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Interview de Laurent Fiscal, Virginmega.fr
 Rédigé par le 30 juin 2006
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laurent fiscal virginmegaLaurent Fiscal, Directeur Général de Virginmega.fr, a accepté de répondre hier à quelques'unes de nos questions. Santé de la plateforme de téléchargement, développements futurs, mais encore loi DADVSI actuellement vôtée au parlement, en passant par les DRM, l'intéressé fait le point sur ce secteur.

PCI - Où en est actuellement VirginMega.fr en tant que plateforme de téléchargement ? Et qu’en est-il de ses parts de marché ?

On revendique la place de numéro 2 du marché derrière Apple, et selon le panel Ifop, on a environ 30 % de parts de marché. En termes de rentabilité, on est toujours en phase d’investissement. On a besoin que le marché continue à croître et à se développer afin que l’on atteigne des volumes suffisamment importants pour couvrir nos frais. Avec le récent lancement de la plateforme de Video on Demand, on poursuit les investissements tant techniques qu’humains ou marketing.

PCI - En termes de chiffres ?
L’an dernier, on a vendu en tout 5 millions de titres. Cette année, le développement principal fut donc le lancement de la Video on Demand (Vod) fin avril. Aujourd’hui, nous sommes la seule plateforme française à maîtriser à la fois téléchargement audio et vidéo. C’est d’ailleurs notre propre plateforme avec des premiers chiffres encourageants, au-dessus de notre business plan. On constate un bon équilibre entre les téléchargements de films et de vidéo-clips.

PCI - En parlant de tarifs, les majors avaient critiqué le prix fixe pratiqué sur iTunes par Apple. Quelle est votre position là-dessus ?
Je constate simplement, en lisant dans la presse, qu’il y a eu effectivement une tension, mais que rien n’a changé dans les faits aux États-Unis. Je constate simplement, je ne commente pas.

PCI - Et si je vous dis licence globale, vous vous bouchez les oreilles ?
La licence globale, ce n’est plus le débat et on était forcément contre. L’angle actuel est plutôt celui de l’interopérabilité lorsqu’on regarde les dernières déclarations des députés.





PCI - Venons-y dans un instant. VirginMega sort à peine de l'affaire contre Orange et Warner sur le single de Madonna. Quel est votre sentiment aujourd'hui ? Des regrets ?
Je ne vais pas commenter la décision de justice, mais dans tous les cas, on a posé un vrai problème et ouvert un vrai débat de fond : celui de l'exclusivité de vente sur Internet.

Il reste d'ailleurs ouvert et je dirai simplement que VirginMega est souvent précurseur dans les débats importants. Voilà deux ans, nous avions saisi le Conseil de la concurrence sur l'interopérabilité et le fait qu'Apple ne mette pas à disposition ses DRM. Nous étions alors les seuls à entamer ce sujet. On voit que deux ans après, il est largement repris. De la même manière, je considère qu'on a bien fait d'ouvrir le débat sur ces questions d'exclusivité de vente qui, à terme, peuvent avoir des effets néfastes.