EDITO : Le marché de l'emploi des INformaticiens
ZeBigBug le 28 mars 2004 (51 878 lectures)
Les méthodes de gestion de crise.
Le Syntec
Devant une situation, les approches des partenaires sociaux sont différentes. Le syndicat professionnel représentants les employeurs, le Syntec, souhaite modifier la convention collective en vue de plus de souplesse, quelques exemples :
- Le contrat de travail. La méthode de Michel de Virville reprend l'idée de créer un contrat de travail lié aux contrats commerciaux de l'entreprise.
Ainsi on fera appel à l'informaticien que pendant la durée de la mission chez le client et à la fin aucune obligation de prime de précarité ou de « contrainte » sociale : c'est l'informaticien à la demande ou jetable. Le système est parfait pour les entreprises, pas de gestion humaine, pas de besoin d'adapter les hommes au marché. L'ennui est que les connaissances sont rapidement obsolètes et le besoin fluctu. L'informaticien doit gérer sa carrière, anticiper les besoins, chercher des contrats, se vendre. En résumé, devenir intermittent, avec un effet vicieux, de vivre avec un salaire variable à la hausse quand ses compétences sont demandées, à la baisse quand il redevient débutant. Ce n'est plus l'entreprise qui payera la formation de ses employés mais l'état par des formations aux demandeurs d'emploi avec parfois peu de chance de retrouver une situation, le recruteur préférera un débutant de 23 ans à celui de 30 ans ou plus .
- La clause de mobilité géographique. Le Syntec veut la définir caractéristique des métiers de service et donc l'inscrire dans le contrat de travail. L'effet pervers, pour se débarrasser d'un employé, on le mutera à l'opposé de la France et s'il est marié avec deux enfants il ne pourra que démissionner ou divorcer.
- Les jours de congés. Afin de mieux coller à la demande du client, l'employé ne pourra plus choisir, il sera utilisé pour compenser les période d'inter contrat.
Ces propositions n'ont pas été négociées avec les syndicats.
La méthode libérale.
Pour se débarrasser d'un collaborateur, les entreprises utilisent le licenciement à l'amiable, c'est-à-dire que l'on vous licencie pour une faute imaginaire mais avec un chèque et la garantie de percevoir les Assedic. A lire pour plus de détails, l'express ou le site de munci. Sinon, c'est la méthode expéditive plus pénible pour le salarié.
La poupée russe.
Le client utilise un prestataire qui fait appel à un autre prestataire pour trouver un intérimaire ou fait appel à un indépendant ou encore cherche dans sa propre entreprise. La méthode permet au client final de ne pas gérer de personnels, ni de compétences, comme le prestataire. L'inconvénient du système est la confidentialité des données, ainsi des milliers de personnes étrangères aux entreprises ont accès aux données confidentielles et aux failles des systèmes. Qui peut garantir que le prestataire ne va pas espionner le client directement en regardant les messageries, les disques durs, ou encore en développant dans un programme complexe : un back doors ?
Ma conclusion
Devant une telle situation, quel est l'état d'esprit de l'informaticien ? Salaire à la baisse, pression de plus en plus forte, horaires, chômage à répétition, n'encouragent plus les personnes à s'investir dans une carrière... Sur une durée de 5 ans, de nombreuses personnes ont connu des périodes de chômage de plusieurs mois et le temps venant, il est de plus en plus dur de retrouver un emploi. Les personnes qui ont souscrit un crédit habitation par exemple doivent renégocier les échéances et réduire leur mode de vie.
On assure aujourd'hui un retour vers le plein emploi en 2005, 2006, 2007, on nous promet même la pénurie. Mais pas de panique, on fera appel à l'immigration, de cette manière on sabotera l'économie de pays qui ont investi pour former des élites et surtout, ils seront moins chers et plus malléable que les informaticiens nationaux.
Etre informaticien, c'est être aventurier, plus que carriériste diront les managers. D'autres diront que c'est s'exposer à la précarité et à refaire sa vie après 30 ans.
