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Anatomie d’une alimentation, les points importants

Tophe le 27 juin 2005 (85 229 lectures)
La stabilité des tensions

En raison de l’importance que revêt la stabilité des divers tensions délivrées par une alimentation, c’est de ce côté que l’on peut distinguer un bon modèle d’un autre nettement moins performant. Parmi les marques les plus connues on constate ainsi des écarts importants.

Plus une alimentation est sollicitée plus la qualité du courant qu’elle délivre a tendance à baisser. Au repos, sous Windows, ou simplement en surfant sur le net, la demande en courant s’avère relativement faible. Le processeur et la carte graphique ne sont pas trop actifs et ils se contentent alors de peu de courant. Par contre, dès que l’on passe à une application plus gourmande en ressources (typiquement un jeu…), ces deux composants se mettent alors à consommer bien plus d’électricité, donc à solliciter l’alimentation de manière bien plus importante. Sur les modèles les moins bons le courant délivré par la ligne 12 volts par exemple, a tendance à varier énormément, et on constate parfois des écarts de plus de 0,25 volts entre le mode « au repos » et le mode « en pleine charge ». A l’inverse, sur les modèles les plus performants, cet écart reste raisonnable et limité à environ 0,05 volts le tout sur une même machine de tests.

Speedfan

Bien que l’on soit assez peu habitué à ce genre de valeur, cela revient à comparer les performances sous un jeu 3D d’un Athlon FX dernier cri avec celles d’un bon vieux Duron de première génération… autant dire que c’est le jour et la nuit ! Pour faire simple, la variation de courant est ici identique à la variation de consommation en essence pour une voiture au repos moteur simplement allumé et la même voiture lancée à 200 km/h sur un circuit. Plus le moteur travaille vite, plus le besoin en énergie est important.

Mesurer la variation des tensions

Afin de distinguer les performances de chaque alimentation du commerce, il est donc nécessaire de mesurer les tensions de sortie sur les trois lignes ATX lors de diverses phases. La plupart du temps on mesure ces valeurs à l’allumage de l’ordinateur (moment durant lequel l’alimentation est particulièrement sollicitée), au repos lors de l’affichage de l’écran du Bios, au repos sous Windows, et enfin en pleine activité avec plusieurs composants (processeur, carte graphique, disque dur) utilisés à 100%. Il suffit alors de comparer toutes les valeurs obtenues pour se faire une idée de la stabilité de l’ensemble. Bien que l’on puisse effectuer ces mesures à l’aide d’un logiciel de monitoring quelconque en passant par les sondes présentes sur toutes les cartes mères récentes, il est préférable d’utiliser un voltmètre pour plus de précision. En effet, les valeurs retournées par les sondes ne sont pas toujours très fiables et on obtient parfois des résultats pour le moins fantaisistes.

Voltmetre


Pour effectuer ces mesures, rien de plus simple, il suffit de brancher un voltmètre sur les diverses prises dont dispose n’importe quelle alimentation. On peut ainsi mesurer les tensions réelles sur les lignes 5 et 12 volts avec une simple prise molex libre, la prise à quatre broches que l’on connecte aux disques durs et autres lecteurs de DVD (câble noir plus câble rouge pour le 5 volts et câble noir plus câble jaune pour le 12 volts).

Mesurer la tension en 3,3 volts s’avère par contre plus délicat. En effet cette fois-ci il faudra passer soit par la prise 20/24 broches qui relie l’alimentation à la carte mère, soit par une prise SATA. Or, dans les deux cas, on ne pourra pas se contenter de placer les deux capteurs du voltmètre « dans » les deux prises correspondantes celles-ci n’étant pas facilement accessibles. Quoi qu’il en soit cette fois-ci il faudra mesurer la différence de potentiel entre un des câbles noirs (terre) et un des câbles orange (3,3 volts). Quitte à être perfectionniste, l’idéal est d’effectuer plusieurs fois ces mesures lors de chaque phase (au repos et en pleine activité), sur des câbles différents (prises molex différentes), notamment sur une ligne de molex laissée totalement libre (sans aucun périphérique raccordé aux prises du câble en question), et sur une ligne utilisée (avec un disque dur de branché à l’une des prises molex par exemple).

Au repos la mesure peut se faire assez rapidement, en effet, dans ces conditions le courant varie assez peu et le relevé peut donc être quasi instantané, en activité par contre il faudra laisser tourner l’alimentation un certain temps (entre 30 minutes et une heure), afin d’obtenir une valeur maximale (ou minimale, suivant la manière dont votre alimentation réagira) représentative de la crête de courant délivré.

Afin d’obtenir des valeurs représentatives l’idéal est de disposer d’une machine particulièrement gourmande, donc équipée de nombreux périphériques et composants. Bien sûr un processeur, un chip graphique et de la mémoire overclockés auront un INpact non négligeable au niveau des résultats obtenus au final. Là aussi l’idéal reste d’effectuer les mesures avec et sans overclocking afin de disposer d’un meilleur éventail de résultats.

Molex


Il n’y a pas de mystère, la stabilité des tensions obtenues dépend avant tout de la qualité des composants de l’alimentation testée. Suivant ce que l’on trouve à l’intérieur du bloc mais aussi en fonction du PCB lui-même, la tension pourra alors être particulièrement stable ou bien digne d’un yoyo.

interieur


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