Technologie Pentium 4 : Questions & réponses
Tuan le 07 janvier 2002 (12 558 lectures)
Et l'optimisation SSE 2 dans tout ça ne permet elle pas de faire plusieurs intstructions en même temps et d'améliorer les performances du P4 ? (On fait allusion au SIMD, Single Instruction Multiple Data)
Et bien oui mais le drame c'est que c'est impossible (du moins très difficile) d'obtenir un code qui fasse bien cela. L'optimisation manuelle rebute les éditeurs car elle est trop coûteuse et trop longue. Pour l'automatiser, un compilateur performant est nécessaire. Intel prétend en avoir un mais le problème c'est qu'on ne sais toujours pas pourquoi il n'est pas utilisé !
Est-ce que c'est tout ?
Non, ce n'est pas tout, au chapitre des oublis, le Pentium 4 utilise aussi le "prefetching" pour améliorer le taux de cache Hit, c'est-à-dire les requêtes vers le cache qui sont réussies (le cache contient les informations demandées). Cela consiste à charger dans le cache de manière automatique (procédure initiée par le processeur lui-même) à partir de la Ram, les instructions qui sont susceptibles d'être requises dans les calculs. Cela évite des temps d'accès supplémentaires si le logiciel avait à les demander lui-même à la mémoire vive. Mais cela n'est plus une exclusivité Intel car le Athlons XP proposent aussi ce type de technologie…
Sans oublier qu'il semblerait qu' Intel a constaté que les unités de calcul chauffent beaucoup à cause des fréquences infernales du processeur. Ils ont donc intégré une sonde thermique au cœur du processeur pour "surveiller" ces bouffées de chaleur, en cas de surchauffe les unités de calculs ralentissent leur vitesse d'exécution de 50% ! Et le pire est que ces pics de chaleurs ne semblent pas être des plus rares. Les performances n'en sont pas divisées par 2, rassurez vous mais on y perd tout de même…
Malgré tout le P4 a-t-il un avenir glorieux ?
C'est toujours difficile à prédire … Mais le Northwood devrait déjà remettre quelques petits détails en place. Il proposera un plus gros cache L2 ce qui permettra de meilleures prestations sur les applications qui ne tenaient pas dans celui du Willamette. Cependant Intel semble déjà faire machine arrière sur certains points, le Mckinley successeur de l'Itanium, revient sur quelques principes initiés par le Pentium 4. La profondeur de pipeline est revue à la baisse (donc les fréquences aussi). Mais les performances n'en sont pas pour autant diminuées ! Serait-ce un aveu d'Intel qui a lancé la course aux Mhz ? La fréquence n'est pas tout ! Mais la tendance d'Intel à vouloir "déporter" les prédictions de branchement vers le compilateur (du moins lui donner un rôle plus important) semble le confirmer. Intel aurait donc bel et bien un compilateur très performant sur ce plan. Cela laisse donc présager de bonnes choses, bien que le P4 et le Mckinley ne soient pas du tout sur le même segment de marché. Il n'en reste pas moins qu'il s'agit de la même société.
Le Pentium 4 est donc un échec ?
Non, je ne dirais pas cela. Il est tout simplement moins bon que l'Athlon sur les logiciels et les progiciels qui sont peu optimisés. Malheureusement ces softwares sont la très grande majorité et les choses ne semblent pas vouloir bouger de sitôt. Les choix technologiques d'Intel sont à mon sens cohérent dans sa logique. La Rambus est un choix pertinent pour le type d'application gourmandes en bande passante (les applications multimédia), les choix technologiques peuvent ensuite sembler discutables mais regardons y de plus près. Intel est leader et peut se permettre d'orienter le marché des microprocesseurs. Ils ne s'en privent pas et essayent d'imposer leur technologie (performante), mais qui demande un gros effort de la part des éditeurs pour adapter leurs offres. En comptant sur son poids (certes en perte face à AMD) Intel pensait certainement emmener toute l'industrie avec lui dans la conception du futur qu'ils avaient. Malheureusement pour eux cela ne s'est pas produit et AMD s'est engouffré dans la brèche. Avec plus ou moins de bonheur, ça, c'est à vous d'en juger.
