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Steve Balmer et Google : je t'aime moi non plus

Du Steve Balmer, ou je fais un malheur !

Il semble que des éléments nouveaux soient apparus dans l’affaire qui oppose Microsoft à Google. Suite de l’épisode « Arrête de voler mes employés », voici aujourd’hui «  Le retour de la vengeance » dans lequel Steve Balmer est le héros malgré lui, ce qui finalement lui arrive régulièrement.
 

Le procès a été déclenché par le départ de Kai Fu-Lee chez Google, mais c’est ici le départ plus ancien de Mark Lucovsky qui est sous les feux de la rampe. Selon lui, Steve Balmer aurait plutôt très mal accepté son départ vers des cieux plus cléments, qui encore une fois se trouvaient être Google. Le PDG de Microsoft se serait alors exprimé dans un langage fleuri accompagné de gestes divers et variés :
 

"I'm going to f------ bury that guy, I have done it before, and I will do it again, I'm going to f------ kill Google."
 

Ceux qui comprennent un peu l’anglais pourront apprécier ce petit échange de mots sympathiques. Selon Lucovsky, Balmer aurait également pris une chaise pour la balancer à travers la pièce, probablement pour exprimer son mécontentement. Dans les grandes lignes, le « that guy » se rapporte à Eric Schmidt, actuel PDG de Google, que Balmer jure ici de tuer. Accessoirement, il jure aussi de tuer Google.
 

En fait, Eric Schmidt n’en est pas à son premier rôle de responsable dans une grande société puisqu’il avait des rôles de cadre supérieur chez Sun et Novell précédemment, deux sociétés qui ont pâti de leur concurrence avec Microsoft. D’où la remarque de Steve Balmer : « je l’ai déjà fait avant ». Balmer se défend d’ailleurs d’avoir eu une telle réaction mais le contraire aurait été étonnant. Selon lui, la description de la scène par Lucovsky est totalement inadéquate.
 

Microsoft poursuit Google pour que Kay Fu-Lee ne puisse diriger l’expansion de Google en Chine, car ce rôle rentrerait en conflit avec les clauses de non-concurrence de son précédent contrat. Microsoft avait gagné une première manche en juin lorsque le juge Steven Gonzalez avait émis l’interdiction temporaire à Fu-Lee d’exercer certaines tâches au sein de Google. La deuxième partie du procès est pour aujourd’hui même, et Microsoft devrait demander l’extension de l’interdit vers un caractère plus définitif.
 

La firme de Redmond essaye de prouver que Google n’a engagé Kay Fu-Lee que dans le but de se procurer un grand nombre de détails cruciaux sur les projets d’expansion de Microsoft en Chine. Selon la firme toujours, Fu-Lee aurait envoyé certains documents confidentiels à Google un mois avant d’être embauché, tandis que Google affirme que toutes les informations qui lui ont été fournies étaient connues publiquement.
 

Dans le procès encore, Microsoft a dévoilé ce qui serait un email de Jonathan Rosenberg, responsable « business development » chez Google. Ce brave homme aurait déclaré qu’il s’agissait désormais de pourchasser Fu-Lee « comme des loups » car il s’agissait d’un homme qui pourrait contribuer à la société bien au-delà du marché chinois. Avant même de commencer chez Google, Fu-Lee aurait aidé son futur employeur en lui donnant des conseils, notamment pour l’implantation des bureaux.
 

Le passage de Fu-Lee chez Google aura en tout cas été bénéfique pour lui car selon Microsoft, l’ancien employé de Redmond serait devenu d’un coup multimillionnaire : une prime d’embauche de 2.5 millions de dollars, un salaire annuel de 250 000 dollars, ainsi qu’un paquet conséquent de 10 000 actions. Si Fu-Lee reste au moins quatre ans, il recevra une brouette de 20 000 actions, ce qui représente 5.8 millions de dollars. Le bonhomme a finement négocié le financement par Google de ses frais de justice si Microsoft le poursuivait.
 

Etant donné ce que Google a investi sur Kay Fu-Lee, l’ex-employé de Microsoft a intérêt à tenir ses promesses. Enfin, s’il peut travailler suite au procès.

Publiée le 06/09/2005 à 12:22

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