque processeur, 16 lignes sont intégrées. En fonction du chipset utilisé, leur découpage pourra évoluer :
Pour en profiter, il faudra bien entendu disposer d'un processeur Ivy Bridge (Sandy Bridge étant limité au PCIe 2.0). Il sera INtéressant d'analyser, dans les jours à venir, les débits offerts par les différentes solutions.
En effet, comme on peut le voir sur ces représentations de Sandy Bridge et d'Ivy Bridge, l'IGP occupe désormais un peu moins de 30 % du die contre 20 % précédemment. Intel estime d'ailleurs l'avoir fait assez évoluer pour considérer qu'Ivy Bridge n'est pas qu'un « Tick » mais un « Tick+ ».
Parmi les nouveautés les plus visibles, on notera tout d'abord le support natif de trois sorties vidéo. En effet, chaque processeur vous permettra d'assurer le fonctionnement de trois écrans via des sorties numériques. Bien entendu, il ne faudra pas s'attendre à un fonctionnement de type groupé pour les applications 3D comme c'est le cas avec les solutions Eyefinity d'AMD et Surround de NVIDIA, mais dans le cadre d'un usage bureautique, cela devrait être bien suffisant.
Si vous avez surtout besoin d'un trio d'écran et de puissance CPU... il vous faudra donc partir à la chasse au Dahut, d'autant plus que seuls certains modèles spécifiques seront concernés. Nous avons en effet eu la confirmation que dans le cas d'une carte mère vendue séparément, il faudrait que celle-ci comporte deux ports DP et un port tiers (au choix) pour exploiter cette fonctionnalité.
Pour un portable exploitant l'eDP pour son écran, les deux ports complémentaires pourront être de tout type, alors que dans le cas d'une machine de type All-in-one, il faudra au moins un port DP sur les deux proposés en complément.
Les modèles destinés aux PC multimédias et aux machines de bureau devraient néanmoins proposer un tel trio. Au choix on pourra donc avoir de l'HDMI 1.4a, du DVI-DL ou du DP 1.1a.
Du côté des API supportées, on note l'arrivée de DirectX 11, ce qui devrait permettre d'en profiter sur des titres peu gourmands tels que World of Warcraft par exemple. On notera donc l'arrivée du support de la tessellation, mais cela permettra aussi de profiter des Compute Shaders en version 5.0.
Comme chez NVIDIA pour Kepler et contrairement à AMD pour ses Radeon HD 7000, DirectX 11.1 qui est une amélioration mineure qui arrivera avec Windows 8 n'est pas évoquée pour le moment. On s'étonnera par contre du support d'OpenGL qui se limite à la version 3.1, preuve que les pilotes vont encore devoir évoluer.
Pour les amateurs d'OpenCL, sachez qu'Intel semble enfin décidé à se bouger un peu. En effet, si c'est la version 1.1 qui sera nativement supportée, elle devrait l'être aussi bien pour le CPU que pour l'IGP. Un SDK permettant d'exploiter cette nouvelle fonctionnalité nous a ainsi été annoncé.
Des mises à jour des logiciels exploitant QSV seront nécessaires pour profiter de ces améliorations. Elles devraient être publiées dans les jours qui viennent par les partenaires d'Intel comme Cyberlink, ArcSoft, Corel... et le fondeur précise que des solutions de vidéo-conférence telles que Lync de Microsoft profiteront de cette fonctionnalité. Aucun mot sur des outils plus grand public tels que Skype, par exemple.
Plus largement, nous avons demandé au géant de Santa Clara ce qu'il en était du support de projets libres, ou d'une version du Media SDK sous Linux... et nous avons une fois de plus eu une réponse plutôt floue et plutôt négative.
Notez que lors de nos rencontres avec Jean Baptiste Kempf, président de la fondation VLC, il nous a été précisé plusieurs fois que, bien que des discussions sont en cours avec Intel, la licence du Media SDK empêche son utilisation au sein de tels projets. Il serait donc appréciable que le fondeur revoit un peu les choses afin que les utilisateurs puissent profiter plus largement des possiblité de ce moteur d'encodage, autrement que dans quelques outils commerciaux.
16 lignes PCIe 3.0 pour Ivy Bridge. Le découpage dépend du chipset
Cela permettra aussi de disposer d'un débit plus important pour les cartes compactes de type x1 à x4. Pour rappel, le PCIe 3.0 apporte en effet une bande passante doublée par ligne, soit 8 GT/s pour un port x16. Au niveau de son implémentation, de nombreux éléments ont donc dû changer comme le montre cette capture de la documentation qui nous a été fournie par le fondeur.Au sein de chaque processeur, 16 lignes sont intégrées. En fonction du chipset utilisé, leur découpage pourra évoluer :
- x16 : H77, Z75 et Z77
- x8 + x8 : Z75 et Z77
- x8 + x4 + x4 : Z77
Pour en profiter, il faudra bien entendu disposer d'un processeur Ivy Bridge (Sandy Bridge étant limité au PCIe 2.0). Il sera INtéressant d'analyser, dans les jours à venir, les débits offerts par les différentes solutions.
HD Graphics 2500 / 4000 : le petit « plus » qui fait que ?
