Comment les maisons de disques vendent des bonus périssables
Dans le cadre de notre enquête, nous avons testé près de trente albums, sortis à des époques différentes et produits par plusieurs maisons de disques. Sur tous les CD que nous avons essayés, l’enregistrement des données personnelles se passe toujours bien. Les problèmes commencent lorsqu’il faut s’authentifier...
Le lien OpenDisc fonctionne mal ou pas du tout
Sur certains CD, l’interface OpenDisc ne permet pas d’accéder aux contenus. Concrètement, lorsqu’on lance le CD, on n’arrive nulle part et il n’est donc possible d’accéder à rien.
Nous avons par exemple pu constater ce problème avec l’album « Un homme sans racine », de Gérald De Palmas (2004), ou « Du plaisir » de Michel Sardou (2004).
Il y a aussi les cas où le lien fonctionne, mais renvoie tout simplement vers le site public de l’artiste, le même auquel vous auriez pu accéder si vous aviez directement tapé son nom dans un moteur de recherche.
Nous avons par exemple constaté ce problème avec l’album « Bleu Pétrole », d’Alain Bashung (2008), ou « Pocket Symphony » de Air (2007).
Le lien fonctionne, mais pas les contenus
Deuxième cas de figure : l’authentification permet de se connecter à l’interface OpenDisc, seulement celle-ci ne permet pas d’accéder aux contenus. Vous êtes sur le site privé mis en avant dans le courriel de présentation, mais certains des contenus (voire tous les contenus) ne sont pas accessibles. Ainsi, lorsque nous avons cliqué pour lancer la « vidéo exclusive de 30 minutes de l’enregistrement de l’album » New Yorker, d’Hugues Aufray (2009), tel que le vante son site officiel, nous nous sommes vus opposer un « stream not found » : impossible d’avoir accès à cette vidéo.
Ce fut également le cas pour les vidéos exclusives de clips acoustiques inédits de Christophe Maé, sur « On trace la route » (2010), ou sur des vidéos du CD « Jamais seul » de Johnny Hallyday (2011).
Le lien fonctionne, mais la licence a expiré
Dans d’autres cas encore, on se connecte à l’interface OpenDisc et il est clairement indiqué que la licence est expirée, à l’instar du « No Promises », de Carla Bruni (2007).
Ce fut également le cas pour « Frenchy » d’Eddy Mitchell (2003), ou d’ « Explicit Lyrics », d’Ophélie Winter (2002).
Les contenus sont là, mais pas autant que promis
Il y a aussi des fois où on vous promet beaucoup de choses, et où les contenus mis en avant se révèlent finalement plus maigres que ceux légitimement espérés. Prenons le cas du dernier CD de Louis Bertignac, « Grizzly », sorti en 2011. Si la pochette du CD ne s’engage certes que sur un accès à des « bonus exclusifs », le mail suivant l’authentification fait quant à lui état « bonus et inédits rien que pour vous ». Une fois connecté, « les » inédits se transforment en « un » seul inédit (en rouge ci-dessous). Et ce titre apparaît bien comme le seul bonus digne de ce nom sur l’unique page du « site privé ».
Voilà ce que promet la pochette du disque « Grizzly »
Tout fonctionne !
Si la majorité de notre stock a généré déceptions et frustrations, il y a néanmoins des OpenDisc qui marchent normalement. Citons « L’espoir », de Cali (2008), ou « Tout et son contraire », de Florent Pagny (2010), notamment.
Après avoir dressé un panorama des problèmes rencontrés sur plusieurs albums, nous avons contacté les différents protagonistes de ce système afin d’avoir quelques explications, à commencer par la société qui fournit les interfaces OpenDisc.
- 1. Introduction
- 2. Panorama des situations constatées
- 3. Du côté d'OpenDisc

















