S'identifier / Créer un compte
  • Actualités
  • Dossiers
  • Tests
  • Commentaires
  • INpactiens
Publicité

Stallman nous parle des brevets logiciels en Europe...

Un mois après sa lettre ouverte au Parlement italien, afin de sensibiliser ce dernier à l'importance de leur vote concernant les brevets logiciels, Richard Stallman réitère sa campagne d'éducation de nos élus et dirigeants européens, en s'intéressant cette fois plus précisément à la France. Le président de la FSF - Free Software Foundation - a en effet publié un article hier sur ZDNet UK au titre plus qu'explicite : breveter l'absurdité. Alors que le vote si important du Parlement Européen approche à grand pas, et que de nombreux pays sont loin d'appuyer toutes les grandes sociétés faisant pression pour que la brevetabilité logicielle soit ouverte et simplifiée, comme l'Espagne, la Pologne, le Portugal ou encore le Danemark, Richard Stallman continue de plus belle et ne baisse pas les bras.

Se basant sur l'incompréhension de notre élite, pour qui Brevet est un synonyme de Copyright, ce qui n'est évidemment pas le cas, Monsieur Stallman se moque de Patrick Devedjian. Lors d'une discution entre les deux hommes, le ministre français lui a en effet parlé de copyright, tout en prenant en exemple Victor Hugo et son rôle dans l'adoption du copyright (droit d'auteur). Le père de la GPL a donc rebondi sur l'exemple de l'écrivain français. Malgré les points communs entre une oeuvre littéraire et un logiciel, les deux pouvant être tout aussi complexes et détaillés, Richard Stallman a tenté d'expliqué la différence notable entre le fait que le premier soit sous l'effet du copyright, et le second du brevet.

"Supposez que lois sur les brevets aient été appliquées aux romans au 19ème siècle ; supposez que les états tels que la France avaient permis le brevetage des idées littéraires. Comment cela aurait affecté l'écriture de Victor Hugo ? Comment pourrions nous comparer les effets des brevets littéraires avec les effets du copyright littéraire ? Examinez le roman "Les Misérables" écrit par Hugo. Puisqu'il l'a écrit, le copyright appartient uniquement à lui.

Il n'a pas eu à craindre qu'un certain étranger puisse le poursuivre pour infraction de copyright et gagner. C'était impossible, car le copyright couvre uniquement les détails d'un travail d'un auteur, et limite seulement la copie. Hugo n'avait pas copié Les Misérables, ainsi il n'était pas en danger. Les brevets fonctionnent différemment. Ils couvrent des idées -- chaque brevet est un monopole sur la pratique d'une certaine idée, qui est décrite dans le brevet lui-même."


S'ensuivent diverses explications sur les dangers du brevet logiciel que nous connaissons tous, et dont nous avons maintes fois traités dans nos colonnes.

Si vous maîtriser la langue de Shakespeare, n'hésitez pas à lire cet excellent article de Richard Stallman.
Nil Sanyas

Journaliste, éditorialiste, créateur des LIDD, aime les interviews insolites et les tablettes tactiles (malgré leurs défauts). Essentiellement présent sur Google+.

Google+

Publiée le 21/06/2005 à 10:10

Soutenez l'indépendance de Next INpact en devenant Premium

  • Tout le contenu de Next INpact sans pub
  • Et bien plus encore...
;