Anatomie d’une alimentation, les points importants
Tophe le 27 juin 2005 (85 310 lectures)
Le rendement et la chaleur
En bon composant électrique qui se respecte, plus une alimentation est puissante, plus elle dégage de chaleur. Cela vient du fait qu’aucun bloc disponible à l’heure actuel n’affiche un rendement de 100%. Pour trouver cette valeur, il faut passer par un Wattmètre, appareil qui n’est pas forcément accessible à tout le monde. En général, le rendement d’une alimentation varie entre 50% (pour les modèles les plus mauvais) et 80% (pour les meilleurs), la moyenne étant aux environs de 70%.
Cette donnée est importante non seulement pour la chaleur dégagée (plus le rendement est bon, moins la perte est élevée) mais aussi et surtout pour le courant réellement consommé. Une alimentation avec un mauvais rendement consommera plus qu’une autre : à la rigueur elle pourra alors servir de chauffe pieds en hiver, voire, dans les cas extrêmes, de chauffe plats, mais ça n’est pas là sa vocation première. Malheureusement cette valeur est assez délicate à mesurer et il faut en plus passer par certains calculs indispensables. Lors d’un achat il est donc préférable de se fier à la valeur indiquée par le constructeur même si ça n’est pas entièrement satisfaisant. On en reparlera certainement dans un prochain article plus théorique (rendement, consommation, puissance, cos phi, cachets d’aspirine etc…).
Les petits plus qui font la différence
Tout comme pour les cartes mères ou les cartes graphiques, certains constructeurs soignent tout particulièrement le packaging de leurs alimentations. Suivant la marque cela va d’une simple notice à une véritable avalanche de petits gadgets plus ou moins utiles.
Les différences les plus notables se situent au niveau du système de câblage. Une bonne alimentation de nos jours se doit de disposer, au minimum, de câbles gainés. Sur les modèles classiques d’entrée de gamme les câbles ne sont pas protégés : ainsi tous les fils relient un par un chaque prise au bloc lui-même. Outre le problème de l’esthétisme, cela a surtout tendance à créer un véritable « sac de nœuds » à l’intérieur du boîtier. Avec quatre fils par prises molex (et une moyenne de huit à dix prises de ce type), plus les fils de la prise ATX 20/24 ou encore de la prise P4, on a vite fait d’être confronté à un véritable Scoubidou qui aurait pu tenir en haleine nos parents pendant de nombreuses heures. Cela n’est pas pratique à mettre en place, on fait vite des nœuds, il est impossible de ranger tous ces câbles correctement et le flux d’air à l’intérieur du boîtier finit par s’en ressentir.
Au chapitre des petits plus qui font la différence on note également, en vrac, les prises molex faciles à débrancher, les alimentations modulaires, la possibilité de régler les tensions de sortie ou la vitesse de rotation des ventilateurs, l’éclairage etc…
Voilà, c'est fini pour aujourd'hui, vous pouvez éteindre votre PC et reprendre une vie normale, il fait beau, on crève de chaud... purée qu'il fait chaud ! Foutu temps franchement... et pour le reste, au menu d'ici quelques semaines, la suite: les normes ATX et BTX, la notion d'alimentation active/passive et les normes européennes, si mon PC n'a pas fondu d'ici là...
En bon composant électrique qui se respecte, plus une alimentation est puissante, plus elle dégage de chaleur. Cela vient du fait qu’aucun bloc disponible à l’heure actuel n’affiche un rendement de 100%. Pour trouver cette valeur, il faut passer par un Wattmètre, appareil qui n’est pas forcément accessible à tout le monde. En général, le rendement d’une alimentation varie entre 50% (pour les modèles les plus mauvais) et 80% (pour les meilleurs), la moyenne étant aux environs de 70%.
Cette donnée est importante non seulement pour la chaleur dégagée (plus le rendement est bon, moins la perte est élevée) mais aussi et surtout pour le courant réellement consommé. Une alimentation avec un mauvais rendement consommera plus qu’une autre : à la rigueur elle pourra alors servir de chauffe pieds en hiver, voire, dans les cas extrêmes, de chauffe plats, mais ça n’est pas là sa vocation première. Malheureusement cette valeur est assez délicate à mesurer et il faut en plus passer par certains calculs indispensables. Lors d’un achat il est donc préférable de se fier à la valeur indiquée par le constructeur même si ça n’est pas entièrement satisfaisant. On en reparlera certainement dans un prochain article plus théorique (rendement, consommation, puissance, cos phi, cachets d’aspirine etc…).
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Les petits plus qui font la différence
Tout comme pour les cartes mères ou les cartes graphiques, certains constructeurs soignent tout particulièrement le packaging de leurs alimentations. Suivant la marque cela va d’une simple notice à une véritable avalanche de petits gadgets plus ou moins utiles.
Les différences les plus notables se situent au niveau du système de câblage. Une bonne alimentation de nos jours se doit de disposer, au minimum, de câbles gainés. Sur les modèles classiques d’entrée de gamme les câbles ne sont pas protégés : ainsi tous les fils relient un par un chaque prise au bloc lui-même. Outre le problème de l’esthétisme, cela a surtout tendance à créer un véritable « sac de nœuds » à l’intérieur du boîtier. Avec quatre fils par prises molex (et une moyenne de huit à dix prises de ce type), plus les fils de la prise ATX 20/24 ou encore de la prise P4, on a vite fait d’être confronté à un véritable Scoubidou qui aurait pu tenir en haleine nos parents pendant de nombreuses heures. Cela n’est pas pratique à mettre en place, on fait vite des nœuds, il est impossible de ranger tous ces câbles correctement et le flux d’air à l’intérieur du boîtier finit par s’en ressentir.
Au chapitre des petits plus qui font la différence on note également, en vrac, les prises molex faciles à débrancher, les alimentations modulaires, la possibilité de régler les tensions de sortie ou la vitesse de rotation des ventilateurs, l’éclairage etc…
Voilà, c'est fini pour aujourd'hui, vous pouvez éteindre votre PC et reprendre une vie normale, il fait beau, on crève de chaud... purée qu'il fait chaud ! Foutu temps franchement... et pour le reste, au menu d'ici quelques semaines, la suite: les normes ATX et BTX, la notion d'alimentation active/passive et les normes européennes, si mon PC n'a pas fondu d'ici là...

Sommaire
- 3. La puissance théorique, le bruit
- 4. Le rendement, les petits plus qui font la différence












