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Nouvelle fraude : la chasse à l'indemnité chômage...

La nouvelle escroquerie prend part dans le cadre des fraudes, plus communes, de vol d'identités aux Etats-Unis, dont 9 millions de personnes sont victimes chaque année. Ici, la victime de ce nouveau type de cyber-délit est surtout l'Etat américain et son Ministère du travail.

La méthode est simple, et montre comment un pirate peut aisément se faire de l'argent, moyennant juste un haut degré de parasitisme. Après avoir volé l'identité de quelqu'un en se procurant son numéro de sécurité sociale (Social Security Number, crucial aux Etats-Unis), le pirate va soumettre une fausse déclaration de chômage à l'Etat, qui va alors automatiquement lui accorder 400 dollars par semaine pendant 26 semaines, dans le cadre de son programme d'assurance chômage.

Le calcul est tout aussi simple. Il suffit alors de voler 100 numéro de sécurité sociale pour génèrer un pactole de 1,04 million de dollars. Qui disait que le crime ne paie pas ?

Pire encore, le ministère américain du travail (U.S. Department of Labor) semble extrêmement gêné par l'affaire, et peine à en discuter publiquement. Alors que les sociétés de carte de crédit investissent à bloc dans la protection contre les fraudes et vols d'identités, le ministère semble être resté assez naïf, et a tardé à réagir en investissant dans un programme de protection et de détection des fraudes.

Les pirates se sont vite passé le mot. Ils ont compris que frauder le gouvernement était alors dans ce cas bien plus simple que de s'attaquer aux sociétés privées de cartes de crédit. C'est ainsi que le système entier d'attribution de cette courte assurance chômage se trouve littéralement menacé.

Premier résultat de cette fraude, la hausse de la cotisation pour cette assurance chômage, supportée par les entreprises. Les PME ont alors de plus en plus de mal à gérer ces augmentations, et à engager de nouveaux employés.

Alors que les escrocs s'en prennent au système même de solidarité, déjà bien peu développé aux Etats-Unis, les experts commencent tout juste à alarmer le gouvernement du problème, proposant plusieurs solutions de protection, qui existent bel et bien. Mais ces experts conseillent surtout au ministère concerné de commencer par... admettre le problème.

Plus d'informations sur les propositions de solution sur cette page.
Source : News.com
Publiée le 25/06/2005 à 13:44

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