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Interview : Starforce répond

Bruno Cormier le 26 janvier 2006 (30 940 lectures)
Les critiques sont nombreuses vis-à-vis de votre protection. Certains ont déjà pu lui reprocher de faire augmenter significativement le prix des jeux, qu'en est-il ?

Le coût de la protection Starforce pour un logiciel de jeux équivaut à environ 15 centimes d'euros par CD/DVD fabriqué, on ne peut pas vraiment dire que cela augmente vraiment le prix d'un jeu.

StarforceCertains reprochent encore à la protection Starforce d'empêcher la copie de sauvegarde des logiciels protégés, quel est votre point de vue sur la question ?

D'après ce que m'a dit Jean Claude Larue, le délégué général du SELL, le droit à la copie privée ne concerne pas les logiciels. D’ailleurs il convient de noter que les éditeurs de jeux vidéo ne touchent pas un centime des taxes perçues sur les ventes de CD et DVD vierges et autres supports de stockage. Ces sommes sont reversées aux éditeurs de films et de musique. En ce qui concerne les CD abîmés ou usagés, à ma connaissance, la plupart des éditeurs de jeux échangent les CD/DVD.

Finalement quelle est la seule contrainte d'un logiciel protégé avec StarForce ? Mettre le CD/DVD original dans le lecteur quand on veut lancer le programme. Reproche-t-on à Sony de devoir mettre le jeu dans le lecteur pour lancer un jeu PlayStation ? Et peut-on vraiment reprocher à une protection anticopie d'être... incopiable !

(Note de PCI : si la copie privée ne concerne les cd audio et les films, on notera à propos de la copie de sauvegarde de logiciels, une décision du TGI Valence, en date du 2 Juill. 1999 (APP, SDRM, SNEP, SONY, autres c/ Pascal D.). Il avait estimé que "La copie de sauvegarde est effectivement nécessaire pour les logiciels livrés sur des supports spécialement vulnérables, c'est-à-dire dont le contenu peut être altéré sans faute de l'utilisateur, tel un programme sur disquette. Tel n'est pas le cas du CD-ROM qui n'est exposé, comme tout autre bien, qu'aux dommages accidentels ou par manque de soins et non aux risques de dégradation logicielle". Le code de la propriété intellectuelle ne fait pas le distingo entre supports altérables ou non, d'autant que les CD ont une durée de vie limitée. On apposera donc des réserves sur ce point)


Toujours sur ce plan, de nombreux utilisateurs affirment que la protection Starforce et ses pilotes de bas niveau provoquent des incompatibilités entre le disque optique protégé et certains lecteurs ? Qu'en est-il ?

Le directeur du SAV de chez Ubisoft a pu publier (*) des statistiques portant sur les 500 000 premiers exemplaires vendus de leur dernier Splinter Cell. Les statistiques sont de 0,3 % d'utilisateurs ayant eu un problème, le taux habituel étant plutôt de 0,1 %. Il faut savoir qu'un trop grand nombre d'appels au SAV coûte une fortune à l'éditeur, et même en terme d'image, il ne pourrait pas se permettre d'utiliser un système trop problématique. Il apparaît que presque 100 % des problèmes ont été résolus par Ubisoft et Starforce, seul deux problèmes matériels plus sérieux sont survenus chez 0,01 %, et 0,002 % des utilisateurs, et sont encore non résolus. Et dans ces cas-là, on suppose plus que le bug vient d'une autre variable, externe à Starforce (on a déjà eu des cas de blocage par l'antivirus, etc.).

Nous avons été les premiers à développer un système à base de codes hardware pour aider les clients et s'assurer que tous les possesseurs de CD protégés pourraient lire leur disque. Notre support technique est disponible 24h/24 et 7j/7 pour aider les clients.

(*) Effectivement, voir sur cette page chez Ubisoft.