Dans les coulisses du data center d'Iliad (Free)
Marc Rees le 07 décembre 2009 (77 067 lectures)
Le marché des data centers est un marché où la demande écrase l’offre, « principalement parce que les assurances ont imposé à beaucoup de clients de doubler leurs infrastructures informatiques ».
Le groupe Iliad a aussi décidé de diversifier les activités d’hébergement et avoir une activité vraiment spécialisée data center : « voilà pourquoi on a conservé cette activité lors du rachat d’Alice et on a décidé de la pérenniser en investissant massivement une dizaine de millions d’euros. Les travaux techniques sont terminés depuis un mois et demi, là on a finalisé tout ce qui était cosmétique. »
Une entreprise qui ne connaît pas la crise : avant même l’inauguration, Iliad a déjà vendu plus de la moitié de l’espace. Et de grands noms (streaming de musique, blogs, etc.) sont ou seront hébergés dans cette zone.
La dépendance avec EDF
« EDF, ce sont les seuls capables à nous fournir l’énergie nécessaire à notre activité, » une situation de dépendance qui montre ses revers : « on est confronté depuis 5 ou 6 ans à des augmentations tarifaires importantes, de l’ordre de 60%. Cela a beaucoup incité les acteurs à vouloir baisser fortement leur consommation électrique », parfois sous couvert officiel du sceau du Green IT.
Ces infrastructures qui demandent toujours plus de place consomment aussi de plus en plus : en cinq ans, la consommation moyenne des machines a été multipliée par trois. « C’est une réalité, malgré tous les arguments écologiques des constructeurs. On a tous le même problème : la consommation des machines a fortement augmenté. Avec la virtualisation, on consomme plus sur la même machine et on a tendance à beaucoup surdimensionner. »
Début de la visite
Le site est évidemment ultra sécurisé. Pour pénétrer dans la zone, il faut d’abord montrer patte blanche (ou rouge) : les accès se font par un sas avec système biométrique par « Biovein ». « Ce ne sont pas les empreintes qui sont analysées. Un rayon infrarouge traverse le doigt et détermine le réseau veineux. C’est, un système agrée, par la CNIL car quand vous touchez une vitre, vous ne laissez pas votre réseau veineux dessus ». C’est un système de reconnaissance, mais aussi de validation : on appose son doigt, et l’ordinateur vous reconnaît tout en vous ouvrant la porte. Tous les clients ont une empreinte biométrique », avec des degrés d’autorisation variables.
Le site fait plus de 5800 m² dont 4600 m² de surface nette dédiés aux salles machines. Le reste est la partie purement infrastructure. Des caméras de surveillance sur IP sont égrainées un peu partout aux points de circulation comme dans les salles informatiques.
Le groupe Iliad a aussi décidé de diversifier les activités d’hébergement et avoir une activité vraiment spécialisée data center : « voilà pourquoi on a conservé cette activité lors du rachat d’Alice et on a décidé de la pérenniser en investissant massivement une dizaine de millions d’euros. Les travaux techniques sont terminés depuis un mois et demi, là on a finalisé tout ce qui était cosmétique. »
Une entreprise qui ne connaît pas la crise : avant même l’inauguration, Iliad a déjà vendu plus de la moitié de l’espace. Et de grands noms (streaming de musique, blogs, etc.) sont ou seront hébergés dans cette zone.
La dépendance avec EDF
« EDF, ce sont les seuls capables à nous fournir l’énergie nécessaire à notre activité, » une situation de dépendance qui montre ses revers : « on est confronté depuis 5 ou 6 ans à des augmentations tarifaires importantes, de l’ordre de 60%. Cela a beaucoup incité les acteurs à vouloir baisser fortement leur consommation électrique », parfois sous couvert officiel du sceau du Green IT.
Ces infrastructures qui demandent toujours plus de place consomment aussi de plus en plus : en cinq ans, la consommation moyenne des machines a été multipliée par trois. « C’est une réalité, malgré tous les arguments écologiques des constructeurs. On a tous le même problème : la consommation des machines a fortement augmenté. Avec la virtualisation, on consomme plus sur la même machine et on a tendance à beaucoup surdimensionner. »
Début de la visite
Le site est évidemment ultra sécurisé. Pour pénétrer dans la zone, il faut d’abord montrer patte blanche (ou rouge) : les accès se font par un sas avec système biométrique par « Biovein ». « Ce ne sont pas les empreintes qui sont analysées. Un rayon infrarouge traverse le doigt et détermine le réseau veineux. C’est, un système agrée, par la CNIL car quand vous touchez une vitre, vous ne laissez pas votre réseau veineux dessus ». C’est un système de reconnaissance, mais aussi de validation : on appose son doigt, et l’ordinateur vous reconnaît tout en vous ouvrant la porte. Tous les clients ont une empreinte biométrique », avec des degrés d’autorisation variables.
Si vous avez de la veine, ca passe
Le site fait plus de 5800 m² dont 4600 m² de surface nette dédiés aux salles machines. Le reste est la partie purement infrastructure. Des caméras de surveillance sur IP sont égrainées un peu partout aux points de circulation comme dans les salles informatiques.
Sommaire
- 1. Le data center d'Iliad : introduction
- 2. Début de la visite
- 3. Il a froid, il a tout compris
- 4. Un problème géré à l'envers