Et bien oui mais le drame c'est que c'est impossible (du moins très difficile) d'obtenir un code qui fasse bien cela. L'optimisation manuelle rebute les éditeurs car elle est trop coûteuse et trop longue. Pour l'automatiser, un compilateur performant est nécessaire. Intel prétend en avoir un mais le problème c'est qu'on ne sais toujours pas pourquoi il n'est pas utilisé !
Est-ce que c'est tout ?
Non, ce n'est pas tout, au chapitre des oublis, le Pentium 4 utilise aussi le "prefetching" pour améliorer le taux de cache Hit, c'est-à-dire les requêtes vers le cache qui sont réussies (le cache contient les informations demandées). Cela consiste à charger dans le cache de manière automatique (procédure initiée par le processeur lui-même) à partir de la Ram, les instructions qui sont susceptibles d'être requises dans les calculs. Cela évite des temps d'accès supplémentaires si le logiciel avait à les demander lui-même à la mémoire vive. Mais cela n'est plus une exclusivité Intel car le Athlons XP proposent aussi ce type de technologie…
Sans oublier qu'il semblerait qu' Intel a constaté que les unités de calcul chauffent beaucoup à cause des fréquences infernales du processeur. Ils ont donc intégré une sonde thermique au cœur du processeur pour "surveiller" ces bouffées de chaleur, en cas de surchauffe les unités de calculs ralentissent leur vitesse d'exécution de 50% ! Et le pire est que ces pics de chaleurs ne semblent pas être des plus rares. Les performances n'en sont pas divisées par 2, rassurez vous mais on y perd tout de même…
Malgré tout le P4 a-t-il un avenir glorieux ?
C'est toujours difficile à prédire … Mais le Northwood devrait déjà remettre quelques petits détails en place. Il proposera un plus gros cache L2 ce qui permettra de meilleures prestations sur les applications qui ne tenaient pas dans celui du Willamette. Cependant Intel semble déjà faire machine arrière sur certains points, le Mckinley successeur de l'Itanium, revient sur quelques principes initiés par le Pentium 4. La profondeur de pipeline est revue à la baisse (donc les fréquences aussi). Mais les performances n'en sont pas pour autant diminuées ! Serait-ce un aveu d'Intel qui a lancé la course aux Mhz ? La fréquence n'est pas tout ! Mais la tendance d'Intel à vouloir "déporter" les prédictions de branchement vers le compilateur (du moins lui donner un rôle plus important) semble le confirmer. Intel aurait donc bel et bien un compilateur très performant sur ce plan. Cela laisse donc présager de bonnes choses, bien que le P4 et le Mckinley ne soient pas du tout sur le même segment de marché. Il n'en reste pas moins qu'il s'agit de la même société.
Le Pentium 4 est donc un échec ?
Non, je ne dirais pas cela. Il est tout simplement moins bon que l'Athlon sur les logiciels et les progiciels qui sont peu optimisés. Malheureusement ces softwares sont la très grande majorité et les choses ne semblent pas vouloir bouger de sitôt. Les choix technologiques d'Intel sont à mon sens cohérent dans sa logique. La Rambus est un choix pertinent pour le type d'application gourmandes en bande passante (les applications multimédia), les choix technologiques peuvent ensuite sembler discutables mais regardons y de plus près. Intel est leader et peut se permettre d'orienter le marché des microprocesseurs. Ils ne s'en privent pas et essayent d'imposer leur technologie (performante), mais qui demande un gros effort de la part des éditeurs pour adapter leurs offres. En comptant sur son poids (certes en perte face à AMD) Intel pensait certainement emmener toute l'industrie avec lui dans la conception du futur qu'ils avaient. Malheureusement pour eux cela ne s'est pas produit et AMD s'est engouffré dans la brèche. Avec plus ou moins de bonheur, ça, c'est à vous d'en juger.





