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Leopard : évolution ou révolution ?
 Rédigé par le 11 décembre 2007
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leopardAu terme de plusieurs semaines, que retenir de Leopard ? Est-il oui ou non ce système extraordinaire promis par Apple, présenté avec tellement de force par Steve Jobs qu’il lui permettait de railler la « pitoyable » concurrence de Vista ?

Une belle évolution

Non, Leopard n’est pas ce système. La version 10.5 de Mac OS X est indéniablement une réussite, mais il s’agit d’une évolution, non d’une révolution. L’interface n’a pas été bouleversée et a évolué en douceur vers une harmonisation bienvenue. Tout utilisateur de Mac qui connaît Mac OS X n’aura aucun mal à prendre ses repères dans Leopard, les nouveautés étant distillées dans des recoins agréables.

Cette évolution, si elle permet au plus grand nombre d’utiliser pleinement le potentiel de Leopard dès le départ, décevra les autres qui attendaient une modification plus radicale de l’utilisation du système. Le Dock, par exemple, mériterait que les développeurs s’y attardent. Son fonctionnement n’est pas mauvais, mais ses possibilités pourraient être revues à la hausse, malgré l’apparition des piles.

Des performances à la hausse

leopard Leopard est rapide, plus rapide que Tiger dans la majorité des opérations courantes. Cette hausse de performances se sent surtout dans le lancement des applications. C’est là l’une des réussites majeures d’Apple pour ce nouveau Mac OS X : non seulement les performances n’ont pas baissé, mais elles ont dans la plupart des cas augmenté.

Les pilotes ont également été améliorés. Sans pousser le test bien loin car ce n’était pas le but de ce dossier, le lancement de World of Warcraft m’a permis d’apprécier une différence très nette de performances 3D par rapport à Tiger avec la 8600M GT qui équipe mon MacBook Pro. À dire vrai, le précédent Mac OS X était loin de faire honneur à cette carte graphique.

leopardDes améliorations et des bugs

Leopard fournit indéniablement des améliorations bienvenues et un rafraichissement général des logiciels intégrés, mais il ne révolutionnera pas votre perception de l’information ni vos habitudes avec l’univers Mac. Des bugs sont toujours présents, même depuis la première mise à jour. Mail, par exemple, ne se ferme parfois pas correctement. Mais le problème auquel j’ai le plus souvent fait face reste une chute dramatique des performances après certaines sorties de veille, ou la disparition de la connexion Wifi.

Si vous demandez « Reviendrais-tu à Tiger », la réponse est simple : non. Tout ce que je faisais sous Tiger, je le fais également sous Leopard, mais la plupart de mes habitudes ont été simplifiées ou accélérées. Quick Look me sert en permanence, Time Machine s’occupe de garder mes documents à l’abri, Spaces me permet de créer des bureaux à thèmes pour trier mes fenêtres et les piles m’ont fait gagner du temps en supprimant le besoin de me rendre dans le Finder pour la majorité de mes besoins.

Il serait bon toutefois que Steve Jobs et donc Apple gagnent sincèrement en humilité. Cette attitude, qui devient désagréable, ne pourra plus fonctionner très longtemps au fur et à mesure que la marque envahit le quotidien à travers ses ordinateurs, ses iPod et maintenant son iPhone. Difficile en effet de paraître élitiste et royal quand tout le monde a la même chose entre les mains.

Au final, Leopard est un bon produit, perfectible, mais qui tient ses promesses.