Spotify, Allomusic… et Jamendo sont les derniers prétendants incités à réclamer une labellisation « offre légale ». Leurs candidatures ont été enregistrées le 18 mai dernier.
Que Jamendo fasse cette forme de serment d’allégeance envers cette institution est une bonne pioche pour la Hadopi. Pendant les débats parlementaires, la plateforme avait lancé l’opération « remerciement gradué » pour concurrencer l’écosystème répressif de l’Hadopi.
Nous avons du coup demandé à Pierre Gérard, fondateur de Jamendo, les raisons de cette demande de labellisation :
Et voilà comment une démarche marketing nourrit par ricochet un système de surveillance fondé sur des listes noires et des listes blanches.
Que Jamendo fasse cette forme de serment d’allégeance envers cette institution est une bonne pioche pour la Hadopi. Pendant les débats parlementaires, la plateforme avait lancé l’opération « remerciement gradué » pour concurrencer l’écosystème répressif de l’Hadopi.
Nous avons du coup demandé à Pierre Gérard, fondateur de Jamendo, les raisons de cette demande de labellisation :
Il y aurait donc trois sortes de sites : ceux qui sont légaux, ceux qui sont illégaux, et ceux qui sont "légaux dans le sens de la loi Hadopi". Et quid de la campagne du remerciement graduée lancée en mars 2009 ?« La demande de labellisation Hadopi correspond à notre volonté d'être reconnu comme une offre légale dans le sens de la loi Hadopi, elle devrait permettre aussi à Jamendo et surtout à nos artistes de bénéficier d'une plus grande couverture médiatique et d'une plus large reconnaissance. Ceci permettra aussi de montrer que Jamendo, bien qu'ayant choisi la voie de la gratuité pour le grand public, a toute sa place dans le monde de la musique digitale. »
Eloignons-nous un instant de l'esprit des Creative Commons : dans la mécanique Hadopi, les URL de ces plateformes labellisées pourront à leur tour gonfler le rang des "entités autorisées" dans les futurs outils de surveillances aussi labellisés par la Rue de Texel.« La campagne du remerciement gradué lancée en 2009 voulait montrer notre désaccord avec l'aspect répressif de l'Hadopi, bien évidemment Jamendo s'est toujours inscrit dans une démarche légale et dans le respect du droit d'auteur en intégrant depuis le début les licences libres Creative Commons. »
Et voilà comment une démarche marketing nourrit par ricochet un système de surveillance fondé sur des listes noires et des listes blanches.
Marc Rees
le 21 mai 2011 à 08:42
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