La génération 5 d'Archos dévoilée
Rédigé par le 18 juin 2007
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ArchosAncienne Bourse de Paris, le palais Brongniart, dans le 2e arrondissement, fut inauguré en 1826. L’architecte, mis en charge de sa construction par Napoléon 1er lui donna son nom. Brongniart, donc. Pas palais... On n’a jamais vu d’architecte qui se prénommait Palais. Notez bien que tous les architectes n’ont pas non plus donné leur nom au monument qu’ils ont construit. Louvre, n’est par exemple pas le nom du bâtisseur du palais éponyme. Enfin...

Archos envahit la Bourse

Puisque le Brongniart n’abrite plus que des colloques et quelques expositions, Archos en la personne de son PDG, Henry Crohas, a élu domicile le temps d’une présentation de la nouvelle génération des baladeurs de la marque. D’ailleurs, baladeur est définitivement inapproprié pour les engins d’Archos. Convergence de multiples technologies serait une terminologie à envisager.

Alors qu’une foule opaque se masse sous le péristyle corinthien, on s’impatiente légèrement. Rendez-vous fut donné à 18h30, et à 19h10 toujours rien. Si, juste le temps de me renverser un verre d’eau sur la chemise. D'un autre côté, ce retard dans l’organisation m’aura permis de téléphoner à Vincent, qui eut la sympathie de me remettre sur le bon chemin : « Non, Nico. Mappy est formel, le Palais Brongniart n’est pas dans le 9e arrondissement... faut que tu fasses demi-tour. » Oui, parce qu’en plus du reste, j’ai un sens de l’orientation minable. Enfin...

Archos Archos Archos

La présentation qui attend les 350 personnes (selon les organisations, 17, selon la police...) tient clairement du one man show : un écran gigantesque, une estrade et Henry Crohas qui arrive sous le crépitement des applaudissements et des flashs, le tout sur fond de musique techno... appréciable. Encore que le soir même, y’avait le concert de Daft Punk aussi...

Le One man show façon... Jobs

ArchosEntrée spectaculaire, de toute beauté. Mais il faut aimer le côté Steve Jobs et Apple du genre, pour en savourer toute l’ironie. Ironie que ne manquera pas de souligner par la suite M. Crohas. Toute inspirée du chef de ce type de spectacle, la conférence peut commencer. Je n’en voudrais pas à mon voisin de m’avoir éternué deux ou trois fois par minute durant l’heure qui a suivi. Je lui en veux juste de m’avoir refilé ses miasmes et autres bactéries, particulièrement attachantes.

« Bienvenue dans la génération 5 des baladeurs d’Archos », commence-t-il. En bas à droite de l’écran, l’anagramme de Archos se dévoile, pour donner... Crohas. Tiens, c’est marrant un tel égocentrisme. Les journalistes retiennent leur souffle, mon voisin excepté, alors que commencent un historique de la marque et une mise en perspective des évolutions réalisées sur les produits. Mais on passe rapidement de l’AV300 à ce pour quoi la foule tremble et palpite : l’Archos 605. ce modèle servira d’ailleurs de fil d’Ariane, puisqu’il ne sera presque pas fait mention des autres, sinon dans une vue d’ensemble des modèles, en fin de présentation.

Applaudissements pour les uns, éternuements pour un autre, On commence par quelques détails techniques sur le 605. 4,3 pouces de diagonale, résolution de 800x480 intégrant le WiFi, il sera décliné en trois modèles : 4 Go pour 200 €, 30 Go pour 300 € et 160 Go pour 400 €. Oui, ça fait mal aux oreilles, mais Henry a bien l’intention de nous faire comprendre que ce n’est pas si cher payé que ça en a l’air. En parlant de la version 4 Go, justement, on commence le règlement de compte : « Imaginez que pour 200 €, on ne vous propose qu’un quart de pomme, sans toutes les fonctionnalités. » Tiens je me demande bien qui il peut viser.

Archos Archos Archos Archos

L’interface est redessinée, pour plus de confort avec l’écran tactile – mais on a évoqué très discrètement la possibilité d’un stylet par la suite, ce qui ne serait pas du luxe : les traces de doigt, c’est crade quand même. On retrouve pourtant les dossiers classiques : vidéo, musique, télé, fichiers divers, avec cependant deux éléments auxquels Henry Crohas a consacré un long moment.