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Une journée démo WiMax chez Alcatel-Lucent

Marc Rees le 03 décembre 2007 (30 312 lectures)
Standardisation technique

Derrière le terme unique de Wimax se cachent plusieurs standards développés au sein du groupe IEEE 802.16 (Institute of Electrical and Electronics Engineers) (voir tableau ci-dessous).

wimax
(Source : Wikipedia)

Dans ce cadre, c’est l’IEEE 802.16e qui attire les attentions. Cette norme révisant la strandarisation « d », a été validée par l’IEEE fin 2005. Elle permet à elle seule le déploiement d’un réseau Wimax mobile et laisse entrevoir des applications de type téléphonie sur IP, en sus des applications web classiques.

Cette Rev-e (pour révision e) permet de passer d’une cellule à une autre sans déconnexion ou perte de signal. On travaille déjà sur d’autres révisions comme la « m » capable d’un débit de 1 Gb/s. Cette évolution « m » sera « plus performante que le 16e surtout au niveau remplissage et efficacité spectrale ». Sa grande caractéristique ? « Elle sera rétro compatible avec le WiMAX 802.16e-2005. Tout mobile 16E qui va dans une infrastructure 16M sera pris en charge. Il y aura ainsi une évolution douce, sans « gap » technologique » se félicite par avance Philippe Goossens.

La situation exotique française

Au niveau de la France, on doit souligner le choix tout particulier fait par les autorités compétentes, qui fut de morceler le pays à coup de deux licences par région, en sus de la licence nationale obtenue par Free via Altitude télécom. Certes, Alcatel a des contrats avec SHD, filiale entre SFR et Neuf Telecom, ou encore Bolloré qui couvrent les plus grandes villes françaises (île de France, Paca),  mais la situation est surtout vécue comme un frein



« De fait, ce morcellement génère un déséquilibre dans le développement des licences, cet état n’est pas nécessairement bon pour le marché » regrette Philippe Goossens. Dans les esprits, les explications de ce découpage sont simples : c’est la protection des avantages acquis par les opérateurs 3G puisqu’avec un tel morcellement, on conçoit sans mal que l’itinérance, la mobilité sont particulièrement freinés. Diviser pour mieux régner, en somme.

Pis encore, ces licences ont été réglementaire attribuées par l’Arcep pour des applications uniquement fixes et nomadiques, mais non mobiles. Avec le Wimax version française, nous n’avons pas de transition possible : si l’on se connecte à une cellule et que l’on se déplace vers une autre zone de couverture, il faut impérativement se déconnecter puis se reconnecter.

Des contraintes que ne connaissent pas l’Angleterre, Allemagne, Pays Bas, Suède, etc. où prospère la mobilité. Les attentions se concentrent aujourd’hui sur Bruxelles où la mobilité a le vent en poupe et dont une directive autorise justement la mobilité. Il serait donc possible qu’à terme le régulateur opte finalement pour le Wimax mobile. Quand ? On ne sait pas.

Si la France nage encore à contre-courant dans ce grand fleuve, cela ne posera pas nécessairement des problèmes d’infrastructure une fois que le choix de la mobilité pris. Des opérateurs qui ont cette licence fixe ou nomadique déploient en effet déjà des systèmes mobiles en Rev-e.