
Le All In One en lui-même prend place dans un simple emplacement 5,25 pouces. Il est donc assez simple de l'installer. Toutefois, sachant que la coque en plastique est plus courte que le format standard d'un lecteur DVD, on pourra rencontrer quelques problèmes avec certains boîtiers récents pourvus de systèmes de fixation « sans vis ». En effet, les équerres qui sont généralement fournies sur ce type de boîtiers ne pourront pas s'adapter au rhéobus et il faudra donc bricoler un petit peu. Dans le cas contraire, toutes les vis nécessaires sont fournies dans la boîte et la mise en place se fait simplement.
En ce qui concerne le câblage, à moins d'avoir la très mauvaise idée d'installer ce rhéobus sous un lecteur DVD (plus long), il est possible de raccorder tous les fils une fois le All In One en place dans le boîtier. Les prises sont toutes clairement identifiées dans la documentation et faciles à repérer au niveau du produit. Toutefois, si l'on sait à l'avance que l'on n'utilisera pas certaines fonctions, il est préférable de ne pas raccorder les câbles concernés afin d'éviter l'effet « sac de nœuds » que l'on rencontre dans le cas contraire (c'est que ça en fait des câbles, quand même !). Il est possible de raccorder ce rhéobus directement à la carte-mère lorsque celle-ci dispose des prises nécessaires (USB notamment), ou utiliser l'équerre fournie en standard afin de le raccorder aux prises externes que l'on trouve à l'arrière du boîtier.
Au final, on pourra/devra donc raccorder directement à la carte-mère et à l'alimentation : deux sondes thermiques, deux prises trois broches pour ventilateurs, une prise d'alimentation (molex classique), une prise SATA et la prise d'alimentation qui va avec, une prise audio, une prise vidéo (RCA, vers la carte graphique), une prise FireWire, et enfin deux prises USB (l'une pour le rhéobus lui-même, l'autre pour le lecteur de cartes). En ce qui concerne les raccordements pour ventilateurs, on dispose de deux prises trois broches classiques, il faudra donc jouer du couteau pour pouvoir raccorder un ventilateur récent pour Pentium 4 et une prise quatre broches (PWM).
Une fois en place et correctement branché, l'ensemble est assez simple d'utilisation. Pour ce qui est des fonctions directement liées au refroidissement, le petit écran LCD suffit amplement. A condition de raccorder ce rhéobus à une alimentation correcte (la tension utilisée pour chaque ventilateur dépend directement de celle délivrée par l'alimentation elle-même) il est possible de se rapprocher des 12 volts en sortie au maximum.
On a alors le choix entre deux modes de fonctionnement : manuel ou automatique. Pour passer d'un mode à l'autre, il suffit d'utiliser le panneau de réglage.
En mode automatique, on dispose d'un choix de trois températures (45, 55, 65 °C). En fonction de ce choix, la tension d'alimentation du ventilateur sera alors sélectionnée automatiquement (7, 10 ou 12 Volts) et il ne sera plus nécessaire d'intervenir par la suite.
En mode manuel, on peut régler ces valeurs indépendamment. Il est alors possible de faire varier la tension d'alimentation entre 6 et 12 volts (l'affichage des tours par minutes va, quant à lui, de 0 à 9990 t/min). La température d'alarme peut être réglée entre 0 et 90 °C (par paliers de 5°C). Enfin, la vitesse de rotation d'alarme peut être comprise entre 500 et 2000 tours par minutes. Par défaut, l'alarme est prévue pour se déclencher dès que la vitesse de rotation tombe sous la barre des 800 tours par minutes ou que la température d'un des capteurs excède les 50 °C. Les boutons + et - que l'on utilise pour les réglages des vitesses de rotation se révèlent un poil moins souples que les solutions à molettes (tout de même plus pratiques...).
En ce qui concerne l'alarme, celle-ci est double ; on a ainsi le droit à une sonnerie stridente (et passablement énervante) et, dans le même temps, l'écran de l'afficheur qui vire au rouge tandis que le paramètre qui pose problème se met à clignoter.
Pour ce qui est de la partie lecteur de cartes, il n'y a pas grand-chose à dire. Il s'agit en effet d'un périphérique USB tout ce qu'il y a de plus classique et qui a le mérite d'être détecté automatiquement sous Windows ME/XP tandis que des drivers sont fournis pour Windows 98/2000 (en ravanche, aucun support pour Linux n'est disponible à l'heure actuelle). Il suffit donc d'insérer une carte dans l'emplacement au bon format pour pouvoir y accéder sous Windows comme on le ferait avec une clef USB par exemple.
Il en va de même pour ce qui est des divers branchements possibles en façade, rien n'étant géré par le rhéobus lui-même. Notons toutefois que, contrairement à la plupart des modèles concurrents, on dispose ici d'une prise d'alimentation pour les disques durs SATA (habituellement, on ne retrouve que la prise SATA classique), ce qui peut s'avérer très pratique pour les bidouilleurs en herbe…