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Mais où sont passés les Mac dans les entreprises ?

Et les neiges d'antan, hein ? Maudits satellites...

Celles et ceux d’entre vous qui travaillent dans une société possédant un réseau ont peut-être eu l’occasion d’aller faire un tour dans la salle des serveurs. Ceux qui se sont approchés de ces machines ont probablement rencontré une quelconque version de Windows (probablement un Windows 2000) ou une distribution Linux (Red Hat et Novell sont bien placés).

Mais où sont donc passées les machines Apple ?

Chez la firme à la pomme, du côté des serveurs, on fait face à l’offre Xserve. Equipée de processeurs G5, la gamme est connue pour ses excellentes performances et ses facilités de mise en œuvre et d’administration. Ces machines peuvent également cohabiter de manière plus que convenable avec des environnements Windows, et ce même en cas de déploiement d’une architecture Active Directory.

Pourtant, quelles que soient les qualités de ces systèmes, on les retrouve finalement assez peu en entreprises. Les raisons sont multiples.

Premièrement, Apple n’a pas la culture d’entreprise que peuvent posséder des firmes telles que Sun, HP et surtout IBM. La société de Steve Jobs est auréolée d’une certaine aura de fournisseur de produits dédiés aux mondes de l’éducation et de la recherche. D’ailleurs, on retrouvera régulièrement les machines Apple dans les universités américaines où elles sont monnaie courante.

Attention toutefois, cela ne signifie en rien que ni ces machines ni même la société Apple en général ne soient prêtes pour de vastes déploiements en entreprises. Mais quand une image vous colle à la peau, il est parfois difficile de s’en détacher. Sun et IBM auront bien plus de chances d’équiper un grand compte qu’Apple, car le nombre de retours utilisateurs est plus vaste, et les décideurs ont ainsi une grande fourchette de comparaison. C’est l’effet boule de neige.

L’autre grande raison est centrée sur le « switch ». Par ce petit mot anglais, on désigne en fait la décision d’abandonner une infrastructure particulière pour se tourner vers la plateforme Mac. Le nombre de cas est cependant plus rare qu’un équipement à neuf au moment de choisir le matériel informatique.

Bien qu’il ne faille remettre en cause ni la puissance des serveurs Xserve ni la puissance de MacOS X en milieu professionnel, Windows est implanté depuis plus longtemps. Et la différence est aussi simple que ça : j’étais là le premier, va t’en. Avec le temps, un écosystème spécifique se développe pour une plateforme particulière. Et ceci est d’autant plus vrai que l’entreprise est grande. Si l’idée d’un switch se pose, la tâche peut se révéler tout simplement impossible de part l’étendue du parc logiciel à changer, s’il existe des équivalents, ce qui n’est pas forcément le cas.

Migrer d’un environnement PC, qu’il s’agisse de Linux ou de Windows, vers un environnement Mac demandera tout de même un coût certain. Il faut avoir surtout des raisons précises de le faire, puisqu'il faudra nécessairement en passer par l’étape de la justification d’une telle dépense auprès de celle ou de celui qui signera le chèque.

Mais Apple connaît ses forces et continue de se focaliser sur les marchés où elle est connue : l’éducation et la recherche. Proche des étudiants, la marque l’est aussi de certaines professions comme les graphistes ou les médecins. Dans le monde de la recherche et de la science en général, Apple peut compter sur un phénomène de cascades car les chercheurs partant fonder d’autres laboratoires ou établissements ne basculeront certainement pas vers le monde PC.

Les futures machines Mac Intel pourraient également jouer un grand rôle dans le taux de pénétration d'Apple dans le monde professionnel en général.
Source : News Factor
Publiée le 20/12/2005 à 16:01

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