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Longhorn : un peu plus proche de la réalité

Avec les mois qui passent, nous parlons toujours et encore de la prochaine version de Windows, pour l'instant uniquement connue sous le nom de code Longhorn. Malgré les rumeurs récentes d'un éventuel report de la date de sortie, rien d'officiel n'a été annoncé. Et ce n'est pas la première fois qu'on entend ce genre de sombre prédiction.

Mais pour Longhorn, il faudra prendre pour argent comptant ce qu'ont répété plusieurs fois des membres de la firme : plutôt que de décaler encore la date de sortie du système, ils enlèveront certaines fonctions. La meilleure preuve ? WinFS, le nouveau système de fichiers prévu initialement pour sortir avec Longhorn Client en 2006. Entre mythe et réalité, avançons un peu...

Cela pourra peut-être paraître puéril à certains, mais je trouve pour ma part qu'il était urgent de réagir. Un article sur Longhorn paru chez l'un de nos confrères a eu le don de me faire tomber les yeux des orbites. Summum du sensationnalisme, l'avancement du projet y est présenté sous un jour relativement..."nouveau".

Le retard de WinFS, la disponibilité d'Avalon et d'Indigo pour Windows XP et 2003 Server et la reprise des bases du noyau NT5.1-2600 (à savoir Windows XP SP2) ne sont pas des catastrophes ni des signes que le projet bat de l'aile. Les fonctions de recherches avancées fonctionneront sans WinFS, Avalon et Indigo pour XP et 2003 Server permettront une migration en douceur (autant que faire se peut) et la reprise des bases du noyau de XP SP2 ne signifie en aucun cas qu'il s'agit d'un XP enrobé.

Entre thèses apocalyptiques, comparaisons faciles et idées reçues, il est toujours impressionnant de constater à quel point ce système a déchaîné certaines passions. Qu'est ce Longhorn ? Le nom de code du prochain Windows, dont la version client doit sortir durant l'été 2006 et la version serveur un an plus tard. Mais soyons logiques : je ne suis pas pro-Microsoft, et on aurait même tendance à m'accuser de l'inverse (haha), mais pensez-vous vraiment que cinq années et plusieurs milliards de dollars n'aboutiront qu'à une surcouche de Windows XP ?

Loin de là, tant la grande majorité du système change en profondeur. Un nouveau système de communication basé sur les Web Services (Indigo), une nouvelle couche de présentation (Avalon), une nouvelle interface (Aero), un nouveau shell (Monad), des droits utilisateurs restreints (LUA), un nouveau modèle de développement (WinFX) ou encore le fameux et tant décrié NGSCB : les nouveautés sont légions, sans même parler de l'architecture de base du système qui est radicalement différente ou encore de la prise en charge des pilotes.

Un des points qui revient le plus souvent quand on parle de Longhorn est sa comparaison avec Tiger, la version 10.4 de MacOS X. Une comparaison facile, mais loin d'être inutile. Beaucoup diront, concernant par exemple l'interface de Longhorn : « ils ont tout pris chez Apple ». Et bien ceux-là auront tout à fait raison. Seulement voilà, Tiger est terminé, Longhorn ne l'est pas, et je ne vais pas prendre beaucoup de risques en disant que Longhorn ira certainement plus loin d'un point de vue visuel. Rappelons au passage pour ceux qui auraient "testé" les copies de Longhorn qui traînent sur Internet qu'il ne s'agit en aucun cas de la véritable interface du système. Celle-ci n'est pas finalisée à l'heure actuelle et ne le sera même pas pour la Beta 1.

Concernant les recherches, autre sujet de comparaison avec Tiger, et bien cela ressemblera encore une fois fortement à l'équivalent sur MacOS X : Spotlight. Constat idiot, mais pas trop : oui la technologie sortira avant sur Mac, mais bon, c'est sur Mac. Nous parlons ici d'apporter ces possibilités sur 95% du parc mondial, et les retombées seront forcément plus importantes. Brièvement : un panneau de recherche rapide vous permettra d'accéder facilement (c'est en tout cas le but) à vos documents. Vous pourrez sauvegarder vos recherches sous la forme de dossiers virtuels, qui seront mis à jour automatiquement au fur et à mesure que de nouveaux documents apparaîtront. Les recherches peuvent se faire par exemple par auteur ou en indiquant un mot contenu par les documents (par exemple : chercher tous les documents contenant "PC INpact"). Il sera de plus possible d'apposer une notation et/ou des mots clés pour retrouver plus facilement telle donnée.



