DualDisc : interview de Sony BMG France
Marc Rees le 14 avril 2006 (13 508 lectures)
Beaucoup d’artistes préfèrent sortir leur CD accompagné d’un DVD, dans un packaging unique. Pourquoi préférer le dual disc ?
Nous aussi nous avons sorti ce type de produit, et on n’a pas de problème particulier avec l’un ou l’autre. On a trouvé cependant intéressante la proposition d’avoir sur un même support, deux expériences audiovisuelles et audio. Une proposition technique sur laquelle c’est évidemment le consommateur qui choisit au final. Le packaging est joli et le contenu de la face DVD est exclusif. On ne reproduit pas du contenu publié ailleurs, ce qui nous a permis d’avoir une vraie réflexion sur le contenu, avec un effort de production. Cette technologie est aussi une façon pour les artistes de réfléchir sur « comment communiquer avec son public sur ce contenu audiovisuel. »
Il y a tout de même un petit bémol : le disque, sans sérigraphie, n’est-il pas plus fragile ?
La fragilité ? Je ne pense pas qu’il soit plus fragile. Si on le raye, il s’abîme au même titre que les CD normaux, mais je n’ai pas entendu parler de problèmes particuliers ou accrus par rapport aux formats classiques.
En tout cas, votre choix stratégique et commercial n’est pas encore défini sur le dual disc ?
L’objectif n’est pas de forcer l’artiste ou le consommateur à utiliser ce support. On nous a suffisamment longtemps reproché le vieillissement du support audio classique, qui a vingt ans. On s'est dit que ce nouveau support aux fonctionnalités supplémentaires et enrichies par rapport au support audio, était vraiment intéressant. L’on propose, le consommateur décide.
L’attente des consommateurs ne serait pas plutôt une baisse des tarifs de ce format si vieillissant, plutôt que ce surplus de valeur ajoutée ?
Si vous regardez les tarifs 2005, les prix ont largement baissé. Après on constate aussi qu’il y a ceux qui ont un acte d’achat exclusivement porté sur la musique de l’artiste. D’autres, cherchent un peu plus que la musique et sont capables et acceptent de payer un tout petit peu plus cher. On est dans un marché de plus en plus fragmenté, certains veulent la musique, d’autres, autre chose, etc. avec des propositions complémentaires.
Entre dual disc, CD, SACD, Blu Ray, DVD HD, DVD Audio etc. le marché ne devient-il pas un peu trop dense, ou complexe pour les attentes des consommateurs ?
Pour l'instant, on a surtout reproché d’avoir un CD trop vieillissant et on nous a demandé d’être novateur ! Le packaging a été revu, il est plutôt agréable et d’une utilisation qui rajeunit le format. Au-delà de l’aspect physique et technologique, c’est le contenu audiovisuel produit pour ce support qui est l’atout important. Ce contenu est produit pour ce support.
Nous aussi nous avons sorti ce type de produit, et on n’a pas de problème particulier avec l’un ou l’autre. On a trouvé cependant intéressante la proposition d’avoir sur un même support, deux expériences audiovisuelles et audio. Une proposition technique sur laquelle c’est évidemment le consommateur qui choisit au final. Le packaging est joli et le contenu de la face DVD est exclusif. On ne reproduit pas du contenu publié ailleurs, ce qui nous a permis d’avoir une vraie réflexion sur le contenu, avec un effort de production. Cette technologie est aussi une façon pour les artistes de réfléchir sur « comment communiquer avec son public sur ce contenu audiovisuel. »
Il y a tout de même un petit bémol : le disque, sans sérigraphie, n’est-il pas plus fragile ?
La fragilité ? Je ne pense pas qu’il soit plus fragile. Si on le raye, il s’abîme au même titre que les CD normaux, mais je n’ai pas entendu parler de problèmes particuliers ou accrus par rapport aux formats classiques.
En tout cas, votre choix stratégique et commercial n’est pas encore défini sur le dual disc ?
L’objectif n’est pas de forcer l’artiste ou le consommateur à utiliser ce support. On nous a suffisamment longtemps reproché le vieillissement du support audio classique, qui a vingt ans. On s'est dit que ce nouveau support aux fonctionnalités supplémentaires et enrichies par rapport au support audio, était vraiment intéressant. L’on propose, le consommateur décide.
L’attente des consommateurs ne serait pas plutôt une baisse des tarifs de ce format si vieillissant, plutôt que ce surplus de valeur ajoutée ?
Si vous regardez les tarifs 2005, les prix ont largement baissé. Après on constate aussi qu’il y a ceux qui ont un acte d’achat exclusivement porté sur la musique de l’artiste. D’autres, cherchent un peu plus que la musique et sont capables et acceptent de payer un tout petit peu plus cher. On est dans un marché de plus en plus fragmenté, certains veulent la musique, d’autres, autre chose, etc. avec des propositions complémentaires.
Entre dual disc, CD, SACD, Blu Ray, DVD HD, DVD Audio etc. le marché ne devient-il pas un peu trop dense, ou complexe pour les attentes des consommateurs ?
Pour l'instant, on a surtout reproché d’avoir un CD trop vieillissant et on nous a demandé d’être novateur ! Le packaging a été revu, il est plutôt agréable et d’une utilisation qui rajeunit le format. Au-delà de l’aspect physique et technologique, c’est le contenu audiovisuel produit pour ce support qui est l’atout important. Ce contenu est produit pour ce support.
Sommaire
- 1. DualDisc - Interview de Sony BMG (1)
- 2. DualDisc - Interview de Sony BMG (2)







