Comme nous l'avons dit à l'instant, actuellement, pour qui veut faire du stockage via un ordinateur portable, il existe deux solutions relativement utilisées.
Le boîtier externe USB 2.0 ou celui en FireWire (oui, on sait, y'en a qui font les deux).
Avec un débit théorique de 60 Mo/s (480 Mbps), l'USB 2.0 est la solution la plus rapide. Malheureusement, elle est coûteuse en utilisation CPU et n'offre pas plus de 30 Mo/s en pratique. Le FireWire, avec 400 Mbps théoriques (50 Mo/s), est un peu moins rapide, mais dispose de l'avantage d'être très économe en ressource processeur.
Diverses solutions, mais aucune qui cumule rapidité, tarif raisonnable et simplicité de mise en oeuvre...
Reste que l'USB 2.0 étant partout, c'est clairement le plus utilisé. En effet, même si les portables de dernière génération disposent tous ou presque d'un port FireWire, c'est une connectique que les utilisateurs identifient souvent à leur caméscope, sans en connaître plus sur ses capacités.
Sur les machines de bureau, une nouvelle norme est apparue récemment, que nous avons
déjà testée : l'eSATA. Disposant du débit du S-ATA, et de l'avantage d'une connectique interne en terme d'utilisation CPU (proche de 0 %), elle est LA solution pour celui qui veut combiner rapidité et efficacité.
Un câble eSATA
Malheureusement, nos portables viennent à peine de passer aux disques S-ATA, alors pour l'eSATA... On peut aussi penser au réseau. En effet, des boîtiers externes utilisent un port RJ45 en 100 Mbps (12.5 Mo/s) ou en 1000 Mbps (125 Mo/s).
Problème : ceux-ci sont franchement
plutôt coûteux, surtout en gigabit, et ne permettent donc pas d'apporter une solution réaliste à notre problème.
Partant de ce constat, relativement pessimiste, il faut l'avouer, nous avons décidé de tourner le souci autrement. En effet, si les portables n'offrent pas de connectique INtéressante, nous allons leur en rajouter. Nous sommes donc partis du côté du PCMCIA. Ce type de carte peut offrir un débit allant jusque 132 Mo/s (33 MHz sur 32 bits) dans leur version la plus récente, cela nous convient donc amplement.
À la recherche de la connectique perdue
Première cible trouvée : le FireWire 1394b. Évolution du FireWire "simple" (1394a), cette connectique offre 800 Mbps (100 Mo/s) de débit théorique. Inconvénient : elle est assez peu représentée, mais aussi très coûteuse tant au niveau
des cartes PCMCIA (70/80 €) que
des boîtiers externes (pas moins de 100 €).
Certains portables Apple l'intègrent d'ores et déjà et permettent de connecter des disques durs qui sont disponibles
à un tarif raisonnable, mais cette solution n'est pas assez "universelle" pour que l'on puisse considérer cela comme une solution pour "Mr tout le monde".
Au grès de nos recherches, nous sommes tombés sur une carte PCMCIA qui nous a tout de suite plu, puisqu'
elle offre une connectique de type S-ATA. Avec 1.5 Gbps (187.5 Mo/s) de débit théorique, on devrait avoir de quoi faire non ? Inconvénient (le retour), celle-ci ne propose que des ports de donnée, alors qu'un disque dur nécessite aussi une alimentation. Elle nous a coûté un peu moins de 30 €.
Lorsque le hasard fait bien les choses...
Ainsi, nous sommes allés à la recherche d'un rack proposant une telle connectique en interne, afin de brancher notre disque S-ATA,mais aussi en externe, pour le connecter à notre carte PCMCIA. Après quelques recherches, nous sommes tombés sur un modèle d'Icybox, importé en France par Nanopoint, qui supporte cette connectique et qui dispose d'un look relativement sympa : L
'IB-360STS-BL.
Entièrement en aluminium, il n'est pas ventilé, mais dispose d'une petite lumière bleue qui plaira aux amateurs de tuning. Vendu aux alentours de 45 €
Ni une, ni deux, nous passons commande du rack et de la carte chez LDLC et PC Look (que nous tenons à remercier pour leur rapidité pour une commande anonyme parmi tant d'autres). Deux jours après, nous recevons nos précieux, et nous y installons un petit monstre de la série 7200.10 de chez Seagate, qui fait pas moins de 500 Go ! (Si avec ça on n’a pas de quoi stocker nos vidéos de Tonton Michel...).
Attention, sur certains disques S-ATA 3 Gbps, comme c'est le cas ici, il faut retirer un jumper pour que le tout fonctionne à la vitesse maximale. Avec ce jumper, le disque est bridé à 1.5 Gbps.
C'était l'astuce du jour, et maintenant, on passe à la suite.