Mac App Store : un million de téléchargements en 24h, et ensuite ?
La comparaison avec la version iOS ne tient pas forcément
Le Mac App Store, lancé jeudi de la semaine dernière, est sans doute promis à un bel avenir. Les seules premières 24 heures ont engendré un million de téléchargements. Mais il existe des différences notables avec la version pour iOS et son caractère obligatoire.
Tout d’abord, un million de téléchargements est un très beau score pour une première journée d’exploitation. Mais il ne signifie pas pour autant un million de logiciels achetés. Comme pour l’App Store apparu tout d’abord sur iPhone, beaucoup recherchent les applications gratuites, au moins pour commencer. Dans ce domaine, nul doute que le client Twitter lancé également le 6 janvier aura profité de l’effet loupe, d’autant qu’il s’agissait en fait de la version 2.0 de Tweetie.
Cependant, le Mac App Store ne représente pas forcément la panacée pour tout le monde. La plus grosse différence avec son grand frère pour iOS est qu’il n’est pas obligatoire. De fait, on trouvera trois catégories d’éditeurs :
Dans la pratique, beaucoup auront essentiellement deux choix : publier leurs créations sur le Mac App Store, ou les gérer eux-mêmes. Et ce choix n’est pas si simple. Par exemple, publier une application provoque automatiquement la main-mise d’Apple sur 30 % des recettes générées. D’un autre côté, l’hébergement et tous les frais engendrés par la bande passante sont à la charge de la firme. D’un point de vue tranquillité de l’esprit, la solution peut paraître idéale. Mais le fonctionnement de l’App Store a des règles, et celles-ci peuvent pousser l’auteur à se charger lui-même de la distribution.
Les règles entourent essentiellement la publication elle-même, et le sas de validation qui l’entoure. Ici, l’un des problèmes principaux est concentré sur les mises à jour. Ces dernières ne peuvent pas se faire aussi rapidement qu’en dehors du Store, car elles repassent par l’étape de validation. Autrement dit, les développeurs doivent prendre cet aspect en charge. Si l’on prend comme exemple Transmission et Adium, deux applications qui reçoivent régulièrement des correctifs, leur présence dans le Store ne serait pas nécessairement un avantage, d’autant que les mises à jour sont signalées automatiquement par les logiciels eux-mêmes.
Mac4Ever cite ainsi le cas de CoverSutra, un excellent compagnon d’iTunes. Vendue avant 25 dollars, elle est maintenant disponible pour 3,99 euros sur le Mac App Store. La développeuse Sophia Teutschler a essuyé de très vives critiques pour être passée exclusivement à la boutique d’Apple pour la distribution de son logiciel. L’auteur s’explique sur son blog :
« Le Mac App Store est actuellement ce qui peut arriver de mieux à CoverSutra. Vendre une app comme celle-ci en dehors de la boutique d'Apple est très difficile, du fait d'un manque de trafic global. C'est pourquoi les applications Mac étaient vendues plus chers que les Apps iPhone ou iPad. »
Il est clair que l’App Store sera une grande opportunité pour de petites applications d’être découvertes, car la mise en avant fait partie des avantages de la boutique. Le classement par catégories, les critiques et les avis des utilisateurs peuvent faire le reste.
Une chose est sûre en tout cas : tant que l’App Store ne sera pas obligatoire, il existera toujours une frange importante des développeurs qui n’y verra pas de réel intérêt.
Tout d’abord, un million de téléchargements est un très beau score pour une première journée d’exploitation. Mais il ne signifie pas pour autant un million de logiciels achetés. Comme pour l’App Store apparu tout d’abord sur iPhone, beaucoup recherchent les applications gratuites, au moins pour commencer. Dans ce domaine, nul doute que le client Twitter lancé également le 6 janvier aura profité de l’effet loupe, d’autant qu’il s’agissait en fait de la version 2.0 de Tweetie.
Cependant, le Mac App Store ne représente pas forcément la panacée pour tout le monde. La plus grosse différence avec son grand frère pour iOS est qu’il n’est pas obligatoire. De fait, on trouvera trois catégories d’éditeurs :
- Ceux qui ne passeront plus que par l’App Store
- Ceux qui utiliseront l’App Store et un autre moyen parallèle
- Ceux qui ne l’utiliseront pas
Dans la pratique, beaucoup auront essentiellement deux choix : publier leurs créations sur le Mac App Store, ou les gérer eux-mêmes. Et ce choix n’est pas si simple. Par exemple, publier une application provoque automatiquement la main-mise d’Apple sur 30 % des recettes générées. D’un autre côté, l’hébergement et tous les frais engendrés par la bande passante sont à la charge de la firme. D’un point de vue tranquillité de l’esprit, la solution peut paraître idéale. Mais le fonctionnement de l’App Store a des règles, et celles-ci peuvent pousser l’auteur à se charger lui-même de la distribution.
Les règles entourent essentiellement la publication elle-même, et le sas de validation qui l’entoure. Ici, l’un des problèmes principaux est concentré sur les mises à jour. Ces dernières ne peuvent pas se faire aussi rapidement qu’en dehors du Store, car elles repassent par l’étape de validation. Autrement dit, les développeurs doivent prendre cet aspect en charge. Si l’on prend comme exemple Transmission et Adium, deux applications qui reçoivent régulièrement des correctifs, leur présence dans le Store ne serait pas nécessairement un avantage, d’autant que les mises à jour sont signalées automatiquement par les logiciels eux-mêmes.
Mac4Ever cite ainsi le cas de CoverSutra, un excellent compagnon d’iTunes. Vendue avant 25 dollars, elle est maintenant disponible pour 3,99 euros sur le Mac App Store. La développeuse Sophia Teutschler a essuyé de très vives critiques pour être passée exclusivement à la boutique d’Apple pour la distribution de son logiciel. L’auteur s’explique sur son blog :
« Le Mac App Store est actuellement ce qui peut arriver de mieux à CoverSutra. Vendre une app comme celle-ci en dehors de la boutique d'Apple est très difficile, du fait d'un manque de trafic global. C'est pourquoi les applications Mac étaient vendues plus chers que les Apps iPhone ou iPad. »
Il est clair que l’App Store sera une grande opportunité pour de petites applications d’être découvertes, car la mise en avant fait partie des avantages de la boutique. Le classement par catégories, les critiques et les avis des utilisateurs peuvent faire le reste.
Une chose est sûre en tout cas : tant que l’App Store ne sera pas obligatoire, il existera toujours une frange importante des développeurs qui n’y verra pas de réel intérêt.
Vincent Hermann
le 11 janvier 2011 à 12:14
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