Passons maintenant à la partie graphique. Tout d'abord, au sein de la puce, on peut voir que l'importance prise par celle-ci est plus forte :En effet, comme on peut le voir sur ces représentations de Sandy Bridge et d'Ivy Bridge, l'IGP occupe désormais un peu moins de 30 % du die contre 20 % précédemment. Intel estime d'ailleurs l'avoir fait assez évoluer pour considérer qu'Ivy Bridge n'est pas qu'un « Tick » mais un « Tick+ ».
Parmi les nouveautés les plus visibles, on notera tout d'abord le support natif de trois sorties vidéo. En effet, chaque processeur vous permettra d'assurer le fonctionnement de trois écrans via des sorties numériques. Bien entendu, il ne faudra pas s'attendre à un fonctionnement de type groupé pour les applications 3D comme c'est le cas avec les solutions Eyefinity d'AMD et Surround de NVIDIA, mais dans le cadre d'un usage bureautique, cela devrait être bien suffisant.
Gestion de trois écrans : deux DisplayPort nécessaires sur les cartes mères
Notez par contre que les constructeurs ne se bousculent pas au portillon pour proposer trois sorties vidéo sur leurs cartes mères. Celles-ci occupent en effet de la place sur le panneau arrière, et il est sans doute bien plus vendeur de proposer une pléthore de ports USB / FireWire / eSATA, notamment sur les cartes destinées aux joueurs et autres amateurs de performances qui utiliseront certainement une carte graphique.Si vous avez surtout besoin d'un trio d'écran et de puissance CPU... il vous faudra donc partir à la chasse au Dahut, d'autant plus que seuls certains modèles spécifiques seront concernés. Nous avons en effet eu la confirmation que dans le cas d'une carte mère vendue séparément, il faudrait que celle-ci comporte deux ports DP et un port tiers (au choix) pour exploiter cette fonctionnalité.
Pour un portable exploitant l'eDP pour son écran, les deux ports complémentaires pourront être de tout type, alors que dans le cas d'une machine de type All-in-one, il faudra au moins un port DP sur les deux proposés en complément.
Les modèles destinés aux PC multimédias et aux machines de bureau devraient néanmoins proposer un tel trio. Au choix on pourra donc avoir de l'HDMI 1.4a, du DVI-DL ou du DP 1.1a.
API : DirectX 11, OpenCL sur GPU... mais OpenGL 3.1
Du côté des API supportées, on note l'arrivée de DirectX 11, ce qui devrait permettre d'en profiter sur des titres peu gourmands tels que World of Warcraft par exemple. On notera donc l'arrivée du support de la tessellation, mais cela permettra aussi de profiter des Compute Shaders en version 5.0.
Comme chez NVIDIA pour Kepler et contrairement à AMD pour ses Radeon HD 7000, DirectX 11.1 qui est une amélioration mineure qui arrivera avec Windows 8 n'est pas évoquée pour le moment. On s'étonnera par contre du support d'OpenGL qui se limite à la version 3.1, preuve que les pilotes vont encore devoir évoluer.
Pour les amateurs d'OpenCL, sachez qu'Intel semble enfin décidé à se bouger un peu. En effet, si c'est la version 1.1 qui sera nativement supportée, elle devrait l'être aussi bien pour le CPU que pour l'IGP. Un SDK permettant d'exploiter cette nouvelle fonctionnalité nous a ainsi été annoncé.
QSV passe la seconde et s'ouvre aux outils de vidéo-conférence... mais pas au libre
Quick Sync Video, le moteur d'encodage vidéo intégré, passe pour sa part à la version 2.0, qui est gérée par la version 2012 du Media SDK dont nous vous parlions il y a peu. Intel annonce cette nouvelle mouture comme bien plus efficace en terme de performance, mais précise aussi que des fonctionnalités d'amélioration du contraste et des couleurs sont désormais disponibles dans le « Pixel Back End ».Des mises à jour des logiciels exploitant QSV seront nécessaires pour profiter de ces améliorations. Elles devraient être publiées dans les jours qui viennent par les partenaires d'Intel comme Cyberlink, ArcSoft, Corel... et le fondeur précise que des solutions de vidéo-conférence telles que Lync de Microsoft profiteront de cette fonctionnalité. Aucun mot sur des outils plus grand public tels que Skype, par exemple.
Plus largement, nous avons demandé au géant de Santa Clara ce qu'il en était du support de projets libres, ou d'une version du Media SDK sous Linux... et nous avons une fois de plus eu une réponse plutôt floue et plutôt négative.
Notez que lors de nos rencontres avec Jean Baptiste Kempf, président de la fondation VLC, il nous a été précisé plusieurs fois que, bien que des discussions sont en cours avec Intel, la licence du Media SDK empêche son utilisation au sein de tels projets. Il serait donc appréciable que le fondeur revoit un peu les choses afin que les utilisateurs puissent profiter plus largement des possiblité de ce moteur d'encodage, autrement que dans quelques outils commerciaux.
Sommaire
- 1. LGA 1155 : un socket... qui ne change pas
- 2. Cap sur le 22 nm et les transistors Tri-Gate « 3D »
- 3. Nouvelles instructions, Secure Key et OS Guard
- 4. Baisse de la consommation et... overclocking
- 5. PCIe 3.0, HD Graphics 2500 / 4000 et QSV 2.0
- 6. WiDi pour PC de bureau, Insider 2.0 et performances 3D
- 7. La gamme, les tarifs... et notre conclusion































