
Ce n’est un secret pour personne : un processeur ça chauffe… de nos jours ça chauffe même énormément… Avec le temps on a fini par arriver à des valeurs vraiment affolantes et certains modèles peuvent atteindre des températures de plus de 80°C. Les fabricants de processeurs indiquent alors qu’il faut refroidir leurs bébés avec des systèmes capables de dissiper une telle chaleur (capables de dissiper un certain nombre de Watts). Ces systèmes peuvent alors être de plusieurs types : du simple radiateur surmonté d’un ventilateur à la solution à base d’azote liquide… Ici nous allons nous contenter d’étudier la première solution, qui est à la fois la plus simple et la moins coûteuse à mettre en place, donc la plus répandue.
Le principe de base consiste à prendre la chaleur émise par le processeur et à l’en éloigner, donc à la « refroidir ». Pour cela on a recours à un dissipateur de chaleur (un radiateur) plus ou moins élaboré et un (ou plusieurs) ventilateurs. L’ensemble est communément appelé « ventirad » et fait appel au principe de convection, soit la conduction thermique à l’aide d’un métal et l’évacuation de la chaleur.
Vouloir refroidir ses composants c’est bien, mais la grosse question reste de savoir comment… Ici le but du jeu est d’évacuer la chaleur générée par chaque composant et particulièrement par le processeur. Comme on vient de le dire, la base consiste à éloigner la chaleur produite par le CPU à l’aide d’un radiateur et, bien souvent, d’un ventilateur. Malgré tout, cet air chaud finit bien par s’arrêter quelque part. Si on se contente de le pousser juste au dessus du processeur dans un boîtier fermé on risque donc de se retrouver avec une véritable « boule » de chaleur à l’endroit où on le souffle du ventilateur s’arrêtera. Du coup, au bout d’un moment, on n’aura plus que de l’air déjà très chaud à brasser et le refroidissement du processeur ne se fera plus correctement.
Pour régler ce problème il faut alors travailler sur le boîtier lui-même. Ici l’idée est de disposer d’un véritable flux d’air qui va pousser la chaleur vers l’extérieur ou apporter de l’air frais à l’intérieur. Encore une fois le but de la manœuvre est bien évidemment d’essayer de conserver un environnement qui soit le plus frais possible au niveau des divers composants qui chauffent.
Pour cela on dispose alors de plusieurs solutions. La plus simple, qui n’est plus viable de nos jours, se résumait à disposer d’une alimentation munie d’un ventilateur et d’une entrée d’air au niveau du boîtier. L’air était alors renouvelé à l’intérieur et le refroidissement pouvait se faire plus ou moins correctement. Malheureusement les alimentations modernes ont, elles aussi, tendance à chauffer énormément, en outre la chaleur dégagée par un processeur récent n’a rien de comparable avec celle que l’on obtenait il y a encore trois ou quatre ans. Du coup, sauf si on est en présence d’une machine vraiment ancienne ou d’un processeur chauffant peu, une telle solution s’avère désormais insuffisante.
La seconde solution, toujours relativement simple, consiste à installer un ventilateur sur une des façades du boîtier (en général sous le bloc d’alimentation dans un boîtier ATX). Celui-ci pourra alors aspirer l’air frais depuis l’extérieur ou, au contraire, pousser l’air chaud depuis l’intérieur du boîtier vers l’extérieur. Le plus souvent c’est cette deuxième configuration (tout de même plus efficace) que l’on retrouve. Dans les deux cas il faudra disposer également d’entrées (ou de sorties) d’air placées à l’opposé du ventilateur en vu d’assurer un flux. Là aussi, ce genre de solution se révèle parfois insuffisante.
Enfin la dernière solution classique consiste à disposer de plusieurs ventilateurs placés aux endroits importants. C’est ainsi que l’on retrouve de nombreuses configurations équipées d’un premier ventilateur à l’arrière sous le bloc d’alimentation et un second à l’avant au pied du boîtier. Là encore il est possible que ces deux ventilateurs soit réglés en aspiration ou en extraction. Cette fois-ci on a le choix :
- Aspirer avec un des deux ventilateur et souffler avec l’autre, on dispose ainsi d’un flux d’air continue. Le problème vient alors du fait que certains composants risquent d’êtres exclus de ce flux d’air et donc moins bien refroidis.
- Aspirer l’air chaud contenu à l’intérieur du boîtier avec les deux ventilateurs tout en disposant d’une ou plusieurs entrées d’air. On dispose alors d’une solution qui peut s’avérer très efficace à condition que l’air entrant ait un volume suffisant et que les entrées soient correctement réparties. Dans ce cas l’air interne est renouvelé en permanence et le refroidissement de l’ensemble se passe donc dans de meilleures conditions.
- Souffler de l’air venant d l’extérieur avec les deux ventilateurs. Là aussi il faut disposer d’aérations supplémentaires au niveau du boîtier afin d’évacuer l’air. Bien que possible cette solution est rarement utilisée.
Bien évidemment il existe des solutions encore plus poussées soit en ajoutant encore plus de ventilateurs soit en jouant sur la matière du boîtier. Toutefois un ventilateur est une pièce en mouvement, et toute pièce mobile à tendance à faire du bruit. De même un flux d’air qui passe prêt d’un objet génère des turbulences qui entraînent elles-mêmes un certain dégagement sonore. L’idée ici est d’assurer un flux d’air qui soit suffisamment conséquent. Pour cela on a donc le choix entre des ventilateurs plus ou moins petits (de 40 à 60 mm) et qui tournent relativement vite (donc qui sont plus bruyants), ou, à l’inverse, des ventilateurs plus grands (de 80 à 120 mm) qui brassent un volume d’air plus important tout en tournant moins vite (donc moins bruyants).
Enfin, pour conclure ce chapitre, il faut savoir que déplacer l’air a également tendance à déplacer la poussière. Que l’on aspire ou que l’on souffle on finit donc par déposer de la poussière à l’intérieur du boîtier. Hors les composants de nos PC mais aussi et surtout les ventilateurs que nous utilisons, ne font vraiment pas bon ménage avec cette poussière. Il est donc utile d’équiper toutes les ouvertures du boîtier avec des filtres à poussière et de nettoyer l’ensemble régulièrement.
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