Vous pouvez participer au débat dans cette page.
Le Syntec
Devant une situation, les approches des partenaires sociaux sont différentes. Le syndicat professionnel représentants les employeurs, le Syntec, souhaite modifier la convention collective en vue de plus de souplesse, quelques exemples :
- Le contrat de travail. La méthode de Michel de Virville reprend l'idée de créer un contrat de travail lié aux contrats commerciaux de l'entreprise.
Ainsi on fera appel à l'informaticien que pendant la durée de la mission chez le client et à la fin aucune obligation de prime de précarité ou de « contrainte » sociale : c'est l'informaticien à la demande ou jetable. Le système est parfait pour les entreprises, pas de gestion humaine, pas de besoin d'adapter les hommes au marché. L'ennui est que les connaissances sont rapidement obsolètes et le besoin fluctu. L'informaticien doit gérer sa carrière, anticiper les besoins, chercher des contrats, se vendre. En résumé, devenir intermittent, avec un effet vicieux, de vivre avec un salaire variable à la hausse quand ses compétences sont demandées, à la baisse quand il redevient débutant. Ce n'est plus l'entreprise qui payera la formation de ses employés mais l'état par des formations aux demandeurs d'emploi avec parfois peu de chance de retrouver une situation, le recruteur préférera un débutant de 23 ans à celui de 30 ans ou plus .
- La clause de mobilité géographique. Le Syntec veut la définir caractéristique des métiers de service et donc l'inscrire dans le contrat de travail. L'effet pervers, pour se débarrasser d'un employé, on le mutera à l'opposé de la France et s'il est marié avec deux enfants il ne pourra que démissionner ou divorcer.
- Les jours de congés. Afin de mieux coller à la demande du client, l'employé ne pourra plus choisir, il sera utilisé pour compenser les période d'inter contrat.
Ces propositions n'ont pas été négociées avec les syndicats.
La méthode libérale.
Pour se débarrasser d'un collaborateur, les entreprises utilisent le licenciement à l'amiable, c'est-à-dire que l'on vous licencie pour une faute imaginaire mais avec un chèque et la garantie de percevoir les Assedic. A lire pour plus de détails, l'express ou le site de munci. Sinon, c'est la méthode expéditive plus pénible pour le salarié.
La poupée russe.
Le client utilise un prestataire qui fait appel à un autre prestataire pour trouver un intérimaire ou fait appel à un indépendant ou encore cherche dans sa propre entreprise. La méthode permet au client final de ne pas gérer de personnels, ni de compétences, comme le prestataire. L'inconvénient du système est la confidentialité des données, ainsi des milliers de personnes étrangères aux entreprises ont accès aux données confidentielles et aux failles des systèmes. Qui peut garantir que le prestataire ne va pas espionner le client directement en regardant les messageries, les disques durs, ou encore en développant dans un programme complexe : un back doors ?
Ma conclusion
Devant une telle situation, quel est l'état d'esprit de l'informaticien ? Salaire à la baisse, pression de plus en plus forte, horaires, chômage à répétition, n'encouragent plus les personnes à s'investir dans une carrière... Sur une durée de 5 ans, de nombreuses personnes ont connu des périodes de chômage de plusieurs mois et le temps venant, il est de plus en plus dur de retrouver un emploi. Les personnes qui ont souscrit un crédit habitation par exemple doivent renégocier les échéances et réduire leur mode de vie.
On assure aujourd'hui un retour vers le plein emploi en 2005, 2006, 2007, on nous promet même la pénurie. Mais pas de panique, on fera appel à l'immigration, de cette manière on sabotera l'économie de pays qui ont investi pour former des élites et surtout, ils seront moins chers et plus malléable que les informaticiens nationaux.
Etre informaticien, c'est être aventurier, plus que carriériste diront les managers. D'autres diront que c'est s'exposer à la précarité et à refaire sa vie après 30 ans.
Sommaire
- 1. Page 1
- 2. Page 2





