Neuf et la fibre, entre P2P et GPon
Marc Rees le 27 juillet 2007 (54 297 lectures)
Ces sites-là, vous les achetez, les louez ?
Nous avons une politique d’acquisition pour pérenniser l’établissement du réseau. Ici c’est un shelter (une cabine technique) construit il y a quelques années et disponible. Souvent on cherche des locaux qui sont plutôt des surfaces commerciales en rez-de-chaussée avec idéalement une certaine accessibilité aux égouts directement pour nous aider à faire passer facilement les fibres.
Pour le génie civil, comment cela se passe exactement ?
On a fait un choix de passer les câbles dans le réseau d’assainissement. Toutes les fibres arrivent de l’avenue d’à côté. Une tranchée conduit alors les multiples fibres jusqu’au local POP. Au sol, on voit nettement la réfection d’enrobé sous lequel se concentrent les fourreaux dans lesquels passent les câbles de fibres optiques. Les travaux font appel à de multiples prestataires : sur la zone privative, c’est Neuf qui a la maîtrise de l’ensemble des travaux, sur la partie publique, c’est la mairie de Paris qui centralise les réfections de tranchées
Gérer tous ces prestataires, n’est-ce pas compliqué ?
C’est de la gestion de projet, du phasage de travaux, c’est du boulot. Avec cette masse de fibres concentrées sous nos pieds, on trouve 14 fourreaux et 5000 fibres. Ceux-ci vont permettre de passer devant 200 immeubles, soit un peu moins de 10 000 foyers dans le quartier en tout. Neuf calcule un taux de pénétration prévisionnel puisque dans chaque immeuble, tout le monde ne souhaite pas nécessairement être raccordé. Ce taux est plus ou moins uniforme sur Paris. Cela permet de raccorder nos abonnés, mais aussi d’avoir une surcapacité permettant de louer à des tiers qui pourraient être intéressés.
Si l’on en revient au Gpon et au P2P, qu'est-ce qui motive votre arbitrage entre l’une et l’autre de ces technologies ?
Sur Paris, on est plutôt en point par point pour la raison expliquée tout à l’heure à savoir la possibilité de passer plusieurs câbles dans les égouts. On travaille également sur des projets en province où, là, notre projet est de rechercher du génie civil existant pour tenter de réduire le coût. Bien souvent, on n’a alors pas la capacité de passer autant de câbles. On opte alors pour le GPON. Ce sont donc les possibilités de réutilisation qui « drivent » en fait le choix de la technologie. On peut aussi faire du GPON de manière opportuniste pour chercher de grosses barres d’immeubles. Avec le principe d’une fibre par habitant, cela peut faire des travaux très lourds. L’option GPON est plus simple : elle permet de ramener une fibre près de l’immeuble, de la découpler et de chercher facilement 64 abonnés. C’est un problème d’études économiques et de compromis entre faisabilité technique et reto ur sur investissement.
Nous avons une politique d’acquisition pour pérenniser l’établissement du réseau. Ici c’est un shelter (une cabine technique) construit il y a quelques années et disponible. Souvent on cherche des locaux qui sont plutôt des surfaces commerciales en rez-de-chaussée avec idéalement une certaine accessibilité aux égouts directement pour nous aider à faire passer facilement les fibres.
Pour le génie civil, comment cela se passe exactement ?
On a fait un choix de passer les câbles dans le réseau d’assainissement. Toutes les fibres arrivent de l’avenue d’à côté. Une tranchée conduit alors les multiples fibres jusqu’au local POP. Au sol, on voit nettement la réfection d’enrobé sous lequel se concentrent les fourreaux dans lesquels passent les câbles de fibres optiques. Les travaux font appel à de multiples prestataires : sur la zone privative, c’est Neuf qui a la maîtrise de l’ensemble des travaux, sur la partie publique, c’est la mairie de Paris qui centralise les réfections de tranchées
Gérer tous ces prestataires, n’est-ce pas compliqué ?
C’est de la gestion de projet, du phasage de travaux, c’est du boulot. Avec cette masse de fibres concentrées sous nos pieds, on trouve 14 fourreaux et 5000 fibres. Ceux-ci vont permettre de passer devant 200 immeubles, soit un peu moins de 10 000 foyers dans le quartier en tout. Neuf calcule un taux de pénétration prévisionnel puisque dans chaque immeuble, tout le monde ne souhaite pas nécessairement être raccordé. Ce taux est plus ou moins uniforme sur Paris. Cela permet de raccorder nos abonnés, mais aussi d’avoir une surcapacité permettant de louer à des tiers qui pourraient être intéressés.
Si l’on en revient au Gpon et au P2P, qu'est-ce qui motive votre arbitrage entre l’une et l’autre de ces technologies ?
Sur Paris, on est plutôt en point par point pour la raison expliquée tout à l’heure à savoir la possibilité de passer plusieurs câbles dans les égouts. On travaille également sur des projets en province où, là, notre projet est de rechercher du génie civil existant pour tenter de réduire le coût. Bien souvent, on n’a alors pas la capacité de passer autant de câbles. On opte alors pour le GPON. Ce sont donc les possibilités de réutilisation qui « drivent » en fait le choix de la technologie. On peut aussi faire du GPON de manière opportuniste pour chercher de grosses barres d’immeubles. Avec le principe d’une fibre par habitant, cela peut faire des travaux très lourds. L’option GPON est plus simple : elle permet de ramener une fibre près de l’immeuble, de la découpler et de chercher facilement 64 abonnés. C’est un problème d’études économiques et de compromis entre faisabilité technique et reto ur sur investissement.
Sommaire
- 1. Neuf et la fibre optique p.1
- 2. Neuf et la fibre optique p.2
- 3. Neuf et la fibre optique p.3
- 4. Neuf et la fibre optique p.4










