Au fil de notre conversation avec Peerates, celui-ci est revenu sur les données diffusées par l’ALPA dans un document à destination de l’un de ses membres. L’ALPA, association dédiée dans la lutte contre la piraterie audiovisuelle est l’un des ayants droit accrédités dans le processus Hadopi par la CNIL. Que dit ce passage ? « L’ALPA recherche quels utilisateurs mettent ces fichiers à disposition et collectent leur IP. C’est cette dernière qui permet de remonter jusqu’à l’abonné. Cette IP est validée par le rapatriement d’un morceau du fichier mis à disposition qui sert de preuve à la contrefaçon ».
Ce rapatriement est connu depuis longtemps. Il n'était pas prévu dans le processus déclaré à la CNIL. Mais il avait été exigé plus tard, par la Commission de protection des droits, afin de blinder les constats effectués par le couple TMG/ayant-droit.
Une demande de trop ?
Peerates : « s’il s’appuie uniquement sur la signature pour faire la sélection sur les hashs, il suffirait que du jour au lendemain on bascule vers des formats compressés (zipper un film). Ils pourront détecter comme auparavant, mais ils devront télécharger l’intégralité du fichier pour le contrôler, car le contenu numérique du fichier change du tout au tout. À mon sens on ne peut reconstituer un fichier compressé en n’en téléchargeant qu’un petit bout. » Cela n’empêchera pas la surveillance, mais devrait ralentir quelque peu son ardeur si chaque fichier doit être effectivement téléchargé à 100%.
Ce rapatriement est connu depuis longtemps. Il n'était pas prévu dans le processus déclaré à la CNIL. Mais il avait été exigé plus tard, par la Commission de protection des droits, afin de blinder les constats effectués par le couple TMG/ayant-droit.
Une demande de trop ?
Peerates : « s’il s’appuie uniquement sur la signature pour faire la sélection sur les hashs, il suffirait que du jour au lendemain on bascule vers des formats compressés (zipper un film). Ils pourront détecter comme auparavant, mais ils devront télécharger l’intégralité du fichier pour le contrôler, car le contenu numérique du fichier change du tout au tout. À mon sens on ne peut reconstituer un fichier compressé en n’en téléchargeant qu’un petit bout. » Cela n’empêchera pas la surveillance, mais devrait ralentir quelque peu son ardeur si chaque fichier doit être effectivement téléchargé à 100%.
Marc Rees
le 23 mai 2011 à 16:30
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