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Windows Marketplace : Microsoft ne facilite pas les choses

99 dollars par ci, 99 dollars par là...

Il est temps de faire un petit résumé au sujet du Windows Marketplace de Microsoft, qui prendra très prochainement de l’ampleur à la sortie de Windows Mobile 6.5, le mois prochain. Puisque la firme de Redmond a régulièrement critiqué l’App Store d’Apple et sa gestion parfois douteuse des dossiers, fera-t-elle mieux que son concurrent ?

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Le petit développeur passionné va avoir du mal

Ce que l’on peut dire, pour commencer, c'est que les conditions sont drastiques pour les développeurs. Il faut commencer par s’acquitter d’un abonnement de 99 dollars par an. Jusque-là, rien de très surprenant, c’est exactement la même chose à Cupertino. Par contre, pour chaque publication d’une application, le développeur devra repayer 99 dollars. Un investissement lourd, qui ne risque pas de favoriser l’apparition d’applications gratuites alors qu’elles sont légion sur l’App Store. Par contre, et c’est une grosse différence, aucune ponction n’est réalisée sur les paiements des utilisateurs, alors qu’Apple en garde 30 %. À la décharge de Microsoft, les 99 dollars ont été convertis en 75 euros.

Il faut considérer ensuite que Microsoft se prépare à un lancement assez lent. Les conditions sont plus strictes puisque l’éditeur est fermement décidé à raffiner le parc logiciel pour Windows Mobile pour l’arrivée de la version 7 de ce système. À la fin de l’année prochaine en effet, lorsqu’il sera disponible, WM7 devrait exercer un contrôle beaucoup plus fort, à la fois sur le matériel et sur les logiciels, afin que « l’expérience » des utilisateurs soit lisse et relativement uniforme d’un appareil à un autre.

Concurrence avec les services existants et effacement à distance

En attendant, l’actuel Windows Marketplace comporte quelques précisions qui ont provoqué des réactions de colère. Premièrement, et comme chez Google par exemple avec Android, Microsoft dispose d’un bouton de destruction à distance. Cela signifie que si une application est acceptée puis ensuite refusée pour une raison quelconque, l’application pourra être effacée à distance.

 
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Attention toutefois, car il existe au niveau de l’installation des applications une différence majeure vis-à-vis de l’App Store d’Apple. En effet, une application refusée avant ou après sa publication pourra toujours être distribuée autrement, un peu comme aujourd’hui en la téléchargeant et en l’installant manuellement. Côté Apple, l’App Store est la seule source (officielle) permettant d’installer un logiciel.

Autre précision, semblable à ce qui existe sur l’iPhone : tous les logiciels entrant en concurrence directe avec une fonctionnalité de base de Windows Mobile seront refusés. Cela concerne donc la lecture multimédia, l’interface de numérotation, l’envoi et la réception de SMS et MMS. Seront également interdits les programmes GPS, les services de VoIP et les outils de recherche. Le problème est que, a priori, aucun nouveau navigateur ne serait alors installé depuis le Marketplace.

Un certain manque de cohérence à travers les univers mobiles

On se demande d’ailleurs pourquoi les conditions sont aussi strictes d’un côté, alors que la possibilité existe de l’autre de publier son logiciel sur une source tierce pour une installation manuelle. D’autre part, le Windows Marketplace n’a aucun lien avec le Zune Marketplace, ce qui dénote un manque assez fort de cohérence. Si Microsoft veut commencer à unifier ses services, il serait peut-être temps de s’y mettre sérieusement, car l’offre n’aide clairement pas à la visibilité et à la compréhension.

Il faudra ensuite revoir la politique tarifaire du Marketplace, qui ne peut pas attirer un grand nombre de développeurs indépendant. Les 99 dollars annuels auraient été suffisants, mais le fait de repayer 99 dollars pour chaque souscription d’application est assez lourd. De plus, et c’est bien là que la machine se grippe sérieusement, il faudra repayer 99 dollars pour relancer une application rejetée précédemment. Le seul aspect positif que l’on peut y voir est que les développeurs réfléchiront à deux fois avant de proposer un produit ou de publier une mise à jour manquant de tests. Quoi que…

Même si Microsoft propose une période de « grâce » qui permet aux développeurs de ne pas payer les cinq premières souscriptions jusqu’à la fin de l’année, et même si la firme propose un système « Satisfait ou remboursé » pour les achats d’applications pendant 24 heures, il va falloir sérieusement songer à faire du charme aux développeurs pour les faire venir.

Par contre, le Marketplace devrait faire plaisir aux éditeurs déjà bien établis, puisqu’ils gagneront en visibilité.
Vincent Hermann

Rédacteur/journaliste spécialisé dans le logiciel et en particulier les systèmes d'exploitation. Ne se déplace jamais sans son épée.

Publiée le 17/09/2009 à 17:36

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