Le ministre de l’économie numérique, Éric Besson (photo ci-dessous), vient de jeter un pavé dans la mare : l’attribution des fréquences pour les licences 4G (LTE) pourrait permettre l’émergence d’un nouvel opérateur mobile. Annoncée lors d’une interview accordée au Figaro, la nouvelle a de quoi surprendre, alors que tout indiquait un statu quo.
En effet, l’an passé, le ministre tenait le discours suivant : « J'ai donné les grandes lignes (à l’Arcep, NDLR), les critères. J'ai dit qu'il y aurait quatre lots, deux de cinq mégahertz et deux de dix mégahertz. »
En toute logique, si les lots seront effectivement divisés de cette façon, ceux de 10 MHz échoueront probablement à Orange et SFR, les opérateurs les plus importants du pays, et les deux autres à Bouygues Télécom et Free Mobile.
Xavier Niel, le fondateur d’Iliad (Free) a cependant critiqué le processus des attributions des licences de quatrième génération, trop axé selon lui sur les prix des licences, ce qui favorise inévitablement les gros du secteur. Niel craint en effet que le marché ne compte plus que trois voire deux opérateurs, faisant ainsi régresser le paysage mobile français.
2,5 milliards d'euros sont en jeu
Les propos d’Éric Besson vont donc à l’opposé de cette logique. Pourquoi ? Tout simplement car le ministre se veut confiant. D’un côté, il espère récolter au moins 2,5 milliards d’euros via l’opération, « dont 1,8 milliard pour les fréquences de 800 MHz et 700 millions sur les fréquences de 2,6 GHz ». De l’autre, Besson dit avoir « travaillé en parfaite intelligence avec l'Arcep pour bâtir un appel à candidatures équilibré ».
Lorsque le ministre cite ses fameux trois objectifs, « la couverture du territoire » et « l'accroissement de la concurrence » sont d’ailleurs devant « la valorisation du patrimoine de l'État », c’est-à-dire les prix des licences. Mettre en avant les deux premiers points est donc encourageant pour les « petits » opérateurs. Reste à savoir s’il s’agit d’un effet d’annonce ou non.
Pas de nouvelles fréquences avant une décennie
Éric Besson reste en tout cas persuadé que les opérateurs désireux d’obtenir une licence y mettront le prix, tout simplement parce qu’il « n'y aura pas de nouvelles fréquences disponibles avant au moins dix ans » rappelle-t-il intelligemment. En somme, rater le passage de la 4G signerait la mort de n’importe quel opérateur.
Un calendrier déjà fixé
Le ministre a en tout cas affirmé qu’il y aura quatre lots dans la bande 800 MHz et quinze lots dans la bande 2,6 GHz, et même déjà précisé le calendrier des prochains mois au sujet des licences 4G :
En effet, l’an passé, le ministre tenait le discours suivant : « J'ai donné les grandes lignes (à l’Arcep, NDLR), les critères. J'ai dit qu'il y aurait quatre lots, deux de cinq mégahertz et deux de dix mégahertz. »En toute logique, si les lots seront effectivement divisés de cette façon, ceux de 10 MHz échoueront probablement à Orange et SFR, les opérateurs les plus importants du pays, et les deux autres à Bouygues Télécom et Free Mobile.
Xavier Niel, le fondateur d’Iliad (Free) a cependant critiqué le processus des attributions des licences de quatrième génération, trop axé selon lui sur les prix des licences, ce qui favorise inévitablement les gros du secteur. Niel craint en effet que le marché ne compte plus que trois voire deux opérateurs, faisant ainsi régresser le paysage mobile français.
2,5 milliards d'euros sont en jeu
Les propos d’Éric Besson vont donc à l’opposé de cette logique. Pourquoi ? Tout simplement car le ministre se veut confiant. D’un côté, il espère récolter au moins 2,5 milliards d’euros via l’opération, « dont 1,8 milliard pour les fréquences de 800 MHz et 700 millions sur les fréquences de 2,6 GHz ». De l’autre, Besson dit avoir « travaillé en parfaite intelligence avec l'Arcep pour bâtir un appel à candidatures équilibré ».
Lorsque le ministre cite ses fameux trois objectifs, « la couverture du territoire » et « l'accroissement de la concurrence » sont d’ailleurs devant « la valorisation du patrimoine de l'État », c’est-à-dire les prix des licences. Mettre en avant les deux premiers points est donc encourageant pour les « petits » opérateurs. Reste à savoir s’il s’agit d’un effet d’annonce ou non.
Pas de nouvelles fréquences avant une décennie
Éric Besson reste en tout cas persuadé que les opérateurs désireux d’obtenir une licence y mettront le prix, tout simplement parce qu’il « n'y aura pas de nouvelles fréquences disponibles avant au moins dix ans » rappelle-t-il intelligemment. En somme, rater le passage de la 4G signerait la mort de n’importe quel opérateur.
Un calendrier déjà fixé
Le ministre a en tout cas affirmé qu’il y aura quatre lots dans la bande 800 MHz et quinze lots dans la bande 2,6 GHz, et même déjà précisé le calendrier des prochains mois au sujet des licences 4G :
- 30 mai : publication de l’avis de la commission consultative des communications électroniques
- Début juin : Besson prendra l'arrêté qui donnera le coup d'envoi de l'appel à candidatures
- Septembre : dépôt des candidatures des opérateurs intéressés
- Octobre : attribution des fréquences de la bande 2,6 GHz
- Novembre : attribution des fréquences de la bande 800 MHz
- 1er décembre : les opérateurs seront officiellement propriétaires des fréquences obtenues
Nil Sanyas
Journaliste, éditorialiste, créateur des LIDD, aime les interviews insolites et les tablettes tactiles. Présent sur Twitter et Google+.
Le 16 mai 2011 à 14:44
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Il y a 147 commentaires
Éric Besson n'exclut pas, c'est bien la premiere fois
Je ne comprends pas qu'on "vende" ainsi le bien "immatériel" constitué par des fréquences et surtout que l'état en soit le dépositaire. Je comprends qu'il contrôle ces fréquences pour un usage militaire, mais aujourd'hui, quel intérêt ?
Bientôt ils vont nous faire payer l'air qu'on respire...
Edité par negus56 le lundi 16 mai 2011 à 14:56
Bientôt ils vont nous faire payer l'air qu'on respire...
Edité par negus56 le lundi 16 mai 2011 à 14:56
Seth-Erminatores
Le lundi 16 mai 2011 à 14:56:18
#3
Inscrit
le dimanche 13 novembre 05
-
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commentaires
Car si tout le monde prenait la bande qui l interesse ça serait le bordel et surtout ça refloue les caisses de tout les états...
Je ne comprends pas qu'on "vende" ainsi le bien "immatériel" constitué par des fréquences et surtout que l'état en soit le dépositaire. Je comprends qu'il contrôle ces fréquences pour un usage militaire, mais aujourd'hui, quel intérêt ?
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