Interview de G. Levy, RealNetworks Europe
Marc Rees le 11 mai 2006 (7 334 lectures)
Gabriel Levy, directeur du secteur « Musique » de RealNetworks Europe, a bien voulu répondre à quelques-unes de nos questions à l’occasion du lancement de RealMusic. Responsable de toutes les activités relatives à la musique dans la zone concernée, il a été en charge pendant sept années du marketing et du développement business online d’un grand label new-yorkais. Il écrit enfin régulièrement dans des publications comme Hits !, Vibe et CMJ.
RealMusic existait déjà en Angleterre sous le nom de RealCommunity. Quels ont été les résultats outre-Manche de cette expérience ?
Nous avons lancé Real Community il y a quelques mois en Angleterre et jusqu’ici cela a été un succès considérable. Nous ne pouvons cependant révéler de chiffres en termes d’utilisateurs, mais nous avons suscité un énorme un intérêt dans la communauté des usagers. De plus, un grand nombre de personnes a joint la communauté comme artistes non rattachés à une maison de disque, en fournissant de la musique pour l’écoute et le partage avec les autres. En outre, ces utilisateurs peuvent également acheter des morceaux. A chaque acte d’achat, le créateur dispose d’une part de ce revenu. Dès lors, la communauté Real devient une fantastique place pour ces artistes non signés afin de partager leurs œuvres, tout étant bien exposés aux autres.
Que peut espérer un auteur qui vous soumet ses créations ?
Un artiste non signé qui soumet sa musique sur RM, peut espérer trois choses de cette solution : la promotion sur notre site, à la fois pour les visiteurs de passage que les abonnés. Ensuite, c’est la possibilité de voir son titre, s’il est très bon, diffusé sur les radios, comme « Les Grands Hits du moment » chaîne réservée à la France. Enfin, l’argent. Pour chaque téléchargement ou sonnerie de téléphone effectués par un utilisateur, vous pouvez espérer de recevoir une part des sommes reçues par Real (NDLR : le site indique 50% de £1 ; ce chiffre n’a pas été actualisé pour la France).
Est-ce que la société Real ne devient-elle pas davantage un éditeur de musique, plutôt qu’un éditeur de logiciel ?
Nous avons commencé il y a 10 ans comme éditeur de logiciels, de solutions technologiques, comme vous le savez. Notre objectif était alors de fournir des médias en streaming sur Internet, afin de permettre à quiconque de regarder et écouter ces contenus audiovisuels. Mais, ces cinq dernières années, Real est aussi devenu une société fournissant des services aux consommateurs, tels que la musique, les jeux, la vidéo, parmi d’autres. En tant que responsable pour ces questions en Europe, je pense que nous avons effectivement deux casquettes différentes, l’une dédiée à la technologie, l’autre liée aux services aux consommateurs. Et ce dernier chapitre a pris aujourd’hui une telle ampleur que ce n’est pas sans fierté que nous annonçons ce lancement dans plusieurs pays européens.
Pour autant, envisagez-vous de lancer Rhapsody en France ?
Actuellement, non, mais laissez-moi expliquer pourquoi : RealMusic est vraiment très similaire à Rhapsody même si quelques différences persistent. Les plus grandes étant que RealMusic propose des sonneries de téléphones portables, du contenu enrichi par les utilisateurs, alors que Rhaspody s’axe sur la musique à la demande, où vous cliquez et jouez de la musique immédiatement. De plus, RealMusic a des milliers de vidéo de majors ou d’éditeurs indépendants, alors que Rhapsody non. Toutefois, si vous observez bien l’un et l’autre, le « look & feel », l’esprit du produit sont très similaires : les deux se basent sur un service de découverte et le partage de la musique. Realmusic repose certes davantage sur le streaming de la musique et de la vidéo, mais il profite lui aussi d’un contenu éditorial poussé pour chaque artiste ou vidéo.
RealMusic existait déjà en Angleterre sous le nom de RealCommunity. Quels ont été les résultats outre-Manche de cette expérience ?
Nous avons lancé Real Community il y a quelques mois en Angleterre et jusqu’ici cela a été un succès considérable. Nous ne pouvons cependant révéler de chiffres en termes d’utilisateurs, mais nous avons suscité un énorme un intérêt dans la communauté des usagers. De plus, un grand nombre de personnes a joint la communauté comme artistes non rattachés à une maison de disque, en fournissant de la musique pour l’écoute et le partage avec les autres. En outre, ces utilisateurs peuvent également acheter des morceaux. A chaque acte d’achat, le créateur dispose d’une part de ce revenu. Dès lors, la communauté Real devient une fantastique place pour ces artistes non signés afin de partager leurs œuvres, tout étant bien exposés aux autres.
Que peut espérer un auteur qui vous soumet ses créations ?
Un artiste non signé qui soumet sa musique sur RM, peut espérer trois choses de cette solution : la promotion sur notre site, à la fois pour les visiteurs de passage que les abonnés. Ensuite, c’est la possibilité de voir son titre, s’il est très bon, diffusé sur les radios, comme « Les Grands Hits du moment » chaîne réservée à la France. Enfin, l’argent. Pour chaque téléchargement ou sonnerie de téléphone effectués par un utilisateur, vous pouvez espérer de recevoir une part des sommes reçues par Real (NDLR : le site indique 50% de £1 ; ce chiffre n’a pas été actualisé pour la France).
Est-ce que la société Real ne devient-elle pas davantage un éditeur de musique, plutôt qu’un éditeur de logiciel ?
Nous avons commencé il y a 10 ans comme éditeur de logiciels, de solutions technologiques, comme vous le savez. Notre objectif était alors de fournir des médias en streaming sur Internet, afin de permettre à quiconque de regarder et écouter ces contenus audiovisuels. Mais, ces cinq dernières années, Real est aussi devenu une société fournissant des services aux consommateurs, tels que la musique, les jeux, la vidéo, parmi d’autres. En tant que responsable pour ces questions en Europe, je pense que nous avons effectivement deux casquettes différentes, l’une dédiée à la technologie, l’autre liée aux services aux consommateurs. Et ce dernier chapitre a pris aujourd’hui une telle ampleur que ce n’est pas sans fierté que nous annonçons ce lancement dans plusieurs pays européens.
Pour autant, envisagez-vous de lancer Rhapsody en France ?
Actuellement, non, mais laissez-moi expliquer pourquoi : RealMusic est vraiment très similaire à Rhapsody même si quelques différences persistent. Les plus grandes étant que RealMusic propose des sonneries de téléphones portables, du contenu enrichi par les utilisateurs, alors que Rhaspody s’axe sur la musique à la demande, où vous cliquez et jouez de la musique immédiatement. De plus, RealMusic a des milliers de vidéo de majors ou d’éditeurs indépendants, alors que Rhapsody non. Toutefois, si vous observez bien l’un et l’autre, le « look & feel », l’esprit du produit sont très similaires : les deux se basent sur un service de découverte et le partage de la musique. Realmusic repose certes davantage sur le streaming de la musique et de la vidéo, mais il profite lui aussi d’un contenu éditorial poussé pour chaque artiste ou vidéo.
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- 1. Interview de Gabriel Levy, RealNetworks Europe (1)