Quid de l'interface ? Rien de nouveau, si ce n'est que la manière dont s'afficheront les éléments sur le bureau, suivant un rendu vectoriel : l'agrandissement d'un objet ne provoquera pas de pixellisation. De même, les documents pourront s'afficher dans l'explorateur comme des répliques miniatures d'eux-mêmes au lieu des icônes standards. Bien que l'interface définitive ne soit pas finalisée, on sait qu'il y aura trois modes :
  • Aero Glass : le maximum de ce que pourra proposer Longhorn. L'interface sera entièrement gérée par la carte graphique et disposera d'une multitude d'effets DirectX 9. Le but, d'après les développeurs de Microsoft, est de rendre l'interface "vivante"
  • Aero : Toujours accélérée par la carte graphique mais avec nettement moins d'effets. Il y a des chances pour que ce soit l'interface la plus utilisée dans un premier temps.
  • Standard : pour redonner à votre Longhorn le look inusité (hum) de Windows 2000
Effets de lumière, de distorsion ou d'affichage progressif, fenêtres transparents et autres effets graphiques réservés aux jeux seront cette fois sur le bureau de votre ordinateur. Cela plaira ou ne plaira pas, mais après tout, c'est loin d'être obligatoire.

Jim Allchin, vice président de Microsoft, l'a clairement annoncé : le but de Longhorn n'est pas simplement d'apporter de nouvelles fonctionnalités : il s'agit avant tout de changer la base. Et malgré les nombreux remaniements, si la date de sortie reste inchangée, c'est que le message est clair : ils continueront à travailler sur le fond du système, quitte éventuellement à couper certaines fonctions. Une approche disons...différente de ce à quoi Microsoft pouvait nous avoir habitués.

Allchin n'a donné aucune précision sur le nombre de déclinaisons qui seront disponibles pour Longhorn, mais le système sera disponible en versions 32 et 64 bits, bien que cette dernière soit probablement disponible quelques mois après la version 32 bits. La Beta 1 est attendue pour début Juillet, mais une pré-version sera distribuée aux développeurs le mois prochain lors du WinHEC. Cette version ne sera pas aussi complète que la Beta 1 mais permettra de se faire une idée de la base accompagnée de ses deux piliers Avalon et Indigo, et surtout une première implémentation de NGSCB.

Puisque nous parlons de sécurité, il s'agit d'un point crucial sur lequel Microsoft travaille comme un forcené, dixit la société. Evidemment, il faudra juger du résultat concret une fois que le système sera entre nos petits doigts boudinés. Redmond's Family ne travaille pas prioritairement sur l'intégration d'un antivirus ou d'un antispyware mais sur le fonctionnement de base. Ainsi, l'utilisateur se verra confié un nombre minimal de droits. En cas de nécessité, le système pourra demander le mot de passe administrateur. De même, Internet Explorer 7.0 ne donnera que des droits minimaux aux sites visités, et si ces derniers veulent communiquer d'une manière ou d'une autre avec le système, la permission sera demandée à l'utilisateur. Il s'agit certes d'un exposé basique qui se déclinera en une multitude de possibilités, mais le fond est là.

Autre énorme objectif de Longhorn : la simplicité. Donner un nouveau sens au Plug'n'play et l'adapter à toutes les utilisations. Faciliter la connexion aux différents réseaux quand vous changez d'endroit avec votre ordinateur portable, vous connecter de manière transparente sans être visible par les autres ordinateurs connectés au Hot spot, un partage simple des ressources comme les fichiers et/ou imprimantes et toujours des facilités de recherches. Vous pourriez par exemple demander la liste de tous les documents Excel présents sur le domaine ou le groupe de travail...

Enfin, concernant la puissance requise, de telles âneries sont apparues sur le web que l'ont pourrait presque en pleurer de rire. Un processeur 6GHz et 2Go de Ram... Oh la la mais comment allons nous faire ? D’autant qu’Intel a annulé le 4GHz et il faudrait un miracle pour être prêts d'ici l'été de l'année prochaine ! Enfin bref, Jim Allchin a précisé qu'il était recommandé de posséder 512Mo de Ram et que les processeurs relativement puissants d'aujourd'hui constitueraient une bonne entrée en la matière. Exemple : un Pentium 4 3GHz.

Simplicité, temps de démarrage réduit, limitation du nombre de redémarrages nécessaires après mise à jour du système, accès rapide à l'information : des défis dont on ne sait trop encore si Microsoft les relèvera complètement. Mais pour tout cela, le vice président est finalement réaliste : "C'est à nous de le prouver"
Publiée le 18/04/2005 à 11:25